Archives de Tag: Polar

2019/16: Affaire classée, Danielle THIERY

Une paire de souliers taille 26 : des souliers rouges de petite fille… A l’heure où elle veut changer de vie, le commissaire Edwige Marion les trouve posés sur sa boîte aux lettres, comme un vieux souvenir : c’était sa première enquête et, par manque d’indices, elle avait dû conclure à l’accident… Qui lui envoie aujourd’hui ce message et pourquoi ? En attendant de le découvrir, Marion va une nouvelle fois faire l’expérience que l’oubli n’existe pas : les blessures mal refermées du passé viennent hanter les vivants. Avec son courage et ses doutes, elle n’aura d’autre choix que d’aller jusqu’au bout. Au risque de sa vie.

Edwige Marion est chez elle en train de travailler sur un dossier pénible. Du bruit dehors, l’alarme de la voiture; elle sort vérifier mais ne voit rien. C’est en rentrant qu’elle voit, posé sur sa boîte aux lettres, un petit paquet. Quand elle l’ouvre, les petits souliers rouges qu’il contient la replonge dans sa première affaire: Lili-Rose Patrie, une fillette retrouvée morte suite à une chute dans le puits de la maison familiale, cinq ans auparavant. L’enquête a conclu à un accident, peut être un peu trop rapidement… Qui donc a pu lui déposer ces souliers? Surtout, qui a pu y avoir accès, puisqu’ils sont une pièce à conviction? Edwige va alors rouvrir le dossier…

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2019/14: Piège à Bragny, Bénédicte ROUSSET

  • Chum Editions, Collection Nuances de noir
  • 242 pages
  • ISBN: 979-10-92613-52-0
  • Pour commander: Editions Chum ou Amazon ou Fnac

Le jour où Gabriella trouve dans son casier un bocal contenant des « morceaux visqueux et mous », elle se rend chez le commissaire Adrian Berthier. Qui d’autre pourrait l’aider ? Il prend les choses en main et va conduire l’enquête.

Prisonnier infortuné du cercueil dans lequel il était entré, vivant, son destin s’était scellé avec ce barreau. Pris au piège de son propre plan qui avait pourtant déjà fonctionné, il avait tenté de remonter le conduit, à s’en écorcher les doigts, à s’en retourner les ongles. En vain.

Gabriella est professeure dans un collège à Avignon. Elle vit avec Alric, avec qui elle espère parvenir à fonder une famille. En vain jusque là. Voilà que Gabriella fait une découverte glauque dans son casier: un bocal, contenant « des morceaux visqueux et mous ». Effrayée, elle va consulter le commissaire Berthier, son ex. Dans le même temps, Adrian Berthier enquête sur un meurtre abject. Une jeune femme, une mise en scène en relation avec la mythologie grecque.

En parallèle, un jour de décembre 1996, un jeune homme voit son père pour la dernière fois…

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2019/05: Poupées de cire VII, Greg QUESNE

  • Lune Ecarlate Editions (Collection Eclats de lune)
  • Format Kindle ou broché (67 pages)
  • Pour le commander: Amazon

Le soleil avait du mal à percer l’épais manteau nuageux de cette matinée du 28 novembre 1899 mais, qu’importe, pour Jeanne, c’était un grand jour : celui de l’aube de sa nouvelle vie ! Sous la bienveillance de Jacques Andrilleux, son mécène, la couturière pleine de talent part à la rencontre de sa première cliente afin de lui proposer divers modèles qu’elle avait de nombreuses fois replacés sur le métier dans le courant de ces deux derniers jours.

Comme convenu le soir de leur rencontre au Rococo-Rico, ils décident de se retrouver place de l’Hôtel de Ville. C’est avec un peu de retard que Jacques arrive, mais l’incident est vite occulté par Jeanne dès lors qu’elle monte pour la première fois dans une automobile, en compagnie de cet homme, qui, décidément, ne la laisse guère indifférente.

Émilien débarque au bureau en chantonnant, heureux et comblé par ses quelques jours de repos. Intriguée et friande de potins, la brigade le soumet à la question, mais la réalité les rattrapera rapidement dans toute sa cruauté… Retrouvez toute la brigade du 36 quai des Orfèvres sur le pied de guerre pour ouvrir l’avant-dernier acte de l’enquête des « Poupées de cire », un tournant majeur dans lequel Émilien sera confronté au dilemme cornélien de l’éthique face aux sentiments

On approche à grands pas du dénouement!

Jeanne est au cœur de ce nouvel épisode. La jeune femme est sur le point de rencontrer sa toute première cliente. En effet, Jacques Andrilleux, croisé lors de la soirée passée au Rococo-Rico, est venu comme promis la chercher pour lui présenter son amie. Notre Jeanne va se retrouver bien malgré elle au cœur d’un drame.

