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2018/06: Danse de sang, Frédéric LIVYNS

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Veuve depuis peu, Véronique a l’étrange sensation de toujours ressentir la présence de son époux. En cherchant des réponses à ses questions, elle va libérer un démon aussi ancien que le monde lui même: le Dévoreur. Elle seule peut mettre fin à cette vague de meurtres cruels qui s’abat sur la ville mais le temps lui est compté car, à chaque âme absorbée, le démon devient plus puissant. Un terrifiant thriller fantastique qui nous plonge dans l’univers du vaudou.

Le mari de Véronique décède subitement d’un accident de la circulation. Quelques temps après les funérailles, Véronique remarque des phénomènes étranges et parfaitement inexplicables. Elle commence à croire que son mari est encore là, près d’elle. Elle évoque ses soupçons à sa meilleure amie, qui l’emmène rencontrer un prêtre vaudou. Mais lors de la cérémonie, Véronique va malgré elle déroger aux règles élémentaires de cette pratique et de ce fait libérer l’un des pires démons qui soit: le Dévoreur…

Ce roman est une plongée dans l’univers du vaudou et de ses pires démons. C’est un roman très noir, glauque à souhait. Par différents écrits et films, j’ai découvert le vaudou comme un art de vivre, presque une philosophie. En tout cas, le vaudou recèle un patrimoine, une culture, des traditions bien ancrées. Ici, il dépasse le folklore habituel. Ici, il est présenté plus comme une religion avec ses rites sacrés spécifiques. Les protagonistes en font une pratique plus que sérieuse et en exposent tous les dangers.

Les scènes de meurtres sont …. dégueulasses, ignobles. Même moi, j’ai lâché un « beurk »… C’est dire! Ames sensibles, passez votre chemin, ce récit n’est pas pour vous. Il y règne une atmosphère violente, irrationnelle, surnaturelle parfaitement maîtrisée bien qu’impalpable. L’angoisse et l’horreur montent rapidement pour très vite atteindre des sommets. Les cadavres s’accumulent, les crimes sont d’une cruauté incroyable, il y a des litres d’hémoglobine et des tripes à l’air… C’est juste immonde.

Tout ça pour dire que j’ai adoré ce livre, ça fonctionne parfaitement. Si comme moi tu aimes les histoires très sombres et glauques, ce livre est fait pour toi.

Merci à Frédéric Livyns et aux Editions Lune Ecarlate.

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2017/117: 13 1/2, Nevada BARR

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13 1/2: un juge, douze jurés et même pas une moitié de chance… Minnesota, 1968. Quand Dylan, onze ans, se réveille dans sa maison couvert de sang, il ne se souvient de rien. Pourtant, tout prouve qu’il vient de massacrer ses parents et sa petite sœur à la hache. Seul survivant: Richard, son frère aîné. Dylan est désormais le célèbre « Petit Boucher ».

La Nouvelle-Orléans, 2007. Dans une ville dévastée par l’ouragan Katrina vivent sous le même toit deux frères, Marshall et Danny… en réalité Richard et Dylan. Nouveau départ, nouvelle identité, mais qui est qui? Lorsque Marshall rencontre Polly, mère de deux filles, c’est le coup de foudre. Mais en entrant dans la vie des deux hommes, Polly vient de se jeter avec ses enfants dans la gueule du loup…

Un bon thriller, même si on devine très rapidement les tenants et les aboutissants.

Nous faisons d’abord connaissance avec Polly, 9 ans, qui vit dans un vieux mobil-home insalubre, avec sa mère violente et alcoolique, ainsi que « ses beaux-pères », les compagnons successifs et nombreux de la mère, dont certains ont une fâcheuse tendance à trop loucher sur Polly. Adolescente, elle finit par fuir cette vie de misère. Elle construit sa vie seule, et des années plus tard, elle-même maman de deux fillettes, elle rencontre Marshall, qu’elle épousera, pour le meilleur et pour le pire…

D’autre part, nous entrons dans l’histoire de Dylan. Cet gentil gamin de onze ans a débité ses parents et sa petite sœur à la hache. Il ne reste que Rich, son frère aîné, qui bien que gravement blessé, parvient à l’arrêter. Dylan, qui ne se souvent absolument de rien, sera condamné et envoyer dans une maison de redressement jusqu’à sa majorité, avant d’aller purger le reste de sa peine dans une prison d’état. A Drummond, il va subir les traitements d’un psy qui s’est juré qu’il lui ferait retrouver la mémoire. Il est abruti par les médicaments et ne tient que pour les visites de son frère.

Comme je le disais plus haut, on devine assez vite qui a fait quoi et qui est qui. C’est assez évident. Pour autant, ce roman a un certain nombre de qualités qui rattrapent ce désagrément.

