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Interview #5: Sam RIVERSAG

Coucou tous!

Aujourd’hui je suis heureuse de te faire découvrir Sam RIVERSAG, dont j’ai chroniqué le premier roman, « Pour un selfie avec lui » en décembre dernier. Dis bonjour!

Bonjour Sam. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter à nos  lecteurs ?

SR: Bonjour Virginie, je vous remercie de m’inviter sur votre blog, j’avais très envie de m’entretenir avec vous depuis que j’ai lu vos chroniques.

Je suis une nouvelle venue dans le monde des auteurs et j’ai cette chance incroyable d’avoir séduit les lecteurs avec mon premier roman Pour un selfie avec lui, parce qu’ils ont adoré mes personnages un peu déjantés. Ce qui au début n’était qu’un amusement pour moi est devenu une véritable aventure, j’ai découvert le bonheur d’avoir un public qui vous aime et j’avoue que cela a changé mon existence, c’est tellement gratifiant de faire plaisir et de faire rire que je me dois maintenant d’écrire la suite et c’est très excitant comme projet.

Merci du compliment, je suis toute émue! D’où vous viens l’idée de ce roman?

SR : Elle a surgit tout à fait par hasard. Etant une fan de la série Sherlock, je participais à une convention et bien entendu l’acteur le plus attendu c’était la star de la série, Benedict Cumberbatch. Quand j’ai vu une fille sauter au cou de sa mère en l’embrassant lui dire « merci, maman », les joues roses de plaisir, tenant une photo d’elle avec la star comme si c’était le Saint Graal, j’ai eu l’idée d’en faire un roman. J’avais envie que mon personnage principal lui ressemble.

C’est un premier roman pêchu, au rythme enlevé et entraînant. Ce que j’appelle une réussite. Pourquoi avoir choisi l’auto édition plutôt qu’une diffusion classique?

SR: Merci beaucoup pour votre appréciation élogieuse. Oui, le rythme est important pour moi, je joue du piano… J’ai préféré l’auto édition pour rester maître de la situation. Ainsi, j’ai pu choisir la couverture, le titre, je ne suis pas cantonnée dans un genre littéraire, je pourrai publier mon policier en suivant, j’ai aussi envie d’écrire un roman romantique qui se passera au XIXè siècle, au rythme qui me conviendra sans subir aucune pression. J’avais envie de découvrir par moi-même les avantages de l’auto édition. Cela permet aussi de conserver tous ses droits, de traduction, d’adaptation et autres.

Mary est une Bridget Jones en puissance. Helen Fielding vous a inspirée?

SR: Je dirai oui et non. J’ai beaucoup aimé Le journal de Bridget Jones et L’Age de raison. Cette fille un peu gaffeuse se sort de toutes les situations avec un certain brio, finalement, même si elle est parfois ridicule. L’humour est tellement présent, et la satire de la société très fine.

Helen Fielding a ouvert une voie. Le personnage de Bridget Jones a inspiré de nombreux auteurs, et dans sa lignée on a vu apparaître des filles comme Carrie Bradshaw, Becky Bloomwood. Mais mon héroïne est très différente et le roman n’est pas écrit comme un journal, je me suis amusée à l’écrire dans un style très particulier. Mary est le personnage principal, mais son amie Lola est aussi importante qu’elle. C’est un duo qui ne peut pas fonctionner séparément. L’une est forte et futée, l’autre est gentille et crédule. Pas naïve. Elle fait simplement confiance aux autres, n’a jamais croisé le chemin d’une personne fourbe ou traître.

 

Et sinon, quelles ont été vos influences? (Cinéma, littérature, musique, …)

SR: Les influences du cinéma sont multiples. Jean-Paul Rappeneau, pour le rythme. Louis de Funès et Bourvil, Gérard Depardieu et Pierre Richard, Roger Moore et Tony Curtis, Benedict Cumberbatch et Martin Freeman pour ce qui est des duos. Que des hommes. Chaplin pour les scènes de comique visuel, les clowneries.

