Archives de Tag: ésotérisme

2019/03: L’étrange cohérence du sablier, Tristan MARCO

  • Auto-édition
  • ISBN: 978-2956429111
  • 302 pages
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Gabriel Caplain entre dans une quarantaine tumultueuse sur le plan sentimental, mais placée sous le signe de la réussite professionnelle. Par un heureux concours de circonstances, il vient d’obtenir un poste qui semble avoir été taillé sur mesure pour lui, au sein de la plus grosse multinationale de la place parisienne.

Rapidement, son employeur, un richissime homme d’affaires américain, propose à Gabriel de participer à une expérience des plus étranges, visant à démontrer que l’âme humaine est soumise au cycle inéluctable des réincarnations. appât du gain, besoin de donner un sens à sa vie, ou simplement quête d’aventure, Gabriel accepte de se lancer dans un voyage initiatique qui le mènera sur le chemin tortueux de l’exploration de son Histoire… de ses histoires. Mais certains souvenirs doivent-ils vraiment quitter les abysses de l’oubli?

Ce roman s’ouvre sur un Paris futuriste, en 2064. Gabriel va s’engager dans une drôle d’aventure!

Voici un roman entre anticipation, science-fiction, ésotérisme et spiritualité. Il est question ici de religion, de questionnements profonds, de réincarnation, de valeurs, de liens de cause à effet.

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2018/33: La petite fille aux cheveux noirs, Thomas DESMOND

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Si je suis internée dans cet institut psychiatrique, c’est parce que je l’ai demandé. Si je suis loin des miens, à l’autre bout de la France, c’est pour les protéger. Si je reste ici jusqu’à ma mort, c’est parce que je n’ai pas le choix. Si j’écris cette histoire, c’est parce que j’ai perdu l’usage de la parole depuis longtemps. Si je me dépêche avant que la nuit tombe, c’est pour être prête. Elle arrive…

La narratrice de ce court récit est enfermée dans un institut psychiatrique. A la demande du nouveau directeur de l’établissement, elle écrit son histoire. Un déménagement suite à la mutation de son mari, une nouvelle maison dans laquelle elle ne se sent pas à sa place, et puis une fausse-couche. Voilà les évènements qui ont précipité cette femme dans la folie, semble-t-il. Parce que quand on lit son histoire, on se dit que la ligne entre folie et réalité est bien difficile à établir. Son récit est posé, et semble terriblement cohérent, à cette exception prêt qu’elle parle de hantise…

Le personnage de cette narratrice contant sa terreur est parfaitement crédible. Sa façon de s’exprimer est fluide, contrôlée, cohérente. Pas de contradiction ni d’hésitation. Elle n’est pas hantée, non, elle a été témoin d’apparitions dans une maison voisine de la sienne et elle entend un enfant demander de l’aide. Et nous, nous sommes des témoins passifs, à travers son regard. Nous partageons ses perceptions, ses ressentis aussi quand elle visite cette maison intrigante.

J’ai aimé la fin de cette nouvelle, où l’on s’aperçoit que l’esprit de cette femme serait finalement prisonnier d’une boucle temporelle. Certains sont persuadés que les murs conservent en eux les traces des évènements traumatisants qui ont eu lieu. Ces évènements, ici le meurtre d’une fillette, continueraient à se produire, encore et encore, dans une sorte d’espace-temps parallèle. Notre narratrice, fragile, brisée par sa fausse-couche, serait peut -être alors plus sensible à ces phénomènes, et malgré elle, elle subirait les interactions de cet autre espace-temps. Elle s’en retrouve captive, revivant nuit après nuit le drame, ressentant l’angoisse de l’enfant.

A se demander même si cette petite fille aux cheveux noirs ne pourrait pas être une extrapolation de son enfant perdu. Finalement, à la dernière ligne, je me pose encore la question de son état psychique…

Un récit réussi.


2017/59: Le sourire de Robespierre, Olivier DE LAGAUSIE

Si Robespierre est incontestablement le personnage emblématique de la Révolution française, notre mémoire ne lui a pas pardonné la Terreur. Le 9 thermidor de l’an II, il est exécuté avec vingt-deux de ses derniers partisans, au grand soulagement d’une population exténuée, mais aussi des affairistes de tout poil. Il n’aura pas eu la tête de la belle Mademoiselle Lange, cette si jolie comédienne qui se louait dix mille livres par jour. Et la démocratie va poursuivre lentement sa construction sans lui. Mais savez-vous où est sa tombe? Savez-vous qui vient encore la fleurir aujourd’hui? Quelqu’un aurait-il pardonné à l’Ange de la mort? Avec la correspondance entre deux frères, nous retrouvons la vie à Paris sous la Terreur et la Convention thermidorienne, une société secrète qui veut poser les bases philosophiques et spirituelles d’une nouvelle nation, la campagne d’Italie avec les soldats de Bonaparte, Rome la ville éternelle qui a perdu la mémoire. Deux siècles plus tard, la veille de son mariage dans une bastide du Gers, un fantôme vient rendre visite à une jeune femme dans l’austère maison ancestrale de son futur époux. Que vient-il lui dire cette nuit? Elle ne croit pas aux fantômes, mais pourtant… Et pourquoi ce sourire indicible sur le visage de Robespierre?

Voici un roman à la fois historique, politique, spirituel et ésotérique.

A partir de la visite d’un fantôme attaché à la maison familiale et de la correspondance entre deux frères dans les années 1790/1800 (dont l’un est l’aïeul de l’époux), Capucine va retracer une partie de l’histoire familiale de Guillaume. L’un vit la Terreur instituée par Robespierre, l’autre la campagne d’Italie sous l’impulsion de Bonaparte. L’un et l’autre vont vivre et nous faire partager les grands heures d’une incroyable période de répression, de violence, d’épouvante, de notre Histoire.

Un roman par lequel, encore une fois, j’ai appris plein de petits détails historiques. Cela m’a quelque peu rafraîchi la mémoire. Qui aussi interroge quant à la rémanence de l’esprit. Croyez-vous que l’esprit survit au corps? Croyez-vous aux fantômes? Quant à Robespierre, aussi décrié fut-il, que l’on approuve ou non ses méthodes, que serait devenu notre pays sans son intervention?

Une lecture agréable, même si je ne croche pas vraiment aux personnages de Capucine et de Guillaume. Un roman qui interroge, beaucoup. Merci Olivier.

 


2017/14: Le Chrysanthème Noir, Feldrik RIVAT

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Paris, la Ville Lumière, goûte en cette fin de XIXè siècle à la modernité. Réseaux à air comprimé, lignes téléphoniques, service de poste atmosphérique: la capitale envisage d’aller plus loin encore et d’électrifier ses éclairages publics, de construire sa première ligne de métro, et surtout, de révolutionner votre manière de concevoir la vie et la mort. Enfin, au départ, le projet ne faisait pas partie des cartons du Président