L’acharnement d’Emilien va être payant. Et il va connaître une très vive émotion. Emilien se retrouve avec ses coéquipiers sur le terrain, il va faire l’expérience d’une action policière. Il va devoir agir et faire un choix entre son sens moral et ses valeurs et ses sentiments profonds. Entre raison et émotion.

Il y a un gros rebondissement dans cet épisode. Il semblerait que nous ayons là enfin des réponses. On en apprend un peu plus sur certains protagonistes. Il y a des détails qui laissent à penser à des surprises dans le huitième et dernier épisode (notamment dans les bureaux du 36 il me semble, ou alors j’ai trop d’imagination). Mais on commence à le connaître notre Greg, je suis certaine qu’il nous réserve une grosse surprise.

Merci aux Editions Lune Ecarlate. J’ai hâte de connaître l’épilogue de ce feuilleton!


2018/74: Rue sombre, Bénédicte ROUSSET

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Dans une rue sombre d’une ville de province, deux adolescents voient passer une voiture dont le coffre laisse dépasser des cheveux. Quelques heures après, une alerte signale la disparition d’Ambre Libois. L’enquête est confiée au commissaire Berthier, un homme prudent et efficace, mais qui piétine […]

À partir d’un fait réel, Bénédicte Rousset a construit plus qu’une histoire policière. C’est la vie d’une ville de province qu’elle nous raconte par le prisme de ses personnages.

Je prends sur moi d’écourter la présentation de l’éditeur qui, à mon avis, en dit un peu trop.

Deux ados, Anna et Manu, s’enlacent dans une ruelle sombre à l’abri des regards. Ils doivent se rendre à un anniversaire, mais Anna a été punie et a fait le mur. Ils font donc tout pour ne pas se faire remarquer. Mais passe une voiture, dont le coffre laisse dépasser des cheveux … Et justement, ils apprennent dans la foulée la disparition d’Ambre Libois …

Un roman court mais efficace. L’auteure nous amène exactement là où elle le souhaite. Il va s’agir tout au long de ce récit de démêler l’écheveau de cette intrigue, d’assembler tant bien que mal les pièces, relier les liens, … Nous avons une disparition et une enquête qui piétine. Un témoin sous l’emprise de l’alcool. Une ado qui n’ose pas parler et en culpabilise beaucoup. Un ado qui refuse toute discussion. Il y a aussi une femme atteinte d’un cancer, en fin de vie. Un homme dont la vie se délite. Quel est donc le lien qui les unit?

Les interactions entre les personnages sont intéressantes et parfaitement amenées. Le récit est maîtrisé et fluide : je l’ai lu le temps d’un après-midi. C’est un récit dense, dans lequel beaucoup de problématiques sont abordées, mais un peu vite, et j’espère que l’auteure en développera au moins une partie dans de futurs romans.

Merci aux Editions Chum!

 

Pour commander: c’est là!

 


2018/52: Poupées de cire, Episode 6, Greg QUESNE

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Les dernières avancées de l’enquête ont permis de découvrir l’identité de deux victimes : Isabelle Pourvoy et Flora de Brou. L’une vivait à Épernay et l’autre à Chartres. L’inspecteur en chef, Blondel, accompagné d’Émilien prennent la direction du Sud. Quant à Justin et Tommaso, ils filent vers l’Est. D’aventures en mésaventures, de précieuses informations sont collectées. Cependant, la jeune recrue lutte sur plusieurs fronts à la fois, et la victoire contre M. Bergmann, le propriétaire de l’Imprimerie Gomorès, ne semble pas assurée. Mais Émilien est prêt à tout pour remporter la mise… un peu trop peut-être.

Un premier témoin, rapidement devenu suspect, est interrogé… Les premières pistes se dévoilent et toutes les théories d’Émilien volent en éclats. L’apprenti enquêteur remet tout son travail en cause. Une soirée en compagnie de Jeanne lui changera les idées et lui permettra d’aborder l’affaire avec un regard neuf.

Retrouvez toute l’équipe de la brigade judiciaire du quai des Orfèvres en pleine action, dans un nouvel épisode où de nouvelles pistes pourraient faire progresser nos enquêteurs sur le chemin de la vérité…

Ah… La fougue et l’assurance de la jeunesse…

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2018/48: Loupo, Jacques-Olivier BOSCO

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Loupo, Kangou et Le Chat se sont rencontrés dans l’antichambre de l’enfer, à l’Assistance Publique. Orphelin, fugueur ou petit voyou, leur galère ne faisait alors que commencer… Vingt ans plus tard, la vie, ils ont décidé de la cramer… Ils sont devenus voleurs, braqueurs et délinquants. Les casses, les flingues, le fric, l’adrénaline, la révolte, la nuit… Ils sont comme l’orage, sombres et déchaînés… Sur les tuyaux du Chat, Loupo et Kangou – son ami, son frère – écument les bureaux de poste et les banques de la région parisienne. Pour l’argent, pour le plaisir, pour le frisson glacé…

Jusqu’au jour où lors d’un braquage, Loupo tire par erreur sur un môme et le blesse grièvement. Après, c’est comme dans un rêve, plus la fin approche, plus les images s’effilochent… Les flics lancés à leurs trousses, une meute des cités qui leur colle aux basques, ils deviennent des loups… Disparaître, le livrer, tuer ou être tués… L’étau se resserre, mais avant, il leur faut solder les comptes et régler définitivement l’addition…

Entre polar et thriller, un roman sombre très bien écrit et très bien mené. 184 pages qui s’avalent d’une traite.

