Archives de Tag: humour

2017/27: Le potentiel érotique de ma femme, David FOENKINOS

Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapins, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampes d’escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les œufs d’oiseaux, les moments avec toi, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s’est marié. alors, il s’est mis à collectionner sa femme.

Donc, tu l’auras compris, Hector est atteint de collectionnite aigüe. Très très aigüe même…

Bref, en général, j’aime bien David Foenkinos…

Ben oui: mais…

Mais cette fois-ci, je n’ai pas du tout accroché et je me suis franchement ennuyée. Pour moi, c’est long, c’est lent, ça ne décolle pas, ça ne bouge pas, il ne se passe rien… J’avoue qu’après avoir lu tant d’éloges sur ce livre, la déception est au niveau des attentes déçues.

Dommage.

 

 


2017/22: Vous plaisantez monsieur Tanner, Jean-Paul DUBOIS

Avant d’hériter de la maison familiale, Paul Tanner menait une existence paisible. Mais depuis qu’il a décidé de la restaurer, rien ne va plus! Maçons déments,  couvreurs délinquants, électriciens fous, tous semblent s’être donné le mot pour lui rendre la vie impossible. Chronique d’un douloureux combat, galerie de portraits terriblement humains: le récit véridique d’un chantier infernal, coloré d’une bonne dose d’humour… noir!

Paul Tanner hérite donc de la maison familiale. Il va vendre sa maison pour financer la restauration de celle-ci. C’est le début d’une aventure épique et rocambolesque. Douloureuse aussi.

Moi qui à la recherche d’une maison à rénover, j’avoue que ce genre de récit fait réfléchir… C’est le moins que l’on puisse dire. Ca fait même un peu peur. Je me dis que pourvu que nous n’ayons pas la malchance de tomber sur des énergumènes pareils quand nous aurons enfin trouvé notre maison… Aïe aïe aïe….

Parce que le pauvre Paul, il va en voir de toutes les couleurs! Les différents entrepreneurs vont enchaîner les catastrophes et faire montre d’une mauvaise foi à toute épreuve.

Un petit roman drôle sans non plus être hilarant, mais divertissant. Un bon moment de détente.

 


2017/06: La Main de Dieu, Olivier DE LAGAUSIE

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Est-ce depuis que Maradona a marqué de la main un but accordé à Dieu par la presse et les supporters, que les joueurs multiplieraient les signes de croix sur les terrains de football? Tout le monde se réclame de Dieu à l’occasion, mais on voudrait aussi nous faire admettre que croire peut tuer, en parlant de guerres de religions ou de terroristes religieux. Et si on ne gagne pas au Loto, eh bien, c’est qu’Il ne nous aimerait pas tant que ça, en fait. Finalement, assis sur son petit nuage, Dieu pourrait se demander si on n’a pas oublié l’essentiel, d’autant que, le dimanche, on tend à rencontrer plus de croyants sur le gazon que dans les églises. Le message ne passe plus? Les druides et les chamanes vont-ils revenir pour remplacer les prêtres?

J’ai pris du temps pour lire ce petit traité. J’ai lu et relu certains passages. Je suis revenue sur d’autres paragraphes… J’ai pris des notes et j’ai réfléchi. J’ai commencé à rédiger cette chronique en critiquant chronologiquement les éléments de cet essai. Mais j’ai arrêté. Déjà parce que développer chaque idée aurait pris un temps fou et des pages pleines pour aller au bout de cette chronique. D’autre part, parce que mes convictions ne concernent que moi, et que je n’ai pas spécialement envie de les étaler ici. Ce n’est pas le but. Cette chronique n’est pas là pour lancer un long et éreintant débat. Je vais donc être plus brève.

Même si je rejoins Monsieur de Lagausie sur un certain nombre de points, j’en diffère sur d’autres. A commencer par la notion de religion (au sens large, j’entends Religion dans son ensemble, quelle qu’elle soit) et la façon dont je la perçois. Puisque de mon point de vue, je ne crois point. Il n’y a pour moi pas de religion(s), mais des sectes officielles qui de tout temps ont fait les beaux jours des dirigeants de chaque époque. Chacun y a trouvé son compte. C’est là très réducteur me diras-tu, et tu auras très certainement raison. Mais je ne vais pas développer ici mon allergie aux religions. Je ne Crois pas. Point. Je n’ai pas de Foi. Mais je respecte, chacun fait ce qu’il veut tant qu’il ne tente pas de m’imposer ses pratiques et croyances. Tout ça est de l’ordre de l’intime et devrait le rester.

Quand j’entends ces politiques qui se targuent d’être de bons cathos, qui déplorent la perte de la moralité d’autrefois… Ca me colle de l’urticaire. On en parle des cathos intégristes? Ah bah oui, y’a pas que les autres…

On peut par contre parler spiritualité. Là, ok, je suis ouverte à la discussion.