Le théâtre m’a aussi beaucoup inspirée. Les vaudevilles qui traitent de l’infidélité, Georges Feydeau,, les pièces Joyeuses Pâques de Jean Poiret et Le canard à l’orange de qu’il a adaptée. Les portes qui claquent, les retournements de situation, les personnages excessifs, les dialogues ciselés… Je suis fan de Michel Roux et de Jacqueline Maillan. Et le personnage de séducteur campé par Pierre Arditi aux côtés de Bernard Lecoq est aussi une source d’inspiration.

Pour les influences littéraires, Cervantès avec Don Quichotte et Sancho Pança, Samuel Beckett avec En attendant Godot, la quête désespérée de ses deux personnages est un peu celle de Mary et Lola. Godot ne viendra pas, l’homme idéal non plus. L’inégalable P.G. Wodehouse avec Psmith, Jeeves, Bertie Wooster, Galahad… et tous les autres. Le maître incontesté de l’humour anglais.

La question des influences musicales est très intéressante. C’est Rossini. Quand De Funès répare la Cadillac du Corniaud, en gestes accélérés, c’est encore Rossini. Et quand Moriarty s’empare des joyaux de la couronne dans la série Sherlock, c’est toujours Rossini, l’air de la pie voleuse comme par hasard. Mon livre n’échappe pas à la règle, son rythme délirant est celui d’une musique joyeuse et ébouriffée de Rossini. Et il est aussi plein d’allusions et de références.

Ce roman joue beaucoup sur le sarcasme, l’ironie, la caricature aussi un peu. Est-ce une seconde nature chez vous?

SR: Non, ce n’est pas une seconde nature, mais j’avais envie de renouer un peu avec l’esprit de Sacha Guitry, la difficulté de trouver la juste frontière ente les dérives d’un certain féminisme et les risques d’un certain machisme. Le sarcasme, c’est une allusion au personnage de Sherlock joué par Benedict. L’humour au second degré également. Quant à la caricature, si les personnages n’étaient pas caricaturaux et outranciers, ils ne seraient pas si comiques. J’adore Louis de Funès. Son personnage est excessif, égoïste, lâche, avare, coléreux, il a tous les défauts, mais on l’aime quand même. Il est attachant. Pourquoi? Parce qu’il est imparfait, comme nous, mais il est capable d’évoluer.

Mary est désinvolte, spontanée, naïve mais attachante… A votre image?

SR: Je ne sais pas si je ressemble à Mary, je puis être désinvolte par moments, mais j’aime la rigueur. Par contre, je suis plutôt spontanée, c’est vrai. Naïve, non. Je crois qu’il y a une certaine naïveté en chacun de nous, c’est une forme d’optimisme, il faut faire confiance, si on se méfie sans arrêt, c’est épuisant, on mène une vie impossible. Fernandel, Bourvil, Jacques Villeret (dans Le dîner de cons) sont des stéréotypes de personnages naïfs et attachants. J’aime ces être gentils avant tout. Mais n’oubliez pas que Bourvil sait se rebeller quand De Funès exagère! Quant à être attachante, mes amis me trouvent cette qualité, mais ce sont mes amis!

 

Elle est par moments agaçante, on a envie de la secouer pour la ramener sur terre. Alors qu’est-ce qui selon vous la rend pourtant aussi attachante?

SR: Je ne sais pas pourquoi les lecteurs l’ont trouvée attachante, eux seuls peuvent le dire, mais je pense qu’ils ont compati, parce qu’elle vit quelque chose qui peut arriver à tout le monde, et sans prévenir. C’est souvent quand on s’y attend le moins que l’on traverse des turbulences dans sa vie privée ou professionnelle. Mary se bat sur ces deux fronts en même temps, parce que quand on est frappé sur un flanc, très souvent les autres le sentent et profitent de votre affaiblissement pour vous attaquer sur l’autre. Ensuite, elle est drôle, elle a beaucoup d’humour, ne se laisse pas abattre, arrive à se tirer de toutes les situations, même s’il y a de nombreux rebondissements. C’est une attitude positive. Elle est capable de remonter une pente comme personne. C’est une battante qui s’ignore au début, elle est jeune, elle est comme en sommeil. Simon lui sert de catalyseur. C’est une potiche qui se transforme en guerrière, avec beaucoup d’hésitations, parce qu’elle est amoureuse, et qu’elle a une nature profondément confiante et gentille. Mais elle va évoluer. Est-ce qu’aimer c’est faire confiance? Est-ce qu’un couple ne peut reposer que sur la confiance? Quand elle l’a perdue, elle vit un enfer. Ce n’est plus comme avant. Le roman traite de ce sujet, mais de façon humoristique, parce que l’humour est le remède à bien des maux.

