Archives de Tag: Martine Magnin

Nous sommes lundi! Que lisez-vous?

Aujourd’hui, en 1900, la journée de travail était limitée en France à 11 heures pour les femmes et les enfants.

Aujourd’hui, en 1995, François Mitterrand inaugurait la Bibliothèque nationale de France.

Aujourd’hui, nous célébrons la naissance de Francisco de Goya, de Paul Verlaine, de Vincent Van Gogh, de Jean Giono, de Robert Badinter, d’Eric Clapton, de Richard Gotainer, de Tracy Chapman.

Aujourd’hui, nous sommes lundi! Que lisez-vous?

Pour ma part, je termine deux bons services presse:


Nous sommes lundi! Que lisez-vous?

Aujourd’hui, en 1807, les Britanniques interdisaient le commerce d’esclaves entre l’Afrique et l’Amérique. Aujourd’hui, en 1820, était trouvé le compromis du Missouri concernant l’esclavage aux Etats-Unis, qui apaisa pour un temps les dissensions sur la question de l’esclavage au seine de l’Union. En effet, il sera abrogé en 1854 avec l’acte Kansas-Nebraska et sera déclaré inconstitutionnel en 1857, débouchant alors sur la guerre de Sécession.

Aujourd’hui, en 1848, la loi des 10 heures réduisait la durée du travail en France.

Aujourd’hui, en 1956, était proclamée la déclaration d’indépendance du Maroc, jusqu’alors sous protectorats français et espagnol.

Aujourd’hui, en 1969, l’avion supersonique franco-anglais « Concorde » effectuait son premier vol d’essai à Toulouse. Le premier vol commercial aura lieu 7 ans plus tard. Aujourd’hui, en 2002, la sonde spatiale Mars Odyssey de la NASA trouvait des traces de glace sur la planète rouge, qui pourrait receler de grandes quantités d’eau. Cette découverte relance l’hypothèse scientifique selon laquelle des formes de vie auraient existé sur Mars.

Aujourd’hui, nous célébrons la naissance de Camille Desmoulins, de Marguerite Radideau, de Louis Chaillot, de John Irving, de Luc Plamondon, de Lou Reed, de Peter Straub, d’Alain Chamfort, de Daphné Bürki.

Nous célébrons également la mémoire de Berthe Morisot, de Philip K. Dick, de Serge Gainsbourg, d’Henri Troyat.

Aujourd’hui, nous sommes lundi! Que lisez-vous?

Pour ma part, je commence:


2019/48: Bien mal acquis, Martine MAGNIN

  • Editions La Nouvelle Plume
  • ISBN: 978-2380950014

« Puisque vous êtes en train de visionner cette cassette, c’est que je suis déjà mort et que, à tort ou à raison, vous avez trouvé la caisse. Après avoir entendu ce que je vais vous dire, ce sera à vous de prendre des décisions en connaissance de cause. Quoi qu’il en soit, bon courage à vous. »

C’est par ces mots que s’ouvre Bien mal acquis… le nouveau roman de Martine Magnin. D’emblée, on a l’impression qu’on va avoir affaire à un polar, mais même si un fait divers est à l’origine de tout ce qui va se dérouler dans ce roman, l’affaire strictement policière passe rapidement au second plan. Dans ce roman choral, quatre personnages nous racontent à tour de rôle leur histoire en lien avec ce drame.- Régis, le garagiste, la conscience perturbée par la découverte de ce magot et de la cassette. – Hortense, belle-sœur de Raymond, le garagiste décédé, naïve et généreuse. – Henri, le mari d’Hortense, trop souvent absent. – Monsieur Fernand, assureur à la retraite tracassé par son dernier dossier, qui fait des Haïkus. On est dans le sud de la France dans le Gard, en Camargue où nous allons suivre ces personnages qui se débattent avec leur quotidien bouleversé. Heureusement, il y a le soleil, les senteurs, l’amitié. Bien mal acquis… est un roman puzzle, dans lequel les pièces s’imbriquent petit à petit. Un roman qui montre que tout le monde peut déraper mais que l’essentiel est d’éviter la sortie de route. Ce livre généreux plein de sensibilité, de suspense et d’humour se déguste avec un grand plaisir.