Bon, tout ça (et l’approche du christianisme d’Olivier de Lagausie, qui je dois le préciser ne prend pas partie. Il s’agit plutôt d’un constat, un état des lieux, traité avec humour) est développé dans ce livre dans lequel tu es libre de te plonger si le sujet te titille. Ce traité, personnellement, ne me fera pas changer d’avis. Je suis une bourrique têtue et obtuse sur certains sujets, dont celui-ci, que veux-tu… On ne me changera pas. Je n’en ai pas moins apprécié de me confronter à un autre regard.

Merci Olivier, de m’avoir permis de vous lire. Je dois admettre que j’ai ouvert la première page avec la conviction que je détesterai ce livre, vu son sujet. Je m’en excuse car j’ai aimé vous lire. Et ce fut une lecture bien intéressante, une réflexion appuyée et argumentée.

Ce fut l’occasion de quelques révisions, et de quelques découvertes aussi, notamment historiquement et symboliquement parlant, sur l’Eglise catholique romaine, l’Eglise française. Ce rappel historique est très intéressant et remet les pendules à l’heure. J’ai appris de petites choses en vous lisant, Olivier, et déjà rien que pour cela je ne regrette pas cette lecture. Je me suis finalement dit que vous aviez raison sur certaines choses, sur l’importance (ou non), la considération à accorder aux choses… Bref, ce fut un plaisir de vous lire.

Si certains d’entre vous se lancent dans la lecture de cet essai, s’il-vous-plaît passez me laisser votre ressenti. Vraiment, un autre retour d’opinion m’intéresserait.


2016/70: Droit dans le mur, Nick GARDEL

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Ancien vigile, Michel Marchandeau a cru au rêve campagnard: il s’est installé dans une maison des contreforts vosgiens. Mais le voisinage peut vous pourrir la vie bien plus vite qu’on ne le croit. Entre une congrégation d’illuminés aux prétentions territoriales envahissantes et un anglais chercheur de trésor, le retraité va devoir jouer des poings. Rapidement les cadavres commencent à s’entasser et cette histoire pourrait bien finir droit dans le mur…

Michel savoure sa retraite. Il repeint ses volets tranquille pépère (Merci du tuto Monsieur Gardel, le jour où j’aurai mon chez-moi je saurai comment entretenir mes volets) et partage de temps en temps une bière avec son voisin anglais, qui cherche intensivement le trésor prétendument caché sur la propriété par son aïeul. Jusque là tout va bien dans le meilleur des mondes. Sauf que. Les nouveaux voisins, une secte d’illuminés qui a construit son bâtiment sur le terrain juste à côté, et dont le gourou gère discrètement des activités annexes, a besoin des terrains mitoyens pour s’étendre. Le but est donc de trouver le moyen d’exproprier vite fait bien fait les actuels propriétaires…

Des personnages pas piqués des hannetons, des situations rocambolesques, humour noir, jeux de mots, … Une écriture qui m’a rappelé par certains côtés les jeux de mots truculents et le langage fleuri et très coloré de San Antonio. C’est léger et enlevé, bien ficelé, cocasse.

Notre héros arrivera-t-il à finir de rénover ses volets? Parviendra-t-il à conserver sa tranquillité? Finira-t-il en un seul morceau? Ah ah ah!! Tu voudrais bien le savoir, hein! Tu peux commander « Droit dans le mur » directement auprès de son auteur…


2016/56: Le renversement des pôles, Nathalie CÔTE

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Les bourdon et les Laforêt ont loué deux appartements voisins dans une résidence avec piscine en bord de mer. Chacun est arrivé avec la même envie: consacrer ce temps béni aux enfants, au repos, aux projets. Et tous sont rattrapés par leurs obsessions propres: fuir un mari ennuyeux, faire oublier qu’on a pris dix kilos, faire semblant que tout va bien. Ils attendaient l’été avec impatience mais risquent fort de finir la tête dans le sable…

C’est ce que j’appelle personnellement un roman de plage. Un roman sans prétention, léger, facile à lire.

Voici deux couples en vacances. Des voisins de passage qui font faire superficiellement connaissance. Et derrière le vernis bien lisse, derrière l’apparence, la belle image familiale qu’ils souhaitent montrer, les failles plus ou moins profondes de chacun, les frustrations accumulées, les complexes que l’on n’assume pas. Les vacances auront tendance à exacerber chaque situation, à rendre acerbe une remarque anodine, une petite phrase mille fois entendue et supportée,  un geste ou une réaction malvenue.

Un roman assez superficiel en somme, sarcastique mais qui ne s’attache pas plus que ça à ses personnages. Une lecture pas désagréable mais qui ne restera pas dans les annales.

