Archives de Tag: Le mardi sur son 31

Le mardi sur son 31 #36

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« Elle avait les dents un peu irrégulières, mais ses lèvres étaient jolies. Elle ressemblait à la femme qu’elle avait voulu être. « Un jour, ta vie sera comme ça », pensait-elle toujours quand elle était une adolescente rêveuse qui imaginait des tas de choses, en regardant dans le vide par la fenêtre de la cuisine de l’appartement qu’elle partageait avec sa mère divorcée…»

 

La vie devant ses yeux, Laura KASISCHKE, Le Livre de Poche, p.31

 

 


Le mardi sur son 31 #35

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« Il se souvenait de sa folle journée. Son avion pour Paris. Son appartement. Son hésitation.

L’hésitation! Le mot lui-même le faisait doucement sourire tant tout ceci lui paraissait dérisoire.»

 

Le village des ténèbres, David COULON, Les Nouveaux Auteurs, p.31

 

 


Le mardi sur son 31 #34

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« Tellement de choses qu’il pourrait faire…

Mais Paul se contente de sourire. Ce type l’a tiré d’un mauvais pas. On dirait qu’il lui porte chance, alors autant parcourir un bout de chemin à ses côtés.»

 

Satan était un ange, Karine GIEBEL, France Loisirs, p.31

 

 


Le mardi sur son 31 #33

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«Au 33 bis. Elle réentendit la garde-malade qui criait: « Mme Gauthier, au 33 bis… ». La pauvre femme, elle lui avait sauvé la vie – en évitant que sa tête ne heurte le sol, elle en était à présent convaincue – , mais pas pour longtemps.

A moins que cette lettre? Cette lettre qu’elle avait choisi de poster? Et si elle avait mal fait? Si la précieuse lettre avait déclenché une catastrophe? Si c’était la raison pour laquelle la garde-malade s’y était tant opposée?

De toute façon, elle serait partie, cette lettre, se réconforta Marie-France en se versant une seconde tasse de thé. C’est le destin. »

 

Temps Glaciaires, Fred VARGAS, Flammarion, p.31


Le mardi sur son 31 #32

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«[…] Meurtrière à 11 ans et la vie de la jeune femme depuis sa remise en liberté ont fait l’objet d’un intérêt extrême et profondément angoissant pour elle de la part des journalistes. Etant donné l’intérêt que je lui ai moi-même porté pendant trente ans, je ne peux pas blâmer mes confrères journalistes. Mary était – elle est toujours – exceptionnelle. Sa vie est exceptionnelle et particulièrement riche. Depuis sa libération, je n’ai rien écrit à son sujet, je n’ai livré aucune information, rien de ce que je savais de ses allées et venues ou de sa situation, ni à mes confrères ni à mes amis. Je pensais qu’il lui faudrait plusieurs années pour « se retrouver » et qu’il fallait la laisser vivre dans l’anonymat le plus longtemps possible.

Mais j’ai aussi pensé, pendant des années, que s’il existait quelqu’un capable de nous aider à comprendre ce qui peut conduire une enfant à commettre un meurtre, et à imaginer ce qui doit ou peut être fait pour cette enfant, c’était Mary.»

Une si jolie petite fille, Gitta SERENY, Points , p.31


Le mardi sur son 31 #31

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«C’est elle souvent qui proposait une flânerie en barque sur l’étang, une cueillette de champignons, de pommes, de fleurs, de châtaignes ou de glands, une randonnée à cheval jusqu’à la mer voisine. Là, en toute innocence, ils se glissaient nus dans l’eau jusqu’à la taille, car ils ne savaient pas nager. »»

Les anges maudits de Tourlaville, Yves JACOB, Presses de la Cité

Collection Trésors de France, p.31

 


Le mardi sur son 31 #30

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«Elle le regarde d’une drôle de façon quand elle part dans ses discours. Ses yeux bleus s’emplissent de brume. Il sait qu’elle est triste, Mme rousse. Qu’elle ne se fait plus d’illusions sur rien. Elle le lui dit souvent quand elle a bu quatre verres de porto.»

Les vieilles, Pascale GAUTIER, Folio, p.31