Archives de Tag: Thriller psychologique

2018/65: Ne dis rien à papa, François-Xavier DILLARD

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Quatre jours et quatre nuits se sont écoulés avant que la police ne retrouve la victime dans cette ferme isolée. Quatre jours et quatre nuits de cauchemars, de douleurs et de souffrances, peuplés de cris et de visions imaginaires en face de ce jardin dans lequel elle avait été enterrée vivante.

Sur un autre continent, loin de cet enfer, Fanny vit avec son mari et leurs jumeaux. Leur existence bien réglée serait parfaite si elle ne percevait pas, au travers des affrontements qui éclatent sans cesse entre ses enfants, chez l’un, une propension à la mélancolie, et, chez l’autre, un véritable penchant pour le mal. Chaque jour elle se dit qu’elle ne pourra plus supporter une nouvelle crise de violence, ces cris qui la replongent au cœur d’images qu’elle voudrait tant oublier… A n’importe quel prix… Et lorsqu’un nouveau voisin s’installe dans la grande maison, elle souhaite offrir le portrait d’une famille parfaite. Mais chaque famille a son secret et le sien est le plus terrible qui puisse exister.

J’ai découvert François-Xavier DILLARD avec Fais-le pour Maman que j’avais beaucoup aimé. Celui-ci est tout aussi savoureux. Cette fois, c’est la couverture qui m’a fait de l’œil, avant même de voir le nom de l’auteur.

On va parler famille, résilience, traumatismes, apparences, culpabilité, pardon, …

Les personnages sont très bien campés, le rythme est enlevé, la narration en puzzle. Ca fonctionne parfaitement. Ce thriller psychologique est absolument noir et oppressant. On mesure ici le poids de l’histoire familiale et celui de l’héritage génétique… On est confrontés à ce que l’instinct maternel peut avoir de plus sombre, de plus redoutable, de plus dément, de plus fascinant.

C’est pour moi une écriture addictive. Quand tu ouvres un de ses livres, tu ne peux plus le refermer.

J’adore!

 

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2018/05: Derrière les portes, B.A. PARIS

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Jack est un homme charmant, un avocat brillant et un époux attentionné. Grace est une femme élégante, une maîtresse de maison talentueuse. Mais pourquoi ne la voit-on jamais sans son mari? Parfois, un mariage parfait cache un mensonge parfait. Et vous, connaissez-vous vraiment vos amis?

Voilà: Jack est un brillant avocat, habile défenseur des femmes battues, qui n’a jamais connu l’échec. Pour ne rien gâcher, il est aussi bel homme. Un dimanche, Jack rencontre Grace et sa sœur trisomique, Millie. Jack va courtiser Grace, qui va rapidement tomber sous son charme. Et puis, il la demande en mariage, après quelques mois seulement de relation. Grace accepte, trop heureuse que l’idée de devoir assumer Millie à sa majorité ne l’ai pas fait fuir. Grace aurait-elle rencontré l’homme parfait?

Ce thriller psychologique m’a complètement embarquée et m’a tenue en haleine jusqu’au bout. Si vous n’y trouverez pas un rythme effréné, la montée de la tension est palpable et très bien maîtrisée. Le stress, l’angoisse s’installent doucement pour mieux se refermer sur nous.

Car ce couple si parfait cache un lourd secret. Leurs connaissances les considèrent avec envie: maison magnifique, entente idyllique. Grace est un vrai cordon bleu. C’est une femme charmante et attentionnée. On ne la voit jamais sans son mari. Leur vie semble minutieusement calculée, les détails sont soignés, les soirées chez eux rigoureusement préparées. Pourtant, leur attitude n’interpelle personne. Seule Esther tique devant cette surprenante perfection.

Le récit est mené par Grace. Elle raconte son histoire en alternant des moments de sa vie aujourd’hui, et des chapitres de son passé qui vont nous montrer comment Jack a construit leur vie. C’est un vrai page-turner. C’est une histoire sombre et glaçante. J’ai tour à tour ressenti désarroi, consternation, confusion, effroi, découragement et espoir parfois quand même.

Un bon thriller.


2017/19: L’apparence de la chair, Gilles CAILLOT

Pour le capitaine de police Sylvie Branetti, la vie s’est arrêtée il y a quinze ans, lorsque le tueur qu’elle poursuivait a enlevé sa fille Lila avant de disparaître. après un passage obligé en hôpital psychiatrique et des séances régulières de psychothérapie et d’hypnose, elle se raccroche à un seul objectif: savoir ce qui est arrivé à Lila. La découverte d’un cadavre mutilé, arborant la même signature que celle du monstre qu’elle a croisé par le passé, la propulse à nouveau dans l’horreur. Mais elle a cette fois une espérance: connaître enfin la vérité: Accompagnée de Paul Bénito, son ancien amant, elle veut suivre avec acharnement  les traces laissées par le bourreau et mène une enquête aux confins de la réalité, un parcours peuplé de rêves étranges qui la submergent de plus en plus. Où cela pourra-t-il finir? Et si tout n’était qu’apparence? Bienvenue dans le chaos.