Au départ, il y a Raymond, le garagiste. Son épouse Mathilde est décédée 6 mois plus tôt fauchée par un chauffard. Ensuite, c’est le chien qui est tué. Enfin, Raymond disparaît dans l’incendie de son garage… Leurs deux filles sont confiées à la soeur jumelle de Mathilde, Hortense? et son mari Henri.

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2019/25: Le confort de l’autruche, Martine MAGNIN

 

A paraître le 3 Juin 2019

 

« Tu sais, Jenny, derrière ces murs, on enferme les petites filles qui parlent trop. »

Petite fille docile et sensible, Jenny passe les sept premières années de sa vie dans le mensonge et la douleur. Elle survit, et raconte avec courage et détermination la maltraitance sexuelle et le déni familial. Le ton, sobre et pudique, est celui d’une violence rentrée et maîtrisée sous forme d’interrogations quant au rôle d’une mère.

Plutôt que de se concentrer sur les agissements du prédateur et d’accuser, « Le confort de l’autruche » dénonce avant tout le comportement des proches, mère et grand-mère, engluées dans leurs mensonges, leur passivité et leur confort organisé. Toute la particularité de ce texte se situe dans l’évocation d’une tacite malfaisance familiale et affective.

Si tu me lis régulièrement, tu sais déjà qu’à force d’enchaîner ses livres, tous différents mais tous empreints de sa très fine sensibilité, Martine Magnin est devenue une copine.

Aussi m’a-t-elle confiée son dernier ouvrage qui paraîtra lundi prochain.

Et vois-tu, tu vas très étonné, il s’agit encore une fois d’un très beau récit, un roman témoignage, un roman dur et fort, un roman coup de poing.

Jenny est une petite fille comme toutes les autres, qui vit ses premières années dans la joie et l’allégresse des années d’après-guerre, dans un Montmartre encore rustique, joyeux et insouciant. Elle y occupe un petit appartement, très chiche, avec sa mère et sa grand-mère.

Mais voilà, le bonheur ne va pas durer. Sa mère rencontre M, l’homme de sa vie… Le cauchemar de Jenny. Et la vie bascule.

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2019/24: Le baiser de Gustav, Martine MAGNIN

Je suis envahie d’une froideur bizarre, je frissonne. Je suis transie et molle. À coup sûr, je suis seule et dans des ténèbres hostiles. Le silence… si ce n’est cette machine insolite qui grogne et halète tout près de moi. Aucun souvenir. Des bruits de pas. Une voix féminine : Bonjour, Lucie, comment vas-tu aujourd’hui ? Je veux répondre, mais j’en suis incapable. Aucune logique pour expliquer cet état, mon état. Suis-je morte ? Aveugle ? Paralysée ? Immobilisée ? J’essaie pourtant de me concentrer, de bouger ne serait-ce que ma langue, mais rien ne suit ma pensée. Je n’ai plus de bouche…

Afin de nous interpeller sur les thèmes de la filiation, de la résilience, de l’érotisme et de la renaissance, l’auteure nous présente une victime d’attentat, plongée dans le coma, dont l’esprit chemine entre une douloureuse réalité et les portes de l’au-delà où elle trouve réconfort et espoir.

Martine Magnin, quand elle publie un nouveau roman, elle n’est jamais là où on l’attendrait. A chaque fois, elle me surprend.

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2019/10: Faites vos vœux!, Martine MAGNIN

Offrir ses vœux est au cœur de la tradition. L’auteur s’est interrogée sur les motivations et le sens caché sous nos mots et sur les vertus possibles des vœux que nous formulons tous et sur les bonnes résolutions que nous nous proposons de suivre. Elle a décidé de recueillir nos rêves et nos souhaits, et d’analyser les subtilités enfouies sous nos déclarations. Avec humour, ce texte dépeint notre société au travers de ces démarches traditionnelles. Ce texte repère nos travers et nos secrets et les décortique allègrement, mais il sait aussi nous émouvoir par des rêves aussi bouleversants qu’inattendus.

« Bonne année, bonne santé, tous mes vœux! » C’est ainsi que Martine est accueillie par sa pharmacienne. Et c’est ainsi que commence sa réflexion.

