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2017/13: Ragdoll, Daniel COLE

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Aujourd’hui, je te présente un roman dont la parution en France est prévue pour le 9 mars. aussi je remercie vivement Masse Critique et les Editions Robert Laffont de cette découverte.

L’édition reçue étant une épreuve non corrigée, il n’y a pas de 4ème de couv. Je vais donc te résumer les premières pages (rassures-toi, pas de spoil, il s’agit vraiment des toutes premières pages): Londres, mai 2010. Samantha est juré à un procès très médiatisé qui a débuté 2 mois plus tôt, le procès du Tueur Crématiste. 27 victimes en 27 jours, de jeunes prostituées (14-16 ans), abruties de sédatifs avant d’être brûlées vives. William Oliver Layton-Fawkes, dit Wolf, l’inspecteur ayant arrêté le suspect, a été présent chaque jour de ce procès. L’accusé: Naguib Khalid, musulman d’origine pakistanaise, chauffeur de taxi, la quarantaine. Contre toute attente, l’accusé va être déclaré non coupable des charges retenues contre lui, déclenchant une réaction d’une rare violence de la part de Wolf. 4 ans plus tard, Wolf est appelé sur une scène de crime. Un cadavre mis en scène et composé des morceaux de 6 victimes distinctes. L’un des morceaux, la tête, appartient à Khalid…

Wolf est un homme meurtri. Il a mis toute son énergie à arrêter le Tueur Crématiste et n’a pas supporté le verdict du procès. Alors il a tenté de mettre un terme lui-même aux agissements de Khalid, dont il est persuadé de la culpabilité. Cela lui coutera très cher. C’est un homme brisé que nous retrouvons 4 ans après ce procès, quand s’ouvre cette nouvelle affaire. Pour parvenir à la résoudre et à limiter les dégâts, Wolf sera entouré d’une équipe soudée composée notamment de Simmons, son supérieur, Baxter qui est soutient sans faille, quitte à se mettre en péril. D’ailleurs, Baxter et Wolf sont plus étroitement liés qu’ils n’acceptent de l’admettre. Et puis Edmonds, stagiaire ayant récemment intégré l’unité, et doué d’une formidable intuition.

Tout ce petit monde n’a pas une seconde à perdre. L’horloge tourne, l’heure fatidique approche.

Ce livre est un véritable page-turner. Tout est là. Un rythme effréné, une ambiance glauque à souhait, un scénario parfaitement ficelé et qui fonctionne très bien, de nombreux rebondissements, un suspens qui ne faiblit jamais, la folie au bout des doigts. Pour moi, une lecture vraiment addictive. Très dur de reposer ce livre tellement j’ai été prise dans l’action. Et j’ai eu beau me creuser la tête, je ne me serais pas attendue à cela. Ce thriller, le premier de l’auteur, est une vraie réussite.

Un coup de cœur.


2017/07: Block 46, Johana GUSTAWSSON

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Falkenberg. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme. Londres. Profileuse de renom, Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants. Les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise: trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Etrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie… En Suède, Emily retrouve Alexis Castells, une écrivaine spécialisée dans les tueurs en série. ensemble, elles se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Linnéa aurait dû être présente à cette soirée qui devait sacrer son talent. Mais Linnéa manque à l’appel. Elle n’est pas rentrée de Suède où elle est allée se reposer dans sa maison secondaire. Peu après, le corps d’une femme est retrouvé en Suède, près de la maison de Linnéa, gravement mutilé…

Un roman efficace, dans lequel nous évoluons au gré de deux époques différentes. L’enquête qui se passe en janvier 2014, d’abord. Et nous suivrons en parallèle un déporté, dont nous faisons la connaissance à son arrivée à Buchenwald en juillet 1944. Tu découvriras là ce qu’est le block 46.

Beaucoup de rebondissements. Une problématique bien posée, structurée, bien menée. Un bon premier roman, réussi. Même si on devine une grosse partie de la solution bien avant la fin, un dernier rebondissement nous prend quand même au dépourvu. Voici donc une lecture agréable.

Un bon thriller.

