Archives de Tag: Jacques Expert

2017/93: Tu me plais, Jacques EXPERT

Quand, par une succession de hasards, Vincent se retrouve assis face à Stéphanie sur la ligne 1 du métro parisien, la scène a tout d’une belle rencontre. La jeune femme tombe immédiatement sous son charme; lui, semble fasciné par le galbe et la finesse de son cou. Mais ce coup de foudre pourrait bien se révéler fatal… Car, sous ses airs enjôleurs, Vincent dissimule de terrifiantes pulsions. Hasard de l’existence ou force du destin, comment sauver Stéphanie des griffes de ce funeste séducteur?

Vincent prend le métro pour aller rejoindre des amis. Il rate la rame à quelques secondes et se voit dans l’obligation d’attendre la suivante. Qui lui permettra de croiser le chemin de Stéphanie, une jolie jeune femme au cou gracile. Vincent va tout faire pour la séduire et en faire sa prochaine victime. Parce que Vincent est un tueur en série et là, il est affamé… Il lui reste encore quelques stations pour parvenir à ses fins. Temps pendant lequel il planifie son crime. Mais Stéphanie pourrait bien être sauvée. Par son petit copain qui arrive en scooter, par son père qui en promenant le chien se dirige vers la bouche du métro, par cette conductrice éméchée qui roule un peu trop vite et pourrait bien causer un accident, par les policiers qui sont aux trousses de Vincent…

Suspens…

Stéphanie va-t-elle vivre ou Vincent réussira-t-il à mener son projet à bien?

Un minute par minute angoissant. Un station par station devrais-je dire, ce serait plus juste. Un thriller court lu d’une traite (185 pages dans l’édition Le Livre de Poche). La description est précise, chaque acteur du drame qui est en train de se jouer apparaît et son rôle dans l’histoire, conscient ou pas, décrit: le copain de Stéphanie, son père, le policier, le conducteur du métro, le groupe de jeunes, la conductrice, … Chacun de ces personnages secondaires peut faire aboutir le plan de Vincent ou au contraire le contrecarrer. La vie de Stéphanie se joue à un petit rien…

C’est très bien écrit, j’aime beaucoup. C’est prenant, inquiétant, passionnant.

 

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2017/83: Hortense, Jacques EXPERT

1993: Sophie Delalande est folle d’amour pour sa fille, Hortense, presque trois ans, qu’elle élève seule. Son ex-compagnon est un homme violent, auquel elle refuse le droit de visite. Un jour, il fait irruption chez elle et lui enlève Hortense. 2015: Sophie mène une vie morne, solitaire. Un dimanche pluvieux, elle se fait bousculer par une jeune femme dans la rue. Persuadée qu’il s’agit d’Hortense, elle la suit. Sans rien lui dévoiler, elle sympathise avec elle. La relation qui se noue alors est pleine de mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d’un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille? Et cette jeune femme est-elle aussi innocente qu’elle le paraît? Une intrigue fascinante et haletante, inspirée d’un fait divers réel.

La vie de Sophie s’est arrêtée le jour où son ex est venu chez elle lui arracher sa fille, sa seule raison de vivre. Des années après, elle croit reconnaître Hortense en une jeune fille qui l’a bousculée dans la rue. Alors elle la suit, elle l’observe, elle prend contact, apprend à la connaître, entre dans son quotidien. Elle doit s’assurer qu’elle est bien Hortense, ce qui pour elle ne fait aucun doute, et l’apprivoiser avant de lui révéler la vérité.

Un roman déroutant, surprenant, comme Jacques Expert sait si bien le faire. A partir d’un fait divers, il va nous plonger dans la détresse de Sophie, et le fabuleux espoir qui l’anime soudain quand elle reconnaît sa fille. Un suspens qui monte crescendo, qui ne voit pas vraiment venir même… Jusqu’au final… Ca évolue doucement, à mesure que Sophie s’approprie la jeune Emmanuelle. L’atmosphère est oppressante, l’obsession devient de plus en plus nocive, cauchemardesque à mesure que Sophie s’insinue dans sa vie. On ne peut que compatir à la souffrance de Sophie, même si…

Ce roman confirme mon attachement à Jacques Expert, qui sait si bien nous conter le désespoir, l’angoisse, l’abîme qui s’ouvre immanquablement. J’adore!

