Archives de Tag: humour

2017/114: Serial Mother: comment survivre avec des enfants, Jessica CYMERMAN

9782253177036-T

« Tout a commencé le jour où, en regardant mes enfants, je me suis dit que j’étais une meilleure mère avant de les avoir. Alors j’ai décidé d’en rire plutôt que d’en pleurer et j’ai créé serialmother.fr. » Jessica Cymerman offre ici une sélection des chroniques (anecdotes, billets d’humeur, résolutions, lettres ouvertes, …) postées sur son blog, autour du quotidien rocambolesque de la maternité. glousser doucement devant les conseils foireux de sa propre mère, essayer de faire ami-ami avec les autres parents sur la plage, se demander qui a eu l’idée folle d’inventer le lit parapluie, … Et détester les mères parfaites! Un livre plein d’humour et d’esprit. Pour regarder la vie de famille du bon côté.

C’est très bien résumé.

C’est effectivement bourré d’humour. Personnellement, je m’y suis totalement retrouvée. C’est simple, j’aurais pu écrire une partie de ces chroniques tant j’ai eu l’impression qu’elles parlaient de moi…

Ca se lit très (trop?) vite, ça fait ricaner. On pense à notre mère quand elle évoque la sienne, à nos copines, … Nous aussi, les mères parfaites, on a envie de les dézinguer.

Bref, l’écriture est gaie et enlevée. Un très bon moment de détente.

Publicités

2017/110: Pour un selfie avec lui, Sam RIVERSAG

51Zkm36+fhL

Mary a tout pour être heureuse. Elle est rédactrice dans un tabloïd anglais et son petit ami est l’homme idéal, jusqu’à ce qu’elle découvre qu’il la trompe et se retrouve brutalement dans une autre dimension. Sa réaction intersidérale la surprend elle-même. Elle sera une femme libre, sans contraintes ni belle-mère. Mais voilà que le félon demande son pardon. Et puis quoi encore? Que feriez-vous à sa place? Comment régler à la fois ses problèmes sentimentaux et professionnels quand votre meilleure amie n’arrête pas de vous mettre dans la panade avec les meilleures intentions du monde? Mary ne peut que se transformer en guerrière ninja pour résister à ce tsunami. Et si la solution à tous ses problèmes venait de l’acteur Benedict Cumberbatch, la super star de la série qui bat tous les records de popularité sur la planète?

Tout d’abord, un grand merci à l’auteure de m’avoir accordé sa confiance.

Ce roman est rafraîchissant, gai, léger, drôle. Ca se lit d’une traite.

C’est un roman chick-lit: le ton est désinvolte, un poil insolent, désabusé. Notre héroïne, Mary, se retrouve face à des situations critiques qu’elle traite de façon très primesautière. Mary est une jeune femme spontanée, naïve, impulsive, sincère. Elle a de ces petits côtés pathétiques attendrissants. Elle rebondit toujours, avec l’aide plus ou moins efficace de sa meilleure amie Lola, adorable mais farfelue. Beaucoup d’autodérision, un humour parfois un petit peu répétitif mais mordant. J’ai sourit d’un bout à l’autre.

C’est aussi un roman feel-good: des aventures burlesques, une ironie mordante, un style vif et enjoué. Ca te redonne le sourire et le moral quand tu as un coup de pompe. Un parfait roman d’été en fait. L’histoire tourne autour des déboires sentimentaux, professionnels et familiaux de Mary, qui fait boulette sur boulette en espérant arranger sa situation… Elle tire des plans sur la comète pour améliorer et pimenter sa vie, mais accumule les échecs et les bombes à retardement.

Bref, un roman frais, très sympa. Une agréable découverte.


2017/86: Chorale, Nick GARDEL

Un magasin qui explose, un mitraillage à la kalashnikov, une sirène recherchée, un gang sanguinaire, Peter, Jean-Edouard et Lorelei sont des habitués du chaos. quand leurs extraordinaires aptitudes pour les ennuis s’entrecroisent, cette troupe soudée par l’amitié prend la route à bord d’une vieille DS qui en a vu d’autres. Mais jusqu’où peut conduire l’amitié?

Comme pour Droit dans le mur, voici un roman totalement improbable mais pourtant ça fonctionne parfaitement.

Je ne connaissais pas encre Peter, Jed et Lorelei, des personnages hauts en couleurs, truculents et excentriques. Mais ô combien attachants! Et on ne s’ennuie pas avec eux! On n’a pas le temps. Le rythme est effréné, ça ne s’arrête pas une minute. Pris malgré eux dans une histoire qui les dépasse, à la recherche d’Aykut, un ami commun, ils vont enchainer les surprises et les catastrophes. En effet, depuis que sa boutique d’aspirateurs a explosé, Aykut s’est évanoui dans la nature…

Un roman à suspens bourré d’humour mordant et sarcastique. On y retrouve un peu l’esprit d’Audiard. Une sorte de road-trip déjanté, loufoque, rocambolesque, même picaresque. Un très bon moment de lecture.