Ou attachiante, plutôt?

SR: J’aime ce mot. C’est pour cela qu’elle est drôle. C’est sûr que quand on la voit retomber entre les pattes de son ex, on trépigne d’impatience… Justement parce qu’on se retrouve dans ce personnage, mais c’est pour mieux rebondir au final. Il ne faut pas oublier qu’elle traverse un véritable cataclysme, à la maison ET au boulot. Et puis il y a son addiction, son blog qui lui fait perdre la tête, même s’il lui a servi de bouée de sauvetage au début. Finalement, tout n’est qu’un prétexte à rire, c’est un vaudeville, et ce genre affiche toujours la même philosophie joyeuse.

Les déboires de Mary ne sont-ils pas inspirés de votre vécu?

SR: Non, heureusement pour moi, je n’ai pas vécu de telles situations, qui sont quand même un peu surréalistes, il faut dire que je l’ai gâtée! J’aime mettre mes personnages en danger, c’est plus intéressant. Néanmoins, j’ai sans doute assisté à des scènes, ou entendu des histoires, qui, avec l’imagination, peuvent donner naissance à ce genre de péripéties. Le livre est construit comme une pièce de théâtre, avec des antagonistes qui gèrent plus ou moins bien des situations qui sont en fait ingérables, parce que chaque fois qu’une solution se présente, il y a une nouvelle zone de turbulences. C’est comme en ski. Il y a le dérapage contrôlé, et puis le dérapage incontrôlé, avec risque de se casser la figure. Et c’est ce dernier qui m’intéresse. C’est le plus drôle.

Et d’ailleurs, pourquoi Benedict Cumberbatch? Il a un petit côté Sheldon Cooper dans The big bang theory, non? (Je découvre, je ne connais pas la série Sherlock)

SR: Dans la série Sherlock, comme Sheldon, son personnage est agaçant, coupant, veut montrer sa supériorité intellectuelle et n’est pas du tout ouvert socialement. Il tient des propos vexants, éprouve des sentiments mais est incapable de les montrer. Sheldon a l’obsession de l’ordre et cache son argent alors que Sherlock est au contraire bordélique et se fiche de l’argent, mais lui aussi a des cachettes (pour ses cigarettes et sa drogue), et le premier est en compétition permanente avec Leslie et le second avec Mycroft.

Pourquoi Cumberbatch? Parce que c’est un acteur très doué et charismatique, fabuleux sur les planches comme au cinéma, un enfant de la balle, il campe le génie arrogant ultra charismatique capable d’une logique dévastatrice le plus hot d’Hollywood. Une allure suave, spectrale, une intensité inquiétante dans le regard et une voix de baryton! Il incarne une sorte de séduction intello-bizarre qui fait fureur. Il e des millions de fans dans le monde. Et j’en fais partie. Au-delà de l’acteur, il y a surtout un homme bon et un humaniste.

