Archives de Tag: Thriller

2018/53: Don’t save me, Yan ROBEL

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Je n’aurais jamais pensé qu’une telle fin puisse arriver… Lorsque je l’ai vu tomber, je crois que mon cœur a partagé sa chute. Ces dernières semaines se sont écoulées si vite, que je n’ai pas eu le temps de réaliser à quel point ma vie était en train de changer.
Je m’en veux d’avoir échoué ; d’avoir fait les mauvais choix… Mais comment aurais-je pu sentir le psychopathe qui sommeillait en lui ? Un doute impossible quand il s’agit de votre meilleur ami.
« Ne me sauve pas. » C’est le message que son âme murmurait à la mienne. Je m’en rends compte, maintenant…

D’abord, il y a Ryan, flic à Valem, très investi dans sa mission, honnête et droit. Il vit dans le quartier populaire de la ville. Il a bien vécu quelques aventures amoureuses, mais il est à présent célibataire, parce qu’amoureux depuis des années de son meilleur ami. Ryan est jeune homme déterminé mais qui manque cruellement de confiance en lui.

Ensuite donc, il y a le meilleur ami, Zack. Trader, il vit avec Sierra dans les quartiers chics. Il est hyper sociable et décomplexé. Très sur de lui, beau gosse, belle allure, un peu arrogant. Il a tout du people. Jusqu’à sa rupture avec Sierra, où tout bascule pour lui. Il quitte son travail et sombre dans la dépression. Alors Ryan l’accueille chez lui et tente de lui faire remonter la pente.

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2018/42: La nuit de l’ogre, Patrick BAUWEN

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La mort est un art.
Vous en êtes le spectateur.
Et vous pourriez être sa prochaine victime.

Des sous-sols de Paris aux recoins obscurs des facultés de médecine, Chris Kovak, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin.  Après Le Jour du chien, Prix polar 2017, Patrick Bauwen signe un thriller aussi effroyable que maitrisé.

Je n’ai pas encore lu Le jour du chien, qui met déjà en scène Chris Kovak et le Chien, et dont La nuit de l’ogre est la suite; il se peut donc que certains détails m’aient échappé.

Alors voilà le tout début de ce roman:

Chris Kovak, médecin urgentiste, termine sa nuit de garde. Il est 6 h du matin et le service est calme. Willy, l’infirmier en charge du tri des patients, feuillette un magazine en écoutant de la musique. Greta Van Grenn, la surveillante générale, renvoie Kovak chez lui, lui reprochant de cumuler bien trop d’heures de présence. Alors qu’il s’apprête à partir, au volant de sa voiture, une jeune femme frappe à sa vitre et s’invite dans l’habitacle sans attendre de réponse. Kovak finit par accepter de lui venir en aide et de l’emmener. Finalement, à un feu rouge, elle quitte précipitamment la voiture et s’engouffre dans le métro, abandonnant son sac à dos dans la voiture. Kovak remarque des taches sur le sac et l’ouvre. Il y découvre des vêtements maculés de sang et une tête humaine dans un bocal de formol. Peu après, un corps est découvert dans le métro, mutilé et grignoté par les rats. La victime est encore en vie…

Sacré roman… Un très bon thriller, un page-turner pour moi. Une lecture addictive, impossible de lâcher ce roman. C’est bien évidemment un roman très sombre, plein de rebondissements; pas le temps de s’ennuyer… Le rythme est soutenu, enlevé. Bien sur, c’est glauque, le thème principal étant la mort, à la fois répugnante, écoeurante, effroyable, terrifiante, mais pourtant troublante, déroutante, fascinante.

L’angoisse est tangible, la montée du stress manifeste. Tout y contribue: disparitions, êtres de l’ombre, la découverte pour le moins troublante d’une étudiante en médecine, confréries étudiantes, … J’ai complètement croché sur le personnage de Novak qui est impulsif, imprévisible et captivant. Sur celui de Justine aussi; la présence puis l’absence de la jeune femme la rendent énigmatique.

Je ne peux pas vanter plus ce livre sans spoiler, je vais donc m’arrêter là. Juste, vu la fin, j’espère qu’il y aura un troisième volet…

Et merci à Babelio et aux Editions Albin Michel pour l’envoi de ce très bon service presse.

 


2018/39: En douce, Marin LEDUN

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Sud de la France. Un homme est enfermé dans un hangar isolé. Après l’avoir séduit, sa geôlière, Emilie, lui tire une balle à bout portant. Il peut hurler, elle vit seule dans son chenil, au milieu de nulle part. Elle lui apprend que, cinq ans plus tôt, alors jeune infirmière, elle a été victime d’un chauffard. L’accident lui a coûté une jambe. Le destin s’acharne. La colère d’Emilie devient aussi puissante que sa soif de vengeance. En douce est un roman dévastateur, où l’injustice se heurte à la force de vie d’une héroïne lumineuse.

