Archives de Tag: Etats-Unis

Vu #2: Insidious

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Synopsis:

Josh, son épouse et leurs trois enfants vivent depuis peu dans leur nouvelle maison lorsque l’aîné, Dalton, tombe dans ce qui semble être un coma suite à une chute d’une échelle dans leur grenier. Hospitalisé, les médecins sont incapables de définir les raisons de cet étrange état comateux. Josh et Renai le ramène donc à la maison et l’installe dans une chambre médicalisée. Très vite, une succession de phénomènes paranormaux débute, jusqu’à ce que Renai soit attaquée. La famille quitte donc cette maison maudite et ré-emménage dans leur ancienne maison. Mais Renai va vite se rendre compte que ce n’est pas la maison qui était hantée, mais bien Dalton. Une médium va tenter de leur venir en aide…

 

Film d’horreur / épouvante de James Wan, sorti en 2011 (interdit aux moins de 12 ans).

Principaux acteurs: Patrick Wilson, Rose Byrne, Ty Simpkins, Lin Shaye, Corbett Tuck.

Une atmosphère pesante et tendue évidemment. Le début de ce film n’est pas sans rappeler « Amityville », l’un de mes classiques. S’ils respectent les codes du genre (en mettant notamment en scène une jolie petite famille qui arrive dans une nouvelle grande maison), le réalisateur et le scénariste se font plaisir en ajoutant leur patte avec cette idée de voyage astral qui tourne mal, ce démon de derrière les fagots, …

On retrouve ici tous les clichés et les ficelles du genre. Si le début fonctionne correctement, respectant la montée progressive vers ce qui hésite entre la possession et le poltergeist, je dois admettre que le dernier tiers de ce film est plutôt fantasque. Les chasseurs de fantômes sont quelque peu caricaturaux et la medium… Elle m’a amusée.

Un film distrayant mais pas marquant.

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Vu: Death Note

Cette année, en plus de mes lectures, j’ai envie de partager aussi avec toi mes visionnages. Tu retrouveras donc dans cette rubrique « Vu » mes retours sur les films découverts ou revus au cours de l’année. Bon, tu sais que j’affectionne les histoires sombres, alors attends toi à trouver ici des chroniques de films d’horreur, de thriller ou de policiers. Mais pas que, rassures toi!

J’inaugure donc aujourd’hui ce nouveau rendez-vous avec Death Note:

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Synopsis:

Light Turner est un étudiant surdoué en droit de Seattle aux États-Unis. Son père, James Turner, est policier. Il tombe sur un mystérieux livre qui lui confère la possibilité de tuer n’importe qui, de la manière qu’il souhaite, avec seulement pour information de base le nom, le prénom et le visage de la victime désignée. Light commence sa vendetta et tue, au début, des petites crapules et des criminels. Mais bien vite, il fait la connaissance de Mia, qui devient sa petite amie. Ensemble, ils se font appeler « Kira » et entendent rendre justice partout sur la planète, éliminant des criminels de tous acabits. Pour faire face à ce justicier, un homme qui résout les affaires les plus complexes et qui voit Kira comme un meurtrier, surnommé L., va apporter son aide au père de Light et son équipe, en charge du dossier.

 

Thriller fantastique d’Adam Wingard, sorti en 2017.

Principaux acteurs: Nat Wolff, Willem Dafoe, Margaret Qualley, Keith Stanfield, Shea Whigham, Paul Nakauchi.

Les premières mises à mort sont bien vues et ne sont pas sans rappeler les mises en scènes de « Destination finale ». Mais ça s’arrête vite pour laisser la place à la gestion des meurtres, nombreux, organisés par Light et Mia, ainsi qu’à la traque policière.

Je n’ai pas lu le manga original, c’est donc difficile de juger, mais autant le personnage de Light est cohérent, autant il me semble qu’il manque des éléments pour appréhender celui de L. J’imagine que l’affrontement entre Kira et L doit avoir une autre dimension dans le manga, certainement plus approfondie.

Certains éléments ne sont pas suffisamment exploités me semble-t-il. Néanmoins, c’est un bon film, bien rythmé et bien conduit, qui fonctionne. Divertissant.


2016/31: Dans la chaleur de l’été, Vanessa LAFAYE

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Depuis le départ de Henry en 1917 pour les tranchées françaises, Missy Douglas n’a jamais cessé de penser à lui. Dix-huit ans plus tard, après avoir survécu à l’enfer et erré en Europe, Henry est de retour à Heron Key. Mais si l’homme n’a plus rien du garçon désinvolte de l’époque, la ville, elle, n’a pas changé: les Noirs subissent une ségrégation d’une violence inouïe. Parqués dans un camp insalubre, Henry et ses camarades vétérans cristallisent les plus grandes craintes et les plus folles rumeurs. La tension monte encore d’un cran lors des célébrations du 4 juillet. Là, sur une plage où Noirs et Blancs sont dûment séparés, les festivités vont bientôt prendre une tournure tragique: la femme d’un notable blanc vient d’être victime d’une attaque sauvage. Un nom est sur toutes les lèvres: Henry. C’est alors qu’éclate le plus terrible des ouragans. Dans une ville en plein chaos, Missy va tout tenter pour retrouver l’homme qu’elle aime.

Tout d’abord, je remercie vivement Masse Critique et les Editions Belfond pour cette découverte.

Car voici un très bon premier roman.

1935, Floride. Henry est parqué depuis plusieurs mois avec nombre d’autres vétérans dans un camp insalubre pour travailler à la construction d’un pont dont tout le monde se moque. Des conditions impossibles (insalubrité, forte chaleur et forte humidité, tensions permanentes) pour gagner quelques sous afin de palier à la prime promise par l’Etat aux vétérans et jamais versée. Henry vient de retrouver sa sœur, Selma, et Missy, dont il s’occupait avant de partir à la guerre. Missy a grandit, elle travaille pour un couple de Blanc dont elle est la bonne et la nourrice. Mais Missy n’a pas oublié Henry. La ségrégation est à son apogée et le KKK sévit tout près. Pour le 4 juillet, les deux communautés, Blancs et Noirs, partageront une plage soigneusement délimitée. C’est lors de cette soirée que tout bascule. Une Blanche va être sauvagement agressée. Le coupable ne peut être qu’un des vétérans que l’on redoute tant, et très certainement Henry, que la femme a obligé à danser pendant la soirée pour se venger des écarts de son mari. Et c’est sur cette ambiance très lourde qu’éclate le plus violent ouragan que la région ait connu.

Le style est fluide, cela se lit très bien et très vite. Difficile à lâcher. Pour ma part, j’ai croché dès les premières lignes. On est tout de suite mis dans le bain. L’ambiance oppressante de l’époque est très bien retranscrite, et la ségrégation sévit avec force. L’atmosphère est pesante, suffocante. Le climat est étouffant, s’ajoutant à l’accablement général. Henry est bien sur le coupable tout désigné, vétéran et noir; il est le parfait responsable qui arrange tout le monde. Sauf que. Et là-dessus éclate ce terrible ouragan qui ne laissera pas Heron Key saint et sauf, tu t’en doutes bien… Chacun devra lutter pour sa survie.

C’est très bien raconté, c’est palpitant, j’ai été totalement convaincue par le récit. Récit qui, bien qu’étant un roman et donc une fiction, comporte un nombre certain d’évènements réels: les camps de vétérans, la construction du pont, les tensions et démêlées rencontrées avec l’Etat, les épisodes ségrégationnistes, l’ouragan. Tout cela est expliqué en toute fin de livre, avec quelques références littéraires supplémentaires pour approfondir les différents sujets.

Une très bonne découverte.