Je n’ai plus d’autre choix de regarder cette série maintenant… Bon, Lola… La farfelue… Imprévisible…

SR: Lola est un personnage clé. Je l’aime beaucoup. Elle amène le petit grain de folie, comme Jacqueline Maillan dans Pouic-pouic. Avec elle on entre dans une autre dimension. Elle me ressemble un peu, elle a une imagination délirante, et comme moi elle est fidèle, loyale et optimiste. Sans Lola, Mary serait perdue. Elle lui donne des conseils quand les émotions l’empêchent de prendre les bonnes décisions. Elles font la paire. Elles sont complémentaires et l’intérêt du récit repose sur cette complémentarité. L’une est l’eau, l’autre le feu. Lola est hispanique, elle a un tempérament fougueux, tandis que Mary vit les évènements avec le flegme britannique. Le problème, c’est que Lola a des idées sensées d’un côté, mais qui engendrent des conséquences fâcheuses, parce que la situation tourne mal à chaque fois. Ensuite, elle se réfugie un peu trop dans l’oracle, et Mary n’y croit qu’à moitié. Mais elles sont inséparables. C’est une amitié profonde qui les lie, les extrêmes s’attirent. Et quand elles se fâchent… C’est pour mieux se réconcilier. Lola admire Mary, et ce regard la rend plus estimable à nos yeux, comme Mélanie aime Scarlett, nous faisant par là-même accepter ses défauts et ses actes déloyaux. Mais comme Scarlett, elle a toutes les excuses car elle n’a pas le choix, c’est une question de survie. Elle doit retrouver du travail.

Mary et Lola sont finalement très représentatives de leur génération…

SR: Oui, c’est vrai. Elles sont combattives, ce sont des battantes, elles veulent se réaliser tant sur le plan personnel que professionnel. Elles cherchent le grand amour, le vrai, ce sont des romantiques qui rêvent d’un prince charmant, et c’est pour ça que Benedict Cumberbatch les fait rêver, parce qu’il incarne l’homme qu’elles cherchent désespérément, comme Lucky attend Godot. Elles veulent tout, une carrière intéressante, un homme aimant à aimer, fonder une famille.

Simon… J’ai eu envie de le baffer, lui. Il est condescendant, blessant, pusillanime. Un peu caricatural, non?

SR: Tout à fait, dans le but de renforcer l’effet comique. Mais il ne faut pas oublier que c’est le point de vue de Mary. C’est elle le narrateur, avec tout le manque d’objectivité que cela comporte. C’est pour cela qu’à la fin du roman il nous livre aussi son point de vue. C’est intéressant de voir les différences entre les deux discours. On est à la place du conseiller matrimonial! Après tout, est-elle objective? On dit que tous les torts ne sont jamais d’un seul côté… A-t-elle injustement forcé le trait et brossé un portrait de lui peu réaliste?

Est-il condescendant? Oui, par moments, mais il a ses raisons: soit il est sous l’influence de sa mère, soit il est dépassé, blessé, et en devient méchant, par riposte. Est-il blessant? Certainement. Dans un couple, en cas de dispute, parfois les paroles dépassent la pensée… Mais il n’est pas méchant.

Pusillanime? Oui, devant Maman. Il a une faible personnalité, comme le personnage joué par Guy Bedos dans Nous irons tous au paradis, et sa mère au contraire a un caractère dominateur, comme celui joué par Marthe Villalonga. C’est son drame. Mais je vais vous faire une confidence: moi, je l’aime bien. Finalement, il est quand même sympathique. Il aime vraiment Mary. Et il se mord les doigts de l’avoir perdue.

L’amour idéal n’est-il pas une quête utopique?

SR: Cela dépend des êtres humains. Un idéal est subjectif, c’est une vision qui est propre à chacun. Elle existe dans nos rêves. Certains sont satisfaits parce qu’ils ont vécu les vacances idéales, trouvé l’amour idéal, font le métier idéal, vivent dans un lieu idéal… D’autres placent cet idéal trop haut pour l’atteindre. Et c’est une quête utopique. Pour ma part, je pense que l’insatisfaction fait partie de la nature humaine, qu’elle est nécessaire pour se surpasser, aller de l’avant, découvrir de nouveaux horizons, et au final apprécier son bonheur. L’amour revêt une infinité de formes. L’idéal peut être une utopie, mais l’amour n’en est pas une. Il existe vraiment.

L’idéal, c’est ce qui nous fait rêver. C’est son rôle. C’est un peu triste quelqu’un qui ne rêve pas. L’être humain a besoin de désirer. Le désir, c’est le moteur de la vie. L’amour, la vie de couple, c’est peut-être tout simplement traverser le temps.

