Archives de Tag: Thriller

2017/46: Potens, Ingrid DESJOURS

Club de surdoués ou rassemblement de détraqués? La frontière paraît bien fine pour Garance Hermosa. La psycho-criminologue a infiltré Potens, une confrérie de génies, pour résoudre un crime. Celui de Charlotte, membre du cercle, ébouillantée puis poignardée à mort. Mais Garance joue un jeu dangereux. Ces hauts QI excellent dans l’art de la manipulation, de l’intimidation et du chantage. Et la jeune femme garde en elle certains souvenirs douloureux qui pourraient bien la faire couler à pic. Car au club Potens, l’intelligence est plus affûtée qu’une lame de couteau.

Voici un bon thriller comme je les aime: mené de main de maître par une auteure à la plume acérée, haute tension, rythme soutenu, palpitant à fond… Encore une fois, nous voici plongés dans une histoire sombre, dans un cercle de génies plus pourris les uns que les autres. C’est à qui mènera les autres. Tous assoiffés de pouvoir, rompus aux pratiques douteuses, à la manipulation… Mais peut-on finalement être sûr de qui est le meneur et qui est le mené? Ah ah…

Bref, encore un bon moment de lecture passé avec Ingrid Desjours. J’aime beaucoup sa plume affutée, ses histoires entraînantes. Encore un thriller mené savamment, j’adore!

 


2017/45: Froid mortel, Johan THEORIN

Une école. Un centre de détention psychiatrique. Entre les deux, un couloir souterrain… que les enfants franchissent régulièrement pour rendre visite à leur parent interné. Jan Hauger, qui a été embauché dans ce dispositif expérimental étroitement surveillé, ne rate pas une occasion d’être leur accompagnateur. Mais que cherche-t-il? Et que se passe-t-il réellement dans les sous-sols obscurs et labyrinthiques de la clinique? Virtuose des climats troubles et envoûtants, Johan Theorin remonte le fil d’un passé lourd de secrets. Un polar sombre, machiavélique et implacable, par un des maîtres du suspens scandinaves.

Jan est engagé pour travailler dans une maternelle jouxtant un asile psychiatrique. En effet, cette école accueille des enfants dont l’un des parents est interné dans l’établissement de haute sécurité. Les enfants et leur accompagnateur utilisent un passage souterrain pour rejoindre l’asile et aller visiter leur parents. Autour d’eux, une équipe pédagogique soudée. Mais on ne connaît de ses collègues que ce qu’ils veulent bien dévoiler. Ce travail va replonger Jan dans son passé et le pousser à tenter l’impensable.

Un thriller bien mené, peut être un peu lent au départ avant de vraiment réussir à crocher au personnage de Jan et à son histoire, à ses aspirations, ses espoirs, ses déceptions. Un style un peu scolaire à mon goût (ou bien est-ce un petit soucis de traduction) mais qui n’enlève rien aux qualités de ce livre.

Des longueurs donc par moments, un rythme lent qui s’accélère sur la fin, mais un peu trop tard je pense. Cela reste cependant un bon moment de lecture et une agréable découverte.

 


2017/43: Sous surveillance, Dorothée LIZION

Valène Daran, 20 ans, intelligente, promise à une grande carrière de journalisme, doit se faire régulièrement des injections d’héroïne pour supporter d’atroces céphalées. Les plus grands spécialistes restent démunis face à son mal. Elle s’interroge, tiraillée entre l’envie d’en finir et celle de vivre à tout prix. Pourquoi son comportement, parfois, apparaît-il si étrange aux yeux de ses amis? Pourquoi voit-elle des choses que les autres ne voient pas? Pourquoi tout à coup un grand ponte de la chirurgie s’intéresse-t-il à son cas? Pourquoi ce capitaine de gendarmerie, Yahmose Boileau, qui enquête sur des suicides aussi cruels qu’absurdes, croise-t-il si souvent son chemin? Au fond, que cache cette douleur? La vérité, avec son lot d’électrochocs, tombera fatalement…

Voilà un roman intéressant, d’une auteure croisée au salon Epoque de Caen et au salon Bloody Fleury en début d’année.

Voici donc un scénario original. L’idée est très bonne et parfaitement développée et exploitée. Un roman qui renouvelle et dépoussière un peu le genre.

Un style agréable, un rythme soutenu, ce qu’il faut de suspens et de rebondissements. Un roman efficace et trouble, parfaitement mené.

Une très agréable découverte.

