2017/09: Appartement 24, Gaëlle GUERNALEC-LEVY

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Julie est amoureuse. Immature aussi. Le prince charmant enjôleur, qui l’a séduite par ses attentions et sa douceur, ne tarde pas à montrer son vrai visage, celui d’un amant violent qui entend élever un enfant comme on dresse un chien. Dans le huis-clos de l’appartement 24, Théo, 4 ans, ne peut compter sur personne, pas même sur sa mère, pour le protéger. La voisine du dessous ou l’instituteur comprendront-ils à temps? Les services de protection de l’enfance sauront-ils répondre à l’urgence? Portrait d’une mère fragile et dépassée, Appartement 24 est aussi le récit des difficultés, des atermoiements  et des limites des travailleurs sociaux, contraints de concilier des intérêts parfois antinomiques: celui des parents et celui de l’enfant.

Un récit court (152 pages) mais très intense. Un petit roman lu en trois heures à peine, qu’il est impossible de lâcher tant il ne faut pas lâcher Théo, sait-on si cela l’aiderait… Un petit roman qui fait monter les larmes aux yeux.

Julie est une maman célibataire ayant eu son petit garçon trop jeune (à 19 ans). Encore maintenant, elle est très fragile et immature. Heureusement ses parents veillent. Mais voilà. Julie rencontre David, dont elle tombe éperdument amoureuse et qui vient bien vite s’installer chez elle. Si les débuts sont idylliques, cela va vite changer, et principalement au détriment de Théo…

D’un chapitre à l’autre, nous rencontrons tous les acteurs de cette sombre histoire. L’auteure nous expose leur point de vue, leur comportement mais aussi leurs limites. Un peu comme dans un roman-choral. Et bien sur, la question se pose: et nous? Dans un cas similaire, m’apercevrais-je que quelque chose ne va pas? Et dans ce cas, est-ce que je m’en mêlerais? Viendrais-je en aide à l’enfant (ou la femme) au risque de devoir me confronter à cet homme dangereux? Dans le cas où l’histoire tournerait à la tragédie, comme cela arrive régulièrement, serais-je capable encore de me regarder dans une glace et de vivre avec ce poids sur la conscience?

Un récit sans concession, sombre, franc, direct mais efficace et écrit de façon pudique. Cette histoire-là, si elle est dure et percutante, n’est pas pour autant glauque.

Ames sensibles s’abstenir.

 

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