J’ai tout de suite croché au personnage de Polly, et je regrette que l’auteure ne l’ai pas développé un peu plus. quand on la retrouve à l’âge adulte, elle semble hors du temps, à peine palpable. Ce personnage passe vite au second rang, et il y a beaucoup de choses que l’on ne sait pas d’elle. J’ai adoré le personnage de Dylan, il est captivant et attachant. Son parcours et son cheminement sont troublants et fascinants.

Ce roman est bien construit et bien mené. Dans l’ensemble, ça fonctionne plutôt bien. Ne vous attendez pas à un suspens époustouflant mais cela reste un bon moment de lecture.

 


2017/113: 35 mm, Christophe COLLINS

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Un cadavre retrouvé dans la chambre froide d’un restaurant.

Un ancien agent du FBI, brisé par le passé.

Des autorités locales aveuglées par le profit.

Un tueur déterminé.

Vous pensiez avoir tout lu ? Vous vous trompez.

Tout d’abord un grand merci aux Editions Lune Ecarlate pour ce service presse.

Ce roman démarre très fort. Le premier chapitre s’ouvre sur le quotidien d’un jeune garçon qui finit par décapiter son père… Après quoi, nous faisons un bond dans le temps. Nous nous retrouvons à Birdie’s Fall où nous allons faire connaissance avec ses charmants habitants. Et en premier lieu avec Jacky Palmito, gérant du restaurant La Stella Bianca, qui va avoir la surprise de trouver un corps dans sa chambre froide…

D’autant qu’à Birdie’s Fall, il ne se passe jamais rien. Mais rien de rien. Si ce n’est le tournoi annuel de golf qui réunit les puissants de ce monde. Sauf que… Birdie’s Fall va devenir le théâtre d’une tragédie.

Un bon thriller selon moi, qui fonctionne parfaitement. C’est bien noir, l’ambiance est glauque, les meurtres sont réfléchis, il y a du suspens. Le jeu des leurres est parfaitement maîtrisé. Les personnalités et notables de cette petite ville cachent bien leur jeu. Le style est fluide et agréable. Beaucoup de références cinématographiques, et pas des moindres. Je me suis totalement laissée prendre par cette intrigue. Un thriller captivant, très bien mené.

Une agréable découverte.

 


2017/103: Créance de sang, Michael CONNELLY

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Fini les tueurs en série! Terry McCaleb, ex-agent du FBI, a subi une greffe du cœur. Il se repose sur son bateau lorsqu’une inconnue le supplie d’enquêter sur le meurtre de sa sœur. McCaleb refuse, mais elle lui révèle que c’est le cœur de cette dernière qui lui a été greffé. Alors, pour payer sa « créance de sang », il reprend minutieusement l’enquête de police et retrouve la piste d’un tueur à la logique implacable…

Du très bon polar…

Je dois admettre que l’auteur m’a complètement embarquée dans son histoire. J’ai beaucoup aimé le personnage de Terry, formidable d’empathie et d’abnégation.

Lorsque Graciela va lui apprendre que c’est le cœur de sa sœur qui lui a été greffé, il va se sentir bien sur redevable et va donc accepter d’aider la jeune femme à retrouver l’assassin de sa sœur. Grâce à ses anciens contacts professionnels, Terry va obtenir le dossier d’enquête et se plonger dedans. Il va remonter chaque fait, réétudier chaque indice, étudier minutieusement chaque document, demander officieusement des analyses, … Et, après quelques culs de sac, il va trouver la faille… A ses risques et périls.

Ce roman est captivant. Difficile de le lâcher, même si l’on devine aisément certains rebondissements. Le minutieux travail de fourmi de Terry est passionnant. Les personnages sont très bien travaillés et très attachants. L’intrigue est parfaitement menée, chaque miette est exploitée. L’écriture est addictive.

Je remercie très chaleureusement mon ami Alain-Joseph Lomandja de ce précieux cadeau. Ce roman est le premier de l’auteur que je lis, mais assurément pas le dernier.

 


2017/102: Trois, Sarah LOTZ

Jeudi noir sur la planète: quatre avions de ligne viennent de s’écraser aux quatre coins du globe. Troublante coïncidence… D’autant que sur trois des sites, les secouristes découvrent un rescapé. Chaque fois, un enfant. Chaque fois, sa survie tient du miracle. La presse internationale s’empare de l’affaire, il n’est bientôt plus question que des « Trois ». Certains fanatiques religieux voient même en eux l’incarnation des cavaliers de l’Apocalypse, à ce détail près qu’ils devraient être quatre… Dans le même temps, les familles qui ont recueilli les enfants sont confrontés à des évènements étranges. Mais qui sont au juste ces enfants? Et que veulent-ils?

Ce Jeudi Noir, le 12 janvier 2012, vont se produire simultanément quatre crashes aériens. Le vol Maiden Airlines dans les Everglades (Floride), le vol Antonov de Dalu Air au cœur de Khayelitsha (le township le plus peuplé du Cap (Afrique du Sud), le vol Sun Air dans la forêt Aokigahara (Japon) et le vol Go! Go! Airlines en Europe. Trois survivants sont retrouvés, trois enfants sensiblement du même âge: Bobby aux Everglades, Hiro au Japon et Jess en Europe. Les théories vont s’enchaîner, toutes plus farfelues les uns que les autres. Et cela aura des conséquences insoupçonnées sur l’ordre mondial.