Jusqu’où accorder son pardon? Où se situent les limites?

SR: Le pardon est une question essentielle, parce que dans la vie, on a de nombreuses occasions de l’accorder ou pas. En famille, en amitié, en amour… Quelles en sont les limites? Encore une fois, cela dépend de chacun et de votre tolérance. Cela dépend aussi des circonstances. Pour untel, un acte sera impardonnable et pas pour un autre. Mais on a tous nos limites. Et heureusement! C’est difficile de trouver la réponse au cas par cas. Parfois on regrette ses choix. Il y a des exemples célèbres de personnes qui ont vécu un très grand amour en dépit de l’infidélité.

Sam, quels sont vos projets?

SR: Des projets d’écriture et de voyages. J’écris le roman qui a fait gagner le concours de la BBC à Mary. C’est une intrigue policière qui fait intervenir un inspecteur sexy, un commissaire bougon, et une psychologue arriviste qui enquêtent à travers l’Europe et l’Amérique du Sud. Une affaire des plus surprenantes, une histoire avec une bonne dose d’humour et des personnages très attachants.

Et pour terminer, que lisez-vous en ce moment?

SR: « Merci, Jeeves« , idéal 365 jours par an. IRRESISTIBLE!

Merci beaucoup Sam de nous avoir accordé cet entretien passionnant.

Je vous remercie, Virginie, pour cet agréable moment passé en votre compagnie à discuter à bâtons rompus de ce livre, je suis très heureuse qu’il vous ait plu et que nous ayons pu bavarder de tant de sujets, j’espère que nous aurons d’autres occasions de le faire… Et je recommande à tous de suivre ce blog pour découvrir bien d’autres auteurs!

Merci Sam, je rougis… J’attends donc la sortie de votre polar avec impatience!

 

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2017/110: Pour un selfie avec lui, Sam RIVERSAG

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Mary a tout pour être heureuse. Elle est rédactrice dans un tabloïd anglais et son petit ami est l’homme idéal, jusqu’à ce qu’elle découvre qu’il la trompe et se retrouve brutalement dans une autre dimension. Sa réaction intersidérale la surprend elle-même. Elle sera une femme libre, sans contraintes ni belle-mère. Mais voilà que le félon demande son pardon. Et puis quoi encore? Que feriez-vous à sa place? Comment régler à la fois ses problèmes sentimentaux et professionnels quand votre meilleure amie n’arrête pas de vous mettre dans la panade avec les meilleures intentions du monde? Mary ne peut que se transformer en guerrière ninja pour résister à ce tsunami. Et si la solution à tous ses problèmes venait de l’acteur Benedict Cumberbatch, la super star de la série qui bat tous les records de popularité sur la planète?

Tout d’abord, un grand merci à l’auteure de m’avoir accordé sa confiance.

Ce roman est rafraîchissant, gai, léger, drôle. Ca se lit d’une traite.

C’est un roman chick-lit: le ton est désinvolte, un poil insolent, désabusé. Notre héroïne, Mary, se retrouve face à des situations critiques qu’elle traite de façon très primesautière. Mary est une jeune femme spontanée, naïve, impulsive, sincère. Elle a de ces petits côtés pathétiques attendrissants. Elle rebondit toujours, avec l’aide plus ou moins efficace de sa meilleure amie Lola, adorable mais farfelue. Beaucoup d’autodérision, un humour parfois un petit peu répétitif mais mordant. J’ai sourit d’un bout à l’autre.

C’est aussi un roman feel-good: des aventures burlesques, une ironie mordante, un style vif et enjoué. Ca te redonne le sourire et le moral quand tu as un coup de pompe. Un parfait roman d’été en fait. L’histoire tourne autour des déboires sentimentaux, professionnels et familiaux de Mary, qui fait boulette sur boulette en espérant arranger sa situation… Elle tire des plans sur la comète pour améliorer et pimenter sa vie, mais accumule les échecs et les bombes à retardement.

Bref, un roman frais, très sympa. Une agréable découverte.