 


2017/05: Méthode 15-33, Shannon KIRK

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Imaginez une jeune fille de seize ans, enceinte et sans défense, que l’on jette dans une camionnette crasseuse. Vous la croyez terrifiée? Bien au contraire, elle n’est pas comme les autres, elle ne ressent aucune empathie. Un handicap qui va devenir une force redoutable: méthodique et calculatrice, elle met au point un plan d’évasion où rien n’est laissé au hasard. Dès les premières minutes de son enlèvement, elle se focalise avec calme et détermination sur deux choses: sauver l’enfant qu’elle porte et se venger. Sa volonté de fer et son ingéniosité seront ses meilleures armes contre la perversité de ses oppresseurs, et il ne lui restera alors plus qu’à attendre le moment idéal pour lancer son attaque.

Quand la proie se transforme en prédateur et en bourreau…

Dès les premiers instants de son enlèvement, elle va tout mémoriser. Elle va être attentive à chaque détail. Elle est intelligente, méthodique, et ne ressent pas les émotions. Rien ne la perturbe. Et une chose est sure, ses ravisseurs n’en viendront pas à bout. Elle ne les laissera pas mener leurs projets à bien.

Une intrigue intéressante, une jeune fille fascinante, dont je ne saurais dire si je l’ai aimée ou pas. Finalement, face à sa détermination, on n’a pas peur pour elle. Enfin pas vraiment. Pas trop. On est plutôt impatient de savoir quelle va être sa vengeance, à force de la « voir » affiner sa stratégie. Pas d’empathie donc pour ce personnage atypique. D’ailleurs sa narration est froide et clinique, comme elle.

Dans l’ensemble, un bon rythme, un style agréable à lire. Ce roman ne sera surement pas dans mon top 10 de l’année, mais il se lit bien et est une découverte sympa.

 


2017/04: Charade, Laurent LOISON

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Le cadavre d’une jeune femme est retrouvé, le visage encore marqué par la douleur de la torture qu’elle a subie. Dans une enveloppe abandonnée sur l’atroce scène de crime, une simple phrase: « Les premiers seront les derniers ». Bientôt ce sont d’autres victimes, d’autres messages… Et un mystère qui reste entier. Pour arrêter ce jeu sordide, le 36 Quai des Orfèvres a missionné le commissaire Florent Bargamont. Le brillant mais glacial enquêteur fait équipe pour la première fois avec une jeune et enthousiaste criminologue, Emmanuelle de Quézac. Malgré les rivalités qui font rage au 36, le duo d’enquêteurs se lance à corps perdu à la poursuite de ce tueur en série aussi terrifiant qu’inhumain.

Tout d’abord, un grand merci à Laurent Loison de ce cadeau. Je participerai plus souvent aux swaps! Merci beaucoup, Laurent, pour votre gentille dédicace.

Charade, donc. Un thriller noir. Très sombre, même glauque. Tout ce que j’aime. Un rythme soutenu, pas de temps mort. Une intrigue bien ficelée, haletante, qui tient en haleine jusqu’au bout. Des crimes odieux, abjectes, dignes des meilleurs romans de Maxime Chattam. Un criminel parfaitement brossé: un pervers narcissique dans ce qu’il a de plus extrême qui ira jusqu’au bout pour détruire son ennemi juré. Des personnages bien travaillés; je les ai tous aimé, que ce soit Barga, Emmanuelle ou Loïc.

J’ai été complètement emportée par cette enquête. Je me suis creusé la tête sur cette cochonnerie de charade… dont on n’a clairement la solution que dans les dernières pages, bien sur. Vraiment je n’aurai jamais trouvé toute seule.

Le seul hic, pour moi: une fin peut être un petit peu rapide. Mais excellente. Dans la droite lignée du reste du récit en somme.

Bref, un coup de cœur. Vivement le second roman…

 


2017/02: 300 mots, Richard MONTANARI

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300 mots. C’est ce que le rédacteur en chef de Nick lui concède pour évoquer une étrange affaire. Une prostituée et son client ont été retrouvés morts. Fait divers apparemment banal, sauf que le client en question est un prêtre. Et qu’il n’est que la première victime  d’un tueur particulièrement pervers. Dans l’ombre, celui-ci observe cinq proies, prêt à faire basculer leur existence bien tranquille. L’une d’entre elles, il le sait, est responsable de la mort vingt ans plus tôt, d’une adolescente lors d’une soirée d’Halloween. Que s’est-il passé ce soir-là? Et laquelle des cinq personnes présentes lors du drame est coupable?

C’est le premier roman de Richard Montanari que je lis, après en avoir entendu beaucoup de bien. Et je n’ai pas été déçue.