Il m’est difficile de parler de ce livre en arrivant à ne rien dévoiler de l’intrigue, tant tout est enchevêtré et lié. Du coup cette chronique va être plutôt courte. Toute tentative d’explication risquerait de spoiler l’histoire. Je vais donc m’abstenir et te laisser méditer sur le 4ème de couv.

Je peux te dire que ce thriller haletant, sans une minute de calme tant le suspens et la pression sont latents, est surprenant. L’histoire pourra paraître décousue à certains moments, mais tout finira par trouver son explication. Déconcertante, l’explication. Vraiment.

Un thriller au rythme soutenu, efficace. Un tueur sadique. Une flic torturée, c’est le moins que l’on puisse dire, poursuivie par un passé qu’elle n’a pas surmonté. Une ambiance sombre et bien glauque. Bref, tout est là pour faire un bon thriller, et le pari est gagné.

C’est le premier roman de l’auteur que je lis, mais surement pas le dernier.

 


2016/59: Régis, James OSMONT

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Régis aime la littérature et l’automne, les décibels et l’errance. Il n’a pas choisi le mal qui le ronge. Vivant la plupart du temps en lui-même, il perçoit une réalité déformée et angoissante, où tout fait sens. Dans sa psychose, il s’accroche à de fragiles repères: des personnages sans nom, des impressions sans fondement, des chansons sans espoir… Pourtant, peu de temps avant les attentats du 13 novembre 2015, le retour d’un mystérieux persécuteur va faire vaciller son équilibre précaire. Jusqu’au pont de non-retour…

Bienvenue dans l’univers sombre et tourmenté de Régis. Un jeune homme dont la vie se résume à une série de maltraitances et agression, puis à un enfermement permanent en institution. C’est un plongeon dans les abysses des pensées de Régis, dans la plaie béante qu’est sa vie.

Voici un très bon thriller psychologique, psychiatrique même. Une immersion dans la folie. C’est bien écrit, je l’ai dévoré. Ce roman est une perle dans son genre. Régis, c’est tout un poème. Une dégringolade de l’isolement, de l’incompréhension au désespoir, à … Eh bien… Qu’y a-t-il au-delà sinon la cruauté subie dans sa jeunesse, la perte de ses repères, la maladie qui le ronge… Il sombre dans ses tourments, il est emporté par ses démons, dévoré par ses psychoses.

On trouve là une playlist intéressante même si j’ai trouvé parfois les retranscriptions un peu longues. Mais en même temps, c’est là tout l’univers de Régis. Je dois avouer que la fascination plus ou moins morbide des deux personnages féminins m’a un peu mise mal à l’aise. L’Etudiante plutôt. Parce que concernant Sandrine, l’approche est différente. Et félicitations au graphiste: la couverture de cet ouvrage colle parfaitement au personnage.

Une découverte, donc. Pas déçue du tout, bien au contraire. Suis impatiente de lire Sandrine, en prévente bientôt.


2016/19: De force, Karine GIEBEL

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Le temps de l’impunité est révolu. Le temps des souffrances est venu.

Elle ne m’aimait pas. Pourtant, je suis là aujourd’hui. Debout face au cercueil premier prix. Car moi j’ai voulu l’aimer. De toute mes forces. De force. Mais on n’aime pas ainsi. Lorsque j’arrive devant la porte de mon ancienne chambre, ma main hésite à tourner la poignée. En allumant la lumière, je reste bouche bée. Pièce vide,  tout a disparu. Il ne reste qu’un tabouret. Sur le tabouret, une enveloppe. Sur l’enveloppe, mon prénom en lettres capitales. Deux feuilles, écrites il y a trois mois. Son testament, ses dernières volontés. Je voulais savoir. Maintenant je sais. Et ma douleur n’a plus aucune limite. La haine. Voilà l’héritage qu’elle me laisse.

Tout d’abord, je remercie les Editions Belfond et l’opération Masse Critique qui m’ont offert ce roman.

Bien meilleur que « Satan était un ange »! On retrouve ici l’atmosphère de « Juste une ombre ». Dès la fin du prologue, je savais pourquoi la mère se comportait comme elle le faisait. C’était assez évident. Par contre, si on se doute des raisons pour lesquelles le bourreau va s’acharner sur le professeur Reynier, je me suis laissée avoir quant à l’identité du coupable. J’avais imaginé tous les scénarii sauf celui-là. Si la vengeance est un plat que se mange froid, c’est surtout une sacré source de motivation. Des personnages torturés, en mal de reconnaissance, qui cherchent désespérément un second souffle, une deuxième chance. L’espoir…

Un roman efficace donc, au suspens haletant et aux multiples rebondissements. Un huis-clos angoissant. Lu en tout juste quelques jours. Addictif, je dirais, puisqu’il est difficile de le refermer tellement on a envie de savoir ce qui va encore pouvoir arriver à Reynier et à Maud. Tu te couches en te disant que tu vas lire une chapitre ou deux et puis, tu en lis un autre, et encore un autre, et puis encore un….

Par contre, la scène de l’agression de Maud au tout début m’a rappelé quelque chose (et seulement cette scène-là). J’ai l’impression d’avoir déjà lu un autre roman qui commençait de façon similaire. Une impression de déjà vu, mais sans toutefois arriver à mettre le doigt dessus.


Sa vie dans les yeux d’une poupée, Ingrid DESJOURS

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Provocateur, cynique et misogyne, Marc est affecté à la brigade des mœurs après un grave accident. quand, dans le cadre d’une enquête, il croise la douce Barbara, le policier est troublé par son regard presque candide, touché par cette fragilité que partagent ceux qui reviennent de loin. Emu. Au point de croire de nouveau en l’avenir. Mais il est aussi persuadé qu’elle est la pièce manquante pour démasquer le psychopathe qu’il traque. Et s’il se trompait? Le pire des monstres est parfois celui qui s’ignore, quand bien même il rêve sa vie dans les yeux d’une poupée…

C’est le premier roman de l’auteure que j’achète et ce ne sera pas le dernier, s’ils sont tous aussi prenants.

J’ai adoré le personnage de Barbara; il est magnifique. Barbara, donc, 24 ans, occulte complètement l’agression qu’elle vient de subir dans un parc désert, en rentrant chez elle. Mais le choc a déverrouillé chez elle un déclic. Elle garde en tête de ce soir-là une image obsédante, une très belle jeune femme, celle qu’elle pourrait devenir. Si elle se range aux idées de Sweet Doriane, cette poupée qu’elle vient d’acquérir, et qui va personnifier son double trouble et profondément sombre. Parce que Barbara est hantée, elle ne sait pas par quoi, et obsédée par sa soif de vengeance, sans savoir pourquoi, sinon qu’elle obéit aux impulsions de Sweet Doriane.

Je ne développe pas plus, au risque d’en dire trop. C’est un très bon thriller, très sombre donc et très bien travaillé. Une vraie réussite.

J’ai entendu dire que « Potens » est très réussi. Il fera très certainement partie de mes prochains achats.

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Dans le cadre du challenge Thrillers et Polars chez Sharon


Juste une ombre et Jusqu’à ce que la mort nous unisse, Karine GIEBEL

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La montagne ne pardonne pas. Vincent Lapaz, guide solitaire et blessé par la vie, l’apprend aujourd’hui à ses dépens: la mort vient de frapper, foudroyant un être cher. Simple accident? Vincent n’en croit rien: la victime connaissait le parcours comme sa poche. C’est un meurtre. Avec l’aide d’une jeune gendarme, Vincent mène l’enquête, de crevasses en chausse-trapes, déterrant un à un les secrets qui hantent cette vallée. Et Lapaz non plus n’est pas du genre à pardonner…

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D’abord, c’est une silhouette, un soir, dans la rue… Un face-à-face avec la mort. Ensuite, c’est une présence. Le jour: à tous les carrefours. La nuit: à ton chevet. impossible à saisir; à expliquer, à prouver. Bientôt, une obsession. Qui ruine ta carrière, te sépare de tes amis, de ton amant. Te rend folle. Et seule. Juste une ombre. Qui s’étend sur ta vie et s’en empare à jamais. Tu lui appartiens, il est déjà trop tard…

Voilà encore deux bons thrillers. Tu l’auras déjà compris, j’aime beaucoup Karine Giebel.

Comme toujours, ces histoires sont captivantes, fascinantes, impossible à lâcher.Le lecteur est tenu en haleine. Le suspens est là, latent.

Dans le premier, il est principalement question de vengeance et de magouilles. Je n’en dirai pas plus pour ne pas dévoiler l’intrigue. C’est très prenant, mais on ne trouve pas ici le côté très sombre et glauque de Meutres pour rédemption ou Purgatoire des innocents.

Dans le second, par contre, on retrouve cette ambiance très noire. Il s’agit d’un thriller psychologique très très bien mené, un harcèlement très insidieux, vicieux. Ou comment ce petit grain de sable va complètement faire basculer la vie parfaitement ordonnée et huilée d’une business girl pleine d’ambition. Jusqu’à la conclusion, qui bien sur, n’est jamais celle à laquelle on s’attendrait.

Deux très bonnes lectures, donc.

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Dans le cadre du Challenge Thrillers et Polars 2014-2015 de Canel