 


2016/61: Deux gouttes d’eau, Jacques EXPERT

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Une jeune femme est retrouvée morte dans son appartement de Boulogne-Billancourt, tuée à coups de hache. Elle s’appelle Elodie, et l’enregistrement d’une camera de surveillance permet son ami, Antoine Deloye, sortant de chez elle, l’arme du crime à la main. Immédiatement placé en garde à vue, Antoine s’obstine, malgré les évidences, à nier les faits. Il accuse son frère jumeau, Franck, d’avoir profité de leur ressemblance pour mettre au point une machination destinée à le perdre. Quand Franck Deloye arrive au commissariat central pour être entendu, le trouble est immense: il est impossible de différencier les deux hommes, qui se ressemblent, littéralement, comme deux gouttes d’eau.

J’ai beaucoup aimé. L’intrigue est bonne, bien réfléchie. Serait-on face au crime parfait?

Elodie a été assassinée. Le crime est barbare. Tout accuse son fiancé, Antoine. Jusqu’à ce que le jumeau de celui-ci, Franck, fasse son apparition. Parce qu’ils sont parfaitement identiques. Bien sur, Antoine crie son innocence et accuse son frère. Franck déplore de son côté le machiavélisme de son frère. Le commissaire Laforge et son équipe ont très peu de temps pour résoudre l’énigme. La course contre la montre est lancée, et le jeu des deux frères est parfaitement rodé.

La perversité des jumeaux est diabolique. Rien ne peut les différencier et ils le savent. Même leurs parents n’arrivaient pas à les reconnaître l’un de l’autre.

C’est très bien mené, on est tenu en haleine jusqu’à la fin. Même si à plusieurs reprises on est certain d’avoir mis le doigt sur le pourquoi du comment, il y a à chaque fois un rebondissement qui fait douter. Du bon polar, comme j’aime.


8ème salon St Maur en Poche

J’ai un homme formidable qui m’a emmenée samedi au salon St Maur en poche, dont c’était la 8ème édition ce week-end. Donc après avoir glané au Havre le week-end précédent des dédicaces de Sire Cédric, David Coulon, Johan Theorin, Ian Manook et Maurice Gouiran, j’ai eu la chance samedi de rencontrer (et papoter) des gens adorables, super accueillants tels que: Olivier Norek, Nicolas Lebel, Claire Favan, Ingrid Desjours, Nadine Monfils (lumineuse et rayonnante), Yasmina Khadra (quelle émotion, j’ai tellement d’admiration pour cet écrivain), David Foenkinos, etc….

J’en suis repartie presque euphorique, si ce n’est la fatigue qui m’a vaincue et empêchée de sauter partout… Oui, une vraie gamine! Heu-reu-se je suis!!!

 


Qui?, Jacques EXPERT

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 1994, Carpentras, résidence pavillonnaire du Grand-Chêne. Un jours de mars, Laetitia Doussaint, 10 ans, est violée et assassinée. L’auteur du crime ne sera pas identifié. 2013. A la télévision, l’émission « Affaires non résolues » revient sur le drame de Carpentras. Quatre hommes sont devant leur écran. Tous les quatre habitaient le Grand-Chêne et faisaient partie du groupe qui a retrouvé Laetitia. Depuis dix-neuf ans, le souvenir de la fillette, de son corps martyrisé, les hante. Ce soir-là, de 22h25 à 23h28, ils se souviennent. Leurs épouses également. Certains secrets remontent à la surface, des suspicions, des non-dits, des regrets. Au terme de l’émission, le voile sera levé. L’un d’eux est le coupable du viol et du meurtre de Laetitia. Mais qui?