 


2017/42: Monster, Patrick BAUWEN

Mon nom est Paul Becker. Je suis médecin. Je vis dans une petite ville, en Floride. J’ai une femme, un fils, un boulot que j’aime. Une existence ordinaire. Jusqu’au jour où je découvre un téléphone portable. Un patient l’a perdu pendant une consultation. Un homme étrange. Dangereux. Soudain, ce téléphone sonne. Et ma vie bascule. Complots. Meurtres. Disparitions. Toutes mes certitudes vont s’effondrer. Pourquoi je vous raconte tout ça? C’est très simple… Votre vie va basculer aussi.

Quand son ami flic lui amène un « client » pour une petite retouche suite à son arrestation un peu musclée, Paul accepte de lui rendre service. Après leur départ, il va retrouver un téléphone portable, tombé par inadvertance, et très certainement la propriété de l’homme qu’il vient de soigner. Quand ce téléphone sonne, Paul décroche. Il n’aurait pas dû. Toute curiosité n’est pas bonne…

Un roman efficace et au rythme rapide. Une écriture fluide et entrainante. Une histoire sombre, malsaine mais sans surenchère.

Une bonne lecture donc et une agréable découverte.

 

 


2017/41: Duelle, Barbara ABEL

Abandonnée par sa mère à la naissance, Lucy a néanmoins vécu une enfance heureuse au sein de sa famille d’adoption. Aujourd’hui, elle mène une existence sans histoire entre son mari et leurs deux enfants. Jusqu’au jour où l’équipe de « Devine qui est là? » – une émission de télé-réalité qui propose de réunir ceux que la vie a séparés – frappe à sa porte. Comprenant que quelqu’un cherche à la retrouver, Lucy est persuadée qu’il s’agit de sa mère biologique. Elle a quinze jours pour se préparer à cette rencontre. Quinze jours d’excitation, d’angoisse et d’appréhension. Mais peu à peu, la jeune femme n’est plus sûre de rien… Et s’il s’agissait de quelqu’un d’autre? La rencontre aura bien lieu, surprenante, inattendue, qui fera éclater un bouleversant secret, conduisant Lucy aux confins de l’enfer.

Si tu viens ici de temps en temps, tu sais déjà que j’aime beaucoup les romans de Barbara Abel. Celui-ci ne déroge pas à la règle.

Comme toujours, le style est fluide et l’imagination diabolique. Le suspens est latent, les rebondissements multiples. L’histoire est menée de main de maître, mais tout est amené doucement, sans brusquer le lecteur. Qui va pourtant être retourné…

Tout sépare Lucy et Angèle, et pourtant tout les lie. Elles seront bientôt indissociables, et inéluctablement, elles vont partager bien plus que prévu.

J’adore!

 


2017/37: La compassion du Diable, Fabio M. MITCHELLI

Blake fuyait la solitude, mais elle le rattrapait toujours, l’écrasait, l’étouffait. La seule façon de lutter, c’était de garder à tout jamais avec lui, en lui, les chairs de ses victimes…

Deux flics, un tueur. Des corps horriblement torturés. Deux enquêteurs, le cannibale de Cleveland, une traque sans relâche… et vous. Vous et le diable. Plongez dans les secrets d’une âme criminelle dès le ventre de la mère. Dans la matrice du mal, tout au fond de l’enfer. Inspiré du parcours sanglant du serial killer américain Jeffrey Dahmer, La compassion du diable est un thriller à la mécanique implacable.

Un roman très bien écrit qui se dévore. Des chapitres courts qui donnent un rythme soutenu. Une ambiance très sombre parfaitement maîtrisée.

Une bonne découverte que ce roman. Un auteur à suivre.

 


2017/36: Mr Mercedes, Stephen KING

Foncer sur une foule dans sa SL500 12 cylindres: le moment le plus grisant de la vie de Mr Mercedes. Et le carnage lui a tellement plu qu’il n’a qu’une envie: recommencer. Au plus vite…

C’est avec plaisir que je retrouve l’auteur fétiche de mon adolescence.

Mais je reste un peu sur ma faim cette fois-ci. Point de fantastique ici, mais une enquête qui, si elle n’est pas désagréable à lire, ne sort pas non plus vraiment du lot. Il n’y a pas ici ce suspens et cette angoisse latents qu’il a si bien su distiller dans ses précédents romans.

Cependant, cela reste un bon moment de lecture. Ses personnages sont plutôt sympathiques et bien brossés. Ca, Stephen King sait très bien le faire. Les références à ses propres romans m’ont amusée. Par contre, la résonnance du thème développé avec les évènements tragiques qui émaillent l’actualité ces deux dernières années m’a un peu refroidie, je dois l’avouer.