Archives de Tag: Olivier Norek

2016/74: Surtensions, Olivier NOREK

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Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu’on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester? Comment cinq criminels – un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur – se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui? Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus: la rédemption passe parfois par la vengeance…

On est tout de suite mis dans l’ambiance par une plongée dans le milieu carcéral, où nous allons faire la connaissance de quelques détenus. Et aussi d’une bande du crime organisé issue du milieu mafieux corse.

Un polar très efficace. Un rythme rapide, presque nerveux, qui se tient jusqu’à la fin. Aucun temps mort. On est vite pris au piège. Une plume parfaitement maîtrisée, un auteur qui connaît son sujet sur le bout des doigts. Une tension, une fébrilité palpables d’un bout à l’autre, qui jamais ne retombe. J’ai même été en colère contre Olivier Norek, comprendront pourquoi ceux qui ont déjà lu le livre; les autres le découvriront comme moi. J’ai pesté, je vous ai maudit Monsieur Norek, je me suis demandé « mais pourquoi? » « mais non!!! » « mais mais…. »

Bref , une lecture addictive, un livre qui se dévore.

Un gros point noir cependant: j’ai cru comprendre qu’Olivier Norek se dirigerait vers autre chose pour son prochain roman et que donc nous n’aurons plus le plaisir de retrouver Coste et son équipe. C’est peut être d’ailleurs ce qui a motivé en partie l’épilogue de ce roman-ci, sombre et difficile.

Un gros coup de cœur. Un incontournable pour les amateurs de polars.


8ème salon St Maur en Poche

J’ai un homme formidable qui m’a emmenée samedi au salon St Maur en poche, dont c’était la 8ème édition ce week-end. Donc après avoir glané au Havre le week-end précédent des dédicaces de Sire Cédric, David Coulon, Johan Theorin, Ian Manook et Maurice Gouiran, j’ai eu la chance samedi de rencontrer (et papoter) des gens adorables, super accueillants tels que: Olivier Norek, Nicolas Lebel, Claire Favan, Ingrid Desjours, Nadine Monfils (lumineuse et rayonnante), Yasmina Khadra (quelle émotion, j’ai tellement d’admiration pour cet écrivain), David Foenkinos, etc….

J’en suis repartie presque euphorique, si ce n’est la fatigue qui m’a vaincue et empêchée de sauter partout… Oui, une vraie gamine! Heu-reu-se je suis!!!

 


2016/35: Territoires, Olivier NOREK

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A Malceny, dans le 93, on est habitués aux règlements de comptes. Mais un nouveau prédateur est arrivé en ville et, en quelques jours, les trois plus gros caïds du territoire sont exécutés. Le capitaine Coste et son équipe vont devoir agir vite, car leur nouvel ennemi s’implante comme un virus dans cette ville laissée à l’abandon, qui n’attend qu’un gramme de poudre pour exploser. Une ville où chacun a dû s’adapter pour survivre: des milices occultes surentraînées, des petits retraités dont on devrait se méfier, d’inquiétants criminels de 12 ans, des politiciens aveugles mais consentants, des braqueurs audacieux, des émeutiers que l’Etat contrôle à distance de drone. Et pendant ce temps, doucement, brûle la ville. La dernière affaire du capitaine Coste? Elle se passe en enfer…

Olivier Norek transforme l’essai avec ce deuxième opus.

J’avais déjà bien aimé le premier, c’était bon, mais celui-ci est meilleur encore. J’ai eu plaisir à retrouver ces personnages sympathiques, flics atypiques dans un environnement infernal. Un rythme soutenu, pas de temps morts, à nouveau des rebondissements bien dosés, un style efficace, un bon suspens sans en faire trop. Olivier Norek sait nous tenir en haleine.

Là, il y a du règlement de comptes, des manipulations en veux-tu en voilà, du politicien véreux, de la petite frappe qui prend de l’ampleur et se lâche, du commerce local, un territoire qui fait des envieux, une cité qui s’enflamme sur commande, du trafic d’influence, et j’en passe… Le Pouvoir, ah le Pouvoir… Coste et sa bande ont quoi s’occuper…

Et quand on pense que souvent la réalité dépasse la fiction, ça fait froid dans le dos. L’organisation des cités, l’enrôlement des enfants…

Bref, j’ai hâte d’aller à Saint Maur ce week-end pour ramener le troisième volet des aventures de Victor Coste et me plonger dedans!

 

 


2016/33: Code 93, Olivier NOREK

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Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire. Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste: celle d’un mystérieux dossier, le « code 93 »? Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…

Du bon polar, vraiment.

Un département dénigré, une enquête corrosive, des relations sur le fil avec les politiques.

Le scénario n’est pas plus original que ça, j’ai déjà lu des équivalents, mais l’histoire est bien écrite, bien menée. Le style est plutôt direct et efficace. Le rythme est rapide, on ne s’ennuie pas. Les personnages sont crédibles, cohérents. On ne s’attarde pas sur des voies de garage inutilement; l’enquête est bien suivie, les rebondissements bien amenés.

A chacun des crimes auxquels l’équipe va être confrontée va faire écho une ancienne affaire oubliée, rappelée au bon souvenir du capitaine Coste sous le nom de Code 93. Les questions de Coste et de ses coéquipiers vont faire grincer des dents en haut lieu.

J’attaque vite le deuxième: Territoires.


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