 Il y a 19 ans, la petite Laetitia a été violée et tuée. Son corps abandonné. Il y a eu une enquête, des suspicions, … Des erreurs, des culs de sac. Une scène de crime qui n’a pas été sécurisée, un voisin qui avoue sous la pression puis disculpé, un clochard instable qui lui aussi avoue le crime et se suicide avant finalement d’être lui aussi disculpé, gendarmerie, police, juges, médias, … Bref, le coupable court toujours. Mais d’ici peu il y aura prescription. Sans nouvel élément, l’enquête sera classée. Le commissaire est prêt de la retraite mais refuse de partir sur cet échec. Il lui reste quatre dossiers sur son bureau. Quatre coupables potentiels. Mais lui, il sait. Ce soir-là va être diffusée une émission consacrée à l’affaire. Tous seront devant leur télé. Et le commissaire compte bien faire craquer le coupable.

Tous les ingrédients sont là, bien dosés. Suspens, rebondissements, infos distillées au compte-gouttes … C’est la vie d’un quartier et de ses habitants qui est disséquée. Ces gens qui sont maintenant propriétaires de pavillons qui ne valent plus rien. Quelques uns sont partis. La plupart n’avait pas d’autre choix que de rester. Tous se connaissent, se côtoient. Les enfants ont joué et ont grandi ensemble. Les hommes chassent ensemble et se retrouvent au bistrot…. Ces presque 20 années de doute ont détruit à petit feu cette petite communauté et fait vaciller les couples et les amitiés.

J’avoue que jusque la fin, je n’ai pas réussi à me décider sur le coupable. J’ai douté de son identité jusqu’au bout. J’ai aimé la construction, le fait de changer de personnage (et donc de point de vue) à chaque chapitre. On passe d’un protagoniste à un autre, avec intercalés des chapitres « Elle » et « Lui »: le coupable et sa femme. Bien sur, ce qu’Elle et Lui racontent peut s’appliquer à chacun des quatre suspects. Chaque chapitre amène des indices, tu recoupes les infos et tu crois connaitre la solution, et paf, le chapitre suivant réduit à néant tes déductions. C’est comme ça jusqu’à la fin. Un bon polar.

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Dans le cadre du Challenge Thrillers et Polars 2014-2015 de Liliba


Adieu, Jacques EXPERT

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2001, Châtenay-Malabry. Une mère, son fils et sa fille sont retrouvés assassinés à leur domicile. Le père est porté disparu. Est-il lui aussi victime ou bien coupable? Les recherches s’organisent, sous la direction du commissaire Langelier. Un mois plus tard, jour pour jour, c’est au tour d’une seconde famille, tout aussi ordinaire, d’être abattue dans des circonstances identiques. Là aussi le père est introuvable. Presse, politiques, police sont unanimes: un tueur en série est à l’œuvre. Seul Langelier s’entête à concentrer tous ses efforts sur la piste des pères, qu’il soupçonne d’être à l’origine des massacres. Devant son obstination et son manque de résultats, son supérieur, le commissaire Ferracci, est obligé de lui retirer l’affaire. Commence alors entre les deux hommes une guerre froide qui ne prendra fin que dix ans plus tard avec la révélation d’une incroyable réalité.

 

Voilà: deux familles ont été assassinées. Le commissaire Langelier a une théorie, mais il n’est pas suivi par sa hiérarchie. Il n’aura de cesse de prouver la véracité de son hypothèse. Il mettra tout en œuvre pour ça, il y laissera tout aussi. Il va livrer à tous, au bout de 10 ans, le soir de son départ en retraite, sa version de l’enquête.

 

C’est le premier livre que je lis de l’auteur et j’ai adoré. C’est très bon, un régal. Je l’ai dévoré. C’est bien écrit, c’est efficace et prenant. La fin réserve une surprise. Mais bien que la première partie du dénouement se laisse vite deviner, cela n’a rien enlevé au plaisir de cette lecture.