Voici une équipe de bad boys ayant connu une enfance difficile. Ils ont beau naviguer du côté obscur, ils sont sensibles et ont une éthique. Quand même, on ne fait pas n’importe quoi n’importe comment. Pas de violence. Jamais.

Et puis, le coup de trop. Cette fois, le plan monté au millimètre foire. Loupo se laisse surprendre. Il tire pour effrayer les otages, mais pas de bol, la balle touche un enfant, qui s’était caché derrière un panneau et que Loupo n’avait pas vu… Il a franchi la frontière… C’est le début de sa chute. Mais Loupo a le sens de l’honneur. Après avoir mis les siens à l’abri et réglé quelques comptes, il ira se rendre aux forces de l’ordre…

Un récit tranchant, efficace. Un rythme rapide, haché, qui reflète parfaitement l’état d’esprit de Loupo. Un gamin malchanceux à qui on s’attache vite, même si on réprouve son choix de vie. Un type désenchanté, qui commet la petite erreur d’inattention qui fait basculer sa vie. Un homme paumé qui accuse mal le contre coup de ses actes.

Bref, un bon moment de lecture. Je te parle bientôt de Brutale, du même auteur.

 


2018/36: Poupées de cire IV, Greg QUESNE

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Après avoir un peu trop fêté la résolution de l’affaire Gomorès la veille, Émilien file contre le temps avec une sérieuse migraine et l’estomac brouillé en guise de compagnons de route. C’est pourtant un grand jour pour lui : il entre véritablement dans la cour des grands. Mais il se pourrait bien qu’il soit en retard… Un tramway attrapé de justesse, des marches enjambées par deux, Émilien tente une entrée discrète, mais il aura droit au comité d’accueil façon Blondel, ce qui, en soi, constitue déjà une épreuve !

Passé de l’autre côté du miroir, l’apprenti enquêteur peut enfin tenir entre ses mains les précieux dossiers des « Poupées de cire ». Il ne perd pas un instant , se jette dans leur consultation et prend des notes. Le tueur en est déjà à six victimes… Afin de compléter son information, il décide de rencontrer le médecin légiste assigné à cette affaire : le Dr Loïc Carvellec. Directement confronté à la mort, les émotions d’Émilien sont mises à mal, et ce n’est que le début ! Tommaso, Jean, Marcelin, Justin et le Bleu sont appelés en urgence. Une nouvelle poupée vient d’être découverte sur le pont de Iéna. Retrouvez la brigade de l’inspecteur en chef Blondel dans un tournant crucial de l’enquête. C’est l’heure des premières révélations !

Notre Emilien est accrédité: il est officiellement un observateur attaché à la brigade de Blondel. Nous allons donc entrer dans le vif du sujet puisqu’Emilien va étudier les dossiers de l’enquête et rencontrer le médecin légiste qui a étudié les corps.

Une note historique très intéressante: la médecine légale n’en est qu’à ses balbutiements, et n’existe pas encore vraiment. Nous croisons Alphonse Bertillon qui est en train de créer le service d’identification, avec son système de relevés anthropométriques tout récent.

A la fin du XVIIIè siècle apparaissent le microscope, la radiologie, la toxicologie, la médecine légale. Par la suite, Haussmann fait construire une morgue avec toutes les techniques nécessaires à la réfrigération et à la conservation des corps, qui à l’époque étaient présentés au public quelques jours, pour identification. Au XIXè siècle, on s’intéresse à la rigidité cadavérique, aux phénomènes de décomposition et de putréfaction, aux complications dues aux maladies. On s’intéresse aussi au comportement de l’individu, à sa psychologie, à la psychiatrie.

Autant dire que cet épisode dévoile nombre d’informations, aussi bien sur l’affaire de façon générale, sur les victimes, sur leur bourreau mais aussi sur les membres de la brigade criminelle. Nous allons par exemple comprendre quelle est la spécificité d’Emilien… De même, les relations entre Emilien et Jeanne et Camille évoluent. Des liens se tissent indéniablement.

Même s’il ne se dégage pas encore de piste sérieuse quant à l’identité de l’assassin, l’auteur débusque quelques fils à tirer, qui nous donnent un os à ronger en attendant la suite.

Hâte d’avoir le prochain épisode entre les mains…