Ce roman se présente comme une enquête. Elspeth Martins, journaliste me semble-t-il, sort un livre sur le Jeudi noir et ses conséquences. Ce livre se compose de témoignages de gens touchés de plus ou moins près par ces évènements, familles des victimes et des trois enfants, secouristes intervenus sur les sites, interviews et retranscriptions d’entretiens et d’enregistrements divers. L’histoire se constitue donc à partir d’une myriade de points de vue. Les principaux narrateurs seront Reba (amie de Pam, victime du vol japonais), Len Vorhees (pasteur de Pam), Paul Craddock (oncle de Jess); Lilian Small (grand-mère de Bobby), Chiyoko Kamamoto (cousine de Hiro).

L’intrigue se dessine doucement. Les éléments arrivent peu à peu. Le lecteur les glane ici et là, au fil des interviews, au gré de certaines répétitions. Le puzzle se construit lentement mais surement. Toutes sortes de rumeurs circulent: fabuleux coups de chance pour ces trois enfants, théorie du complot, suicide, théories religieuses, ovni, … Et je dirai que ce choix de construction fonctionne plutôt bien, les informations importantes sont données au compte-goutte, chaque document présenté (et donc chaque narrateur) apporte un petit bout du tableau général. L’idée est intéressante et originale, le style agréable.

Mais autant j’ai bien aimé la construction alambiquée du récit, autant je n’adhère pas à sa conclusion qui me laisse dubitative. Une première bonne impression atténuée par cette conclusion abrupte, étrange et un peu frustrante. Sans cela, ce thriller aurait été excellent.

 


2017/101: La cave, Natasha PRESTON

« Il m’appelle Lilas. Depuis des mois il me garde enfermée dans une cave avec trois autres filles: Rose, Iris et Violette. Nous sommes ses jolies fleurs, sa famille idéale. Nous devons être parfaites, ou il nous tuera. Mais je suis Summer, quoi qu’il en dise. Jamais je ne baisserai les bras. Je sortirai de là. » Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées quatre filles. Avant, Lilas s’appelait Summer. Elle avait des parents, un frère insupportable, des copines, un petit ami. Elle fera tout pour les retrouver. Car contrairement aux autres filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu’à faner et dépérir…

Summer ne s’est pas résignée. Avant que Trèfle l’enlève et ne fasse d’elle Lilas, le dernier membre de sa famille parfaite, elle avait une vie. Des parents, un frère, des amies, un petit copain. Une vie sociale. Une vie normale d’adolescente. Mais voilà, ce soir-là, elle a croisé la route de Trèfle. Maintenant, elle est l’une des occupantes de la cave, avec trois autres jeunes femmes qui, elles, semblent avoir perdu toute velléité d’évasion. Elles savent de quoi Trèfle est capable et ont trop peur pour se révolter. Lilas, elle, refuse de baisser les bras.

C’est un bon thriller jeunesse, mais cela manque de profondeur pour un public plus averti. La fin est à l’image du récit, pas choquante pour un jeune public. Mais elle manque de piquant pour nous autres. Sinon, c’est un roman intéressant. Le récit est raconté en trois temps. D’une part, par Summer (16 ans), par Trèfle, et enfin par Lewis, le petit ami de Summer qui refuse de la considérer comme morte. Le portrait de Trèfle se dessine, l’ampleur de ses problèmes psychologiques, ses comportements obsessionnels, son imprévisibilité, son instabilité autant psychologique qu’émotive, ses raisonnements absurdes et illogiques (sauf pour lui bien sûr).

Une écriture fluide et agréable. Une atmosphère pesante. Un bon roman jeunesse.

 


2017/100: Tant que dure ta colère, Asa LARSSON

Au nord de la Suède, à la fonte des glaces, la cadavre d’une jeune fille remonte à la surface du lac Vittangijärvi. Est-ce son fantôme qui trouble les nuits de la procureure Rebecka Martinsson? Alors que l’enquête réveille d’anciennes rumeurs sur la mystérieuse disparition en 1943 d’un avion allemand dans la région de Kiruna, un tueur rôde, prêt à tout pour que la vérité reste enterrée sous un demi-siècle de neige…

Dès le premier chapitre, on apprend que Wilma et Simon ont été assassinés. On sait donc que le corps de Wilma n’est pas retrouvé là où elle est morte. On devine même très vite le coupable. Par contre, le mobile du crime reste obscur.

Wilma et Simon s’intéressent de trop près à l’Histoire de la région et vont donc payer leur curiosité de leur vie. Pas de grande révélation, pas de twist, mais quand même un récit bien mené et prenant.

Une agréable découverte.