Emilie est victime d’un accident de la route. Elle y survit mais perd une jambe. Elle devient dépressive et perd tout petit à petit: son travail, ses amis et relations dont elle s’éloigne, sa vie… Elle trouve un emploi dans un chenil de la région. Bientôt, elle s’y installe, dans un vieux mobil-home. Là, elle rumine: tout ce qu’elle a perdu, les échecs successifs, les espoirs évanouis, et la haine… La soif de vengeance…

Alors elle se lance à la recherche du chauffard qui lui a tout pris. Et elle finit par le retrouver. Simon Diez. Elle l’observe longtemps, le séduit, l’emmène au chenil. Là, elle lui tire une balle dans la cuisse et le séquestre.

Le récit alterne les scènes du présent (la rage d’Emilie, le calvaire de Simon) et des scènes du passé d’Emilie qui nous éclairent sur son histoire et sa descente aux enfers. La montée de la colère d’Emilie, à mesure qu’elle pers sa confiance en elle, son estime d’elle-même. La descente inouïe et spectaculaire dans l’abîme que devient sa vie. La vitesse à laquelle elle devient une marginale.

Les personnages sont complexes, surtout Emilie qui est un flot de contradictions. Ce thriller dépeint une histoire sociale sombre: la marginalisation, la détresse sociale et affective, le poids du handicap. Un portrait sans concession d’une société trop égoïste, de deux personnages subissant leur vie.

Un très bon thriller, très efficace.


2018/34: Claustria, Régis JAUFFRET

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28 avril 2008, dans une petite ville d’Autriche, une mère sort avec trois de ses enfants d’une cave où elle a vécu dans une claustration absolue durant 24 années. Violée par son père, elle les a mis au monde dans cette prison sans fenêtre. Sur place, l’auteur a découvert de nouveaux éléments qui remettent en cause l’enquête de police. Claustria est le roman de cette histoire unique.

Ce roman s’inspire d’un sordide fait divers. Rappel des faits: L’affaire Fritzl est un cas d’inceste découvert durant la fin du mois d’avril 2008 à Amstetten, en Autriche. A 42 ans, Elisabeth Fritzl déclare qu’elle a été emprisonnée, violée et physiquement agressée par son père, Joseph Fritzl, pendant 24 ans. Il l’a séquestrée dans une cave insonorisée creusée dans le sous-sol de sa maison. Quatrième née de sa fratrie (Joseph Fritzl et son épouse Rosemarie ont eu 7 enfants), elle donne naissance elle-même à 7 enfants durant sa captivité. Trois sont séquestrés avec leur mère (Kerstin, Stephan, Félix), un décède peu après sa naissance et les trois autres sont adoptés par Joseph Fritzl et son épouse (Alex, Monika, Lisa). Il soutiendra toutes ces années que Elisabeth ayant rejoint une secte, elle aurait déposé les enfants devant sa porte avec un mot.

Ce thriller s’apparente à une enquête. C’est un roman journalistique, tant il est crédible. L’auteur conserve à Joseph Fritzl son nom car il est le seul personnage de ce roman auquel il n’a rien changé. Tous les autres ont leur nom modifié puisque Régis Jauffret leur prête des réactions, des sentiments qui auraient pu être les leurs certes, mais qui ne sont que le fruit de ses recherches, de son interprétation, de son imagination.

Joseph Fritzl commence à violer sa fille quand elle a 11 ans. Il la séquestre à ses 18 ans. Angelika et ses enfants vivent en parallèle avec la « famille du haut ». La seule chose qui rythme ce temps incommensurable est un vieux poste de télé. Dans cette cave, les protagonistes vivent dans une autre dimension, qui finit par ne plus rien avoir en commun avec la vie « normale », d’un point de vue moral, éthique. Les situations décrites par l’auteur sont reproduites sur la réalité (même si la vie dans la cave est imaginée), comme l’arbre de Noël par exemple ou le journal tenu par Angelika. Un quotidien s’est mis en place dans cette cave.

Jauffret s’est déplacé pour suivre le procès de Josef Fritzl. Il est allé voir cette cave. Il retranscrit ce temps en dehors du monde, dans l’obscurité, l’odeur pestilentielle qui l’agresse, le manque soudain d’air, la suffocation, les rats qui ont envahi l’espace, la peur panique qui le gagne… Toute l’horreur de la claustration. Provoquée par un homme ordinaire, quelconque.