Ce roman s’ouvre sur la découverte des cadavres d’un prêtre et d’une prostituée. Nick Stella, journaliste, compte bien utiliser ce fait divers pour se refaire un nom et renflouer son compte en banque. D’autant que le prêtre en question n’est pas un inconnu pour lui. Il doit donc remettre une pige de 300 mots au rédac’ chef qui a accepté de le publier.

Bien sur les choses ne seront pas aussi simples qu’il n’y paraît et le scoop sera tout autre. Surtout Nick risque de ne pas sortir de cette histoire indemne.

Un roman plutôt bien mené et efficace, facile à lire. Un style entrainant, voir même enlevé par passages. D’autres passages par contre sont peut être traités un peu rapidement,  certains sont un peu brouillons quand on suit Nick dans ses pérégrinations.

Dans l’ensemble, une lecture agréable.

 


2016/76: Le doute, SK TREMAYNE

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Lydia et Kirstie sont deux adorables jumelles de 6 ans. Mais Lydia meurt accidentellement. Un an plus tard, Kirstie assure qu’elle est Lydia. Et si c’était vrai? Depuis la mort de Lydia, le couple de Sarah et Angus bat de l’aile, et le comportement de Kirstie est de plus en plus étrange. Pour se donner une nouvelle chance, la famille quitte Londres et part s’installer sur une petite île écossaise dont Angus a hérité. Alors que les intempéries hivernales se déchaînent, la tension monte et le couple se déchire. Que cache Angus? Pourquoi déteste-t-il tant sa femme? Et qui est vraiment Kirstie?

Voici un bon thriller, qui se lit très facilement. La preuve: je l’ai lu dans le week-end (et pourtant nous étions en visite à Paris chez ma sœur et sommes allés visiter le Salon du Cheval…).

L’atmosphère y est lourde, pesante, accablante, écrasante. Qui se détériore au fur et à mesure du livre: secrets, isolement, tension de plus en plus palpable, méfiance, scepticisme, doute, suspicion des parents l’un envers l’autre, paranoïa … Tout monte crescendo jusqu’à l’issue, relativement surprenante. L’auteur utilise à fond l’univers de la gémellité et ses clichés, et en parallèle les affres du deuil qui vont faire s’opposer Sarah et Angus. Nous aurons le doute de l’identité de l’enfant quasiment jusqu’à la fin. C’est très bien mené, le scénario fonctionne parfaitement. Le récit psychologique est bien maîtrisé. Il y a également un soupçon d’ésotérisme qui ne m’a pas déplu, parce qu’il n’est pas lourd. C’est juste saupoudré et ça passe très bien.

Une agréable découverte.

 


2016/72: Six fourmis blanches, Sandrine COLLETTE

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Le mal rôde depuis toujours dans ces montagnes maudites. Matthias le sait, lui « le sacrificateur » chargé d’éloigner les mauvais esprits des villages. Bien sûr, ces superstitions font sourire Lou et ses compagnons, randonneurs impatients d’arpenter les crêtes enneigées. Et pourtant… Egarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de l’un d’entre eux, ils vont voir leurs certitudes se dissoudre, une à une, dans la peur.

Voilà voilà…

Voici un récit qui se construit doucement. Bienvenue en Albanie! Vous ferez la connaissance d’un côté de Matthias, le sacrificateur, qui officie afin qu’hommes et esprits se côtoient en un bon équilibre. Et de l’autre, Lou et ses cinq acolytes, randonneurs amateurs, qui viennent là tester avec un guide local un nouveau parcours dans ces montagnes pour un tour opérateur qui souhaite proposer ce nouveau produit dans son catalogue. Pour citadins en mal de grand air. Pas de chance, la tempête se lève et la montagne se rebelle. Car oui, la montagne et la tempête sont ici des personnages à part entière.

L’action se met en place doucement mais devient pourtant assez vite addictive. J’ai eu du mal à lâcher ce livre avant d’en connaître les derniers rebondissements. Parce qu’il y en a, des rebondissements… Tension et stress montant crescendo, oppression constante due en partie à la rigueur climatique et aux nuages bas, la tempête, tout ça… (mais pas que…). Aussi la peur qui s’installe insidieusement.

J’étais quelque peu déçue en finissant « Un vent de cendres », restant sur ma faim après avoir beaucoup aimé « Des nœuds d’acier ». Je renoue avec l’auteure grâce à celui-ci.