2017/81: Les phoques de ma sœur, FREVILLE

La crise de la quarantaine, ce n’est pas que pour les chiens! Après avoir brillamment échappé aux griffes de sa tante charcutomaniaque dans le premier opus de la trilogie, puis magistralement réglé les problèmes de succession érotiques de son père dans le second, Fernand va-t-il succomber aux coups de boutoir existentiels de son épouse? Accablée par trop de succès, en quête de sens, celle-ci s’est mise en tête de réhabiliter Fucking Bob, leur idole de jeunesse, mis à mal par trente ans d’apérothérapie. Si en plus sa sœur aînée, la forte tête de la famille, dresseuse de phoques dans un parc aquatique de province en détresse financière, s’en même, on peut craindre le pire.

Merci à Babelio et aux Editions Chemins de Traverse de cette découverte.

Ce roman est donc le dernier d’une trilogie, après Le calepin de ma tante et Les maîtresses de mon père. Je n’ai pas encore lu les deux premiers, mais ce n’est en rien gênant pour la compréhension de celui-ci.

Fernand, donc. Fernand est inquiet pour Maude, sa femme, qui, malgré une vie idéale et une ascension de carrière parfaite, est en proie aux doutes à la suite du licenciement d’une des employées de l’agence bancaire qu’elle dirige. elle va cependant trouver un moyen de se remonter le moral : Fucking Bob, l’idole de leur jeunesse, vient d’être à nouveau arrêté. Elle va donc le tirer de garde-à-vue et tenter de le réhabiliter.

C’est une courte fresque familiale. Fernand, Maud et Isabelle s’interrogent sur leur existence, assument plus ou moins bien leur quarantaine. L’occasion d’une introspection de chacun, comme un premier bilan d’une vie bien remplie. Un récit léger, loufoque, enjoué. Un roman dévoré en deux petites heures à peine.

Une agréable découverte.


2017/47: Le musée de l’homme, David ABIKER

« Au début, je croyais qu’un métrosexuel, c’était un type qui avait un sexe suffisamment gros pour le montrer dans le RER en déployant, tel un albatros, les pans de son imperméable. Je me trompais. Un métrosexuel est un type qui va au salon d’esthétique en plein samedi après-midi parce que ni sa femme ni ses filles n’ont envie de l’emmener voir un match de foot féminin. Voilà la vérité. » Manuel de lâcheté conjugale, traité de puériculture déjanté, livre noire de la société maternante, lettre d’amour tachée de gras, bible du père martyr, cahier de tendances pour homme-parasite, pamphlet lubrique et séditieux… Le musée de l’homme est tout cela à la fois. Dans ce récit hilarant, l’auteur, un jeune père de famille déjà fatigué, cède la place et les commandes aux femmes de sa vie avec un masochisme et une jubilation d’une lucidité déconcertante.

Un petit traité humoristique emprunt de beaucoup d’autodérision. Le déclin de la domination masculine vis à vis du bon sens féminin. En même temps, il ne se défend pas beaucoup. David Abiker est ici une victime consentante, bienheureuse même. Réflexion drolatique et distrayante sur les rapports hommes/femmes, la place de nouveau papa moderne.

Un livre plaisant et amusant qui m’a bien fait sourire, je dois l’avouer.

 

 


2017/40: La fenêtre de Dieu, Cédric BLONDELOT

De l’autre côté de l’Atlantique, à Chicago, une femme meurt dans l’incendie de son appartement. Deux ans plus tard, le 31 juillet 1979, Rue de Tolbiac, en plein Paris, un nouveau-né est abandonné dans un kiosque à journaux. alors qu’il chiait sur Le Monde et pissait sur L’Humanité, un couple le trouva et l’adopta. Il fut appelé Tolbiac Juillet. Adulte, Tolbiac devient magicien. Ne lui demandez jamais de tour avec des colombes, il les déteste. Quant à son lapin, il n’en a plus. Il l’a bouffé la veille. Mais Tolbiac n’est pas seulement doué pour la prestidigitation, il est aussi un pickpocket de génie. Sa vie bascule tandis qu’il fume une cigarette dans les toilettes d’une piscine. Il n’en sortira jamais. Aspiré par la cuvette. Oui, aspiré! C’est au prix d’un minutieux travail de recoupements, où les évènements entrent en résonance, que Tolbiac comprendra quel brûlant secret entoure son existence.

Tolbiac Juillet se pose quelques questions tout de même. Sur les circonstances de son abandon. Il va découvrir son histoire familiale bien malgré lui et de bien étrange façon. Attention au choc!

Une histoire cocasse et rocambolesque, insolite. On commence par faire la connaissance d’une ribambelle de personnages (qui trouvera son explication à la fin de l’histoire) et par suivre un mystérieux perfecto. Qui nous amène à Tolbiac. Un personnage farfelu et plutôt drôle. Un peu barré, toujours de mauvaise foi.

Bref, la rencontre de Tolbiac a été un plaisir. Merci Cédric!

 


2017/27: Le potentiel érotique de ma femme, David FOENKINOS

Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapins, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampes d’escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les œufs d’oiseaux, les moments avec toi, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s’est marié. alors, il s’est mis à collectionner sa femme.

Donc, tu l’auras compris, Hector est atteint de collectionnite aigüe. Très très aigüe même…

Bref, en général, j’aime bien David Foenkinos…

Ben oui: mais…

Mais cette fois-ci, je n’ai pas du tout accroché et je me suis franchement ennuyée. Pour moi, c’est long, c’est lent, ça ne décolle pas, ça ne bouge pas, il ne se passe rien… J’avoue qu’après avoir lu tant d’éloges sur ce livre, la déception est au niveau des attentes déçues.

Dommage.