Un roman dérangeant et efficace. Quelques longueurs, mais qui rendent compte de 24 années d’enfermement. De la routine qui prend le pas sur l’horreur. Au bout de tant d’années, il ne s’agit plus d’un drame pour ses protagonistes, mais d’un quotidien comme un autre, avec ses codes.

 


2018/31: Où que tu sois, Juliette DIERCKENS

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Lucie Ducairne est hantée par ses souvenirs. Dans ses rêves, elle revoit inlassablement sa coéquipière Alicia tomber du haut d’un immeuble arrageois alors qu’elles pourchassaient toutes deux le Faucheur, un tueur en série d’une cruauté inégalée. Le meurtrier s’attaquait à de jolies femmes aux yeux clairs, les obligeant à se maquiller avant de les torturer et de les égorger. Un temps tranquille, le voilà qui assassine à nouveau. Lucie reprend l’affaire avec l’aide du lieutenant Luc Martin. Obnubilée par sa vengeance, elle laisse peu à peu son collègue pénétrer son monde de douleur. Et comprend bientôt que c’est avec elle que le Faucheur veut jouer.

Alors qu’elles pourchassent le Faucheur, un tueur en série qui viole, torture et égorge ses victimes une fois par an, celui-ci jette Alicia du haut de l’immeuble sur lequel elle l’a suivi. Lucie tente en vain de la sauver, mais Alicia lâche sa main et s’écrase sur le trottoir en contrebas. Cette vision ne cessera de hanter Lucie, qui ne parvient pas à se remettre de la perte de sa coéquipière et amie.

Mais voilà, après une période de silence, le Faucheur revient. Et cette fois-ci, ce n’est pas une fois par an qu’il tue, mais tous les deux jours… Lucie et son nouveau coéquipier, Luc, vont se lancer à sa poursuite. Pour arrêter le Faucheur, Lucie devra aller au bout d’elle-même…

Lucie est prisonnière de son terrible passé et ne parvient pas à s’extraire de sa douleur et de sa culpabilité. Lucie est foncièrement intègre, mais elle a ses failles. D’ailleurs, chacun des personnages de ce roman est à double tranchant. Les personnages honnêtes en quête de justice ont leur part d’obscurité. A l’inverse, les monstres ont aussi leurs failles, des blessures béantes desquelles découle parfois une part de bienveillance. C’est là toute la difficulté: situer la frontière entre bien et mal. A partir de quel moment doit-on se considérer comme un bourreau? Parce que si pour certains, c’est très clair, pour d’autres en revanche, la frontière est nettement moins évidente.

Un premier thriller plutôt bon même si j’ai quelques bémols. Je regrette que la première partie soit aussi courte. J’aurais aimé que certains passages soient plus développés. Quant à le seconde partie, bien que le suspens soit là, il y a des passages un peu brouillons où on ne sait plus trop ce que fait Lucie ni pourquoi.

En bref, c’est un premier roman plutôt réussi. La fin de ce roman étant ouverte, j’espère qu’un second volume apportera des éclaircissements sur les réactions de Lucie. Et aussi sur le parcours de Damien, dont finalement on ne sait pas grand chose.  Je ne regrette absolument pas de m’être arrêtée au stand Polars en Nord  du SLP 2018: un roman court (142 pages) lu en quelques heures, c’est en soit un compliment et un encouragement à poursuivre…

A très vite j’espère, Juliette.

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2018/30: L’abbaye blanche, Laurent MALOT

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A Nantua, dans le Jura, Mathieu Gange élève seul sa fille de six ans. sa femme a disparu depuis plusieurs mois sans donner d’explication. Flic intègre, il fait ce qu’il peut pour assurer sa mission, quand soudain la violence s’abat sur ce coin du monde où il ne se presque jamais rien. Deux hommes sans lien apparent sont assassinés coup sur coup, puis on retrouve un cadavre mutilé dans la forêt. A mesure qu’il démêle les fils, Gange est entraîné dans une enquête dont les enjeux le dépassent. Notables véreux, secte, affaire d’Etat: le cocktail est explosif. Mais Gange ne peut pas renoncer. La disparition de sa femme n’est peut-être pas innocente…

Je vais commencer sur un bémol: Laurent Malot est scénariste et ça se ressent. Une partie de ce roman est très visuelle. Pour le coup, dans le roman, ces scènes paraissent abracadabrantes.