 


2016/43: 96 Tome 1: La sixième corde, Caroline et Benjamin KARO

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Certains matins, la vie vous laisse sacrément seul. Seul devant vos choix, avec vos doutes, face à l’avenir et, parfois pire, confrontés à votre histoire. Qu’avais-je décidé cette nuit-là ? Difficile de le dire… mais je savais que j’avais une semaine pour évacuer douze années de mon passé, une semaine à vivre sans modération, une semaine pour préparer mon futur avec Emma. L’heure était venue de faire une valise, pleine de mes trois meilleurs amis, de Doliprane et de la bande originale du plus capital des road trips de ma vie.

Quand Benjamin Karo m’a demandé de bien vouloir donner mon avis sur le premier volume du diptyque qu’il co-écrit avec sa sœur, je n’ai pas su résister. En même temps, il l’a super bien vendu. Je cite: « Simplement ce que je vous propose ce n’est pas un livre, c’est de l’Amour, de l’Amitié et de l’Humanité de saison. Ce roman ne se lit pas, il se descend comme un petit verre de vin blanc au soleil couchant, et que le temps s’arrête pour un tout petit instant quand on pose les yeux sur lui. » Impossible de refuser, n’est-ce-pas?

Donc: Emma et Arnaud envisagent de se marier. Peut être. Mais avant de sauter le pas, Emma va proposer à Arnaud de se confronter à leur passé. Pour cela, chacun va partir une semaine de son côté. Arnaud va donc pendant ces quelques jours, accompagné de ses trois meilleurs amis (et pas des moindres), partir à la rencontre de cinq de ses ex, celles qui ont marqué sa vie, d’une manière ou d’une autre. Il va affronter ses doutes, ses craintes. Combattre ses pulsions, ses désirs. Grandir, mesurer son amour pour Emma. Tourner des pages, faire des choix.

Ce voyage dans la vie d’Arnaud est aussi l’occasion d’évoquer l’amitié qui le lie à Eni, Romain et Vincent, et d’en renforcer encore les liens. Ce voyage est aussi le prétexte pour ses amis à une semaine de fête folle, d’abus total.

Les trois amis sont aussi pénibles qu’attachants. Ils sont maladroits, de grands ados en somme. Eni, entrepreneur qui foire tous ses projets, froid et distant dans ses relations avec les femmes. Romain, très fleur-bleue qui cherche activement la femme de sa vie mais qui n’est pas très doué, et qui subit ces rejets successifs comme autant de coups de poignards en plein cœur. Vincent, plein aux as, macho pénible, qui utilise les femmes comme des mouchoirs. Branleur et prétentieux. Bon après, il se passe des choses, il y a explications et tout ça, mais tout ça justement, à toi d’aller le découvrir.

C’est un peu un « Very bad trip » (alcool, sexe et rigolade) sans les emmerdes, mais avec plein de filles. Ambiance…. J’avoue que je ne croche pas plus que ça; ce n’est pas trop mon style de lecture, j’avoue préférer mon petit verre de vin blanc. Mais c’est une lecture détente, ça se lit bien et plutôt rapidement (idéal en cette saison estivale), sans doute du fait de la part très importante de dialogues. Un style très familier voir cru, un humour caustique, une ambiance enjouée. Bref, un roman sympathique dont je lirai certainement la suite (je veux savoir!!!).


2016/28: Je vais mieux, David FOENKINOS

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« Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos. Je pensais que cela passerait, mais non. J’ai tout essayé… J’ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par la paranormal. Ma vie a commencé à partir dans tous les sens. J’ai eu des problèmes au travail, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants. Je ne savais plus que faire pour aller mieux… Et puis, j’ai fini par comprendre. »

Vraiment, j’aime beaucoup David Foenkinos.

J’ai vraiment aimé ce petit livre, drôle et rafraichissant.

Le narrateur mène une vie qu’on peut qualifier de confortable et routinière. Il travaille dans un cabinet d’architecte, il a une femme aimante, deux enfants, et des amis fidèles. Mais un jour, lors d’un repas avec ces amis, il est pris d’un mal de dos qui ne va pas se calmer. Loin de là. Il va tout essayer pour en venir à bout, tout analyser et se lancer dans la longue quête d’un bien-être providentiel. Mais avant de parvenir à aller mieux, sa vie va complètement se déliter. Pour notre plus grand plaisir.

Une écriture fluide et légère. Foenkinos amène parfaitement l’évolution psychologique du personnage, la façon dont la douleur lancinante (puis de plus en plus insupportable, tant elle devient omniprésente) envahit la vie du personnage, le submerge et lui fait perdre pied. Un roman qui peut s’avérer constructif. Une bonne lecture.