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13 Rue Thérèse, Elena MAULI SHAPIRO

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Trevor, un professeur américain qui vient d’emménager à Paris, découvre sans son bureau une vieille boîte remplie de lettres d’amour, de photos jaunies et de menus objets: des gants, des pièces de monnaie, un mouchoir en dentelle… Tous racontent la vie de Louise Brunet, une Française ayant vécu au 13 Rue Thérèse pendant la Grande Guerre. Fasciné par ce destin hors du commun, l’universitaire s’amuse à reconstituer l’histoire de la jeune femme: sa passion indomptable pour son cousin mort au combat, son mariage de convenance avec un homem travaillant pour son père et sa liaison torride avec un voisin. Mais alors que Trevor, troublé par la charmante et fougueuse Louise, perd peu à peu le sens des réalités, une autre Française, bien vivante celle-là, s’efforce de le séduire…

C’est parfaitement résumé. Suite à la découverte d’une vieille boîte, le narrateur va retracer la vie d’une jeune femme au travers de la compilation de souvenirs qu’elle a précieusement conservés et qui lui ont survécu. On trouve d’ailleurs tout au long du récit les photos des objets sortis de leur boîte. Cette documentation va servir de matière pour redonner vie à Louise, et romancer sa vie. La partie documentaire prend peut être un peu trop de place par rapport à la reconstitution.

Dans l’ensemble, ça donne une impression de fouilli pas très agréable. Un certain nombre de chapitres auraient mérité d’être un peu plus creusés. Le roman tiré des documents reste assez superficiel. Ca ne restera pas un souvenir impérissable.


Inconnu à cette adresse, KRESSMANN TAYLOR

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Ils sont tous deux Allemands. L’un est Juif, l’autre non, et leur amitié semble indéfectible. Ils s’expatrient pour fonder ensemble une galerie d’art en Californie mais, en 1932, Martin rentre en Allemagne. Au fil de leur échanges épistolaires, Max devient le témoin impuissant d’une contamination morale sournoise et terrifiante: Martin semble peu à peu gagné par l’idéologie du IIIe Reich. Le sentiment de trahison est immense; la tragédie ne fait que commencer…

 

Un roman très très court (dans cette édition, à peine 80 pages), qui se lit très très vite, et très efficace, percutant.

Cette nouvelle, a expliqué l’auteur, est fondée sur quelques lettres réellement écrites. C’est en discuttant de ces lettres avec son mari que lui est venue l’idée de les romancer un peu. Sa publication en 1938, dit Whit Burnett dans la préface, a connu auprès du public un engouement sans précédent. Le numéro est épuisé en 10 jours. La demande fut telle qu’il fut impossible d’y répondre. Cependant, d’après ce que j’ai pu en lire, le message pourtant clair et très fort, n’a pas semblé percuter les esprits. Edifiant!

Encore un classique. A lire.

La prochaine fois, on change de registre avec un thriller.


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