Cependant, j’ai adoré le personnage de Gange et ses contradictions. Cela dit, on a une bonne idée du pourquoi de la fuite de sa femme… Le personnage d’Etienne apparaît peu, c’est dommage, je pense qu’il y aurait eu quelque chose à en tirer. Là, il apparaît en filigrane et sa psychologie est superficielle, on ne sait pas grand chose de lui. Les personnages féminins en revanche ont une place prépondérante. Il est dommage qu’ils soient un peu caricaturaux.

Ce thriller est plutôt bon, et l’idée de départ m’a plu. L’écriture est fluide et agréable. La construction de ce roman fonctionne, je ne me suis pas ennuyée. Les petits arrangements entre notables et les trafics des gros poissons énervent bien sur. Manipulations sectaires, pressions politiques, justice aveugle, et au milieu de tout ça un flic à la vie personnelle compliquée, une journaliste qui n’a pas froid au yeux et une juge prête à se battre pour ses convictions vont se retrouver écrasés par cette machine infernale contre laquelle ils ne pèsent pas lourd…

Le dénouement est un peu tiré par les cheveux et aurait plutôt sa place dans une série TV ou au cinéma, comme je le disais plus haut. Dans ce petit coin du Jura, ça détonne!


2018/29: Qui je suis, Mindy MEJIA

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Hattie Hoffman a passé sa vie à jouer de nombreux rôles: la bonne élève, la bonne fille, la bonne petite amie? Mais Hattie rêve d’autre chose, d’une expérience plus intense… et qui se révèle extrêmement périlleuse. Lorsque son corps sauvagement poignardé est découvert, une redoutable onde de choc traverse la ville de Pine Valley. Très vite, il apparaît que Hattie entretenait une relation secrète, hautement compromettante et potentiellement explosive. Quelqu’un d’autre était-il au courant? Et jusqu’où cette personne était-elle prête à aller pour mettre fin à cette relation? Le petit ami de Hattie semble désespéré par sa mort. Son amour profond serait-il devenu une obsession? Ou l’intrépide Hattie s’est-elle simplement retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment? Suggestif et tranchant, ce roman examine la frontière entre l’innocence et a culpabilité, l’identité et la duperie. L’amour conduit-il à la découverte de soi… ou à la destruction?

Hattie est lycéenne. Hattie est une jeune fille de bonne famille, irréprochable. Hattie fait du théâtre et elle est douée. D’ailleurs elle rêve d’aller jouer à Broadway. Hattie est la petite amie de Tommy; ils forment un couple sans heurts.

Mais voilà, au lendemain de la représentation de Macbeth au lycée, le corps de Hattie, défiguré, est retrouvé dans une grange abandonnée des environs. Bien sur, nombre de questions se posent, d’autant que Pine Valley est une petite très calme où il ne se passe jamais rien… Que faisait donc Hattie dans cette grange? Y est-elle venue de son plein gré? Si oui, pourquoi, ou pour qui? Et surtout, qui pouvait bien en vouloir à Hattie au point de la tuer? A moins qu’elle ait assisté par hasard à une scène qu’elle n’aurait pas dû voir?

L’enquête va révéler beaucoup de choses, des secrets jalousement gardés. Et surtout, la personnalité de Hattie, finalement pas si angélique qu’elle le paraissait…

Si l’intrigue est somme toute assez classique, la construction du récit est bonne et fonctionne parfaitement. Le récit est mené de trois points de vue: celui de Hattie, celui de Del, shérif et ami du père de Hattie, et celui de Peter, professeur d’anglais fraîchement nommé à Pine Valley. En effet, Mary et Peter sont venus s’installer là pour s’occuper de la mère de Mary, âgée et malade. Ca manque un peu de suspens mais j’ai pourtant hésité entre deux coupables possibles jusqu’à la fin.

Ce récit soulève quelques questions plus profondes: jusqu’à quel point est-on innocent? Est-on innocent si l’on a pas physiquement tué la victime? Est-on coupable si l’on a contribué au déroulement des évènements ayant mené au crime? La frontière entre innocence et culpabilité peut être très mince, comme celle entre victime et bourreau. Peut-on être à la fois victime et bourreau?

De même, la jeune lycéenne, débordante d’ambition, est un personnage trouble. De prime abord, on lui ferait totalement confiance. Pourtant, Hattie cache sa part d’ombre. Intelligente, vive, mais aussi manipulatrice, sans scrupules ni compassion. Dans quelle mesure un parent connaît-il son enfant? De quoi est-on capable par désir? Jusqu’ou peut nous mener une passion?

Entre thriller et polar, un bon roman. Un chaleureux merci à Babelio et aux Editions Mazarine.