Là, en l’occurrence, elle en ressort l’hypocrisie et aussi la tradition de formuler ses vœux, à tout le monde sur le même ton. Alors, Martine s’est interrogée et il en ressort cet essai.

On y retrouve tout l’humour de Martine Magnin, sa fantaisie, sa douceur, sa bienveillance. En se penchant sur cette tradition, elle décortique les sous-entendus, les non-dits. Elle interroge sur la motivation de ces vœux, et aussi sur leur sens profond.

Quelle est la part de sincérité dans ces formules que nous échangeons chaque année? Quelle en est la part d’empathie, d’amitié, de « j’m’en foutisme », la part d’obligation, de convention? Martine a collecté des vœux, et aussi des bonnes résolutions. « Nous allons faire vivre nos mots pour que vivent nos rêves à n’en plus finir. » Vous vous retrouverez au détour de certains de ces vœux, que vous aussi, tout comme moi, avez exprimés.

Alors voilà, il y a là des pistes de réflexion, de l’humanité, des prises de position.

La gentillesse, la courtoisie, la bienveillance et l’empathie sont souvent malmenées par le cynisme général et l’actualité hostile. Passerait-on onze mois dans l’indifférence, l’amertume, l’ironie, la raillerie, et l’insulte du bout des lèvres, pour abandonner cette attitude peu amène juste pendant le mois de janvier?

Il y a là des espoirs, des désespoirs, des attentes déçues, des bouteilles à la mer, des mains tendues, … Un reflet de notre société, de ce qu’elle recèle encore de bonheurs et de bienfaits, mais aussi de ses coups de massue.

Merci Martine.


2018/75: 15 nuances de mères, Martine MAGNIN

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Le portrait idéal de la Mère, célébré chaque année au mois de mai, échappe parfois aux images oniriques. Mère rouge, mère trouble, mère de glace… Avec 15 nuances de mères, Martine Magnin, elle-même mère et grand-mère, décortique ici, via de courts récits, sans respect ni anesthésie, mais sans jugement ni accusation, les dérives et la grande imposture de certaines de nos mères, entre mission sacrée et démission totale, entre mères inutiles et mères nuisibles, entre fête des Mères et « défête ».
Tout est une question de nuances!
Après un utile rappel de l’historique de la fête des mères, découvrez les portraits de ces 15 femmes qui ne méritent pas toutes d’être fêtées…

Si tu viens de temps en temps ici, tu sais déjà que j’ai une tendresse particulière pour Martine Magnin. Tu sais déjà que j’affectionne son écriture fine et élégante.

Ce qui est bien avec Martine, c’est que chaque nouveau livre est une surprise. Toujours radicalement différent des précédents, même si on y retrouve toujours sa douceur et sa sensibilité. Cette fois-ci, Martine Magnin ne nous livre pas un roman mais un recueil de nouvelles, sur un sujet sensible: la maternité et l’instinct maternel, ou le non-instinct pour certaines. Peut-on qualifier de « mère » toutes les mères? Toutes méritent-elle d’être appelées « mères »? Toutes méritent-elles l’affection de leurs enfants?

Ici sont brossés quinze portraits. Dont certains sont corrosifs.

Mais attention, Martine livre ces portraits sans jamais en juger les acteurs ni se faire donneuse de leçon. Vous rencontrez ici des mères démissionnaires, rigides, intransigeantes, toxiques, absentes, négligentes, froides, addicts, dures, exigeantes, autoritaires, amères, désenchantées, égoïstes, trop parfaites, trop ci ou pas assez ça. Vous rencontrerez des mères omniprésentes,  étouffantes, envahissantes, fusionnelles, beaucoup trop ci et ça.

Mais vous rencontrerez aussi des enfants, dont certains parviennent à prendre le contrepied de leur génitrice, des enfants qui souffrent, des enfants qui se défendent comme ils peuvent.

Tu prendras certaines de ces nouvelles en pleine face. Tu y reconnaitras certainement des connaissances. La première nouvelle m’est arrivée comme un coup de poing. Alors j’ai refermé le livre. J’ai pris du temps avant de l’ouvrir à nouveau et d’en apprécier la saveur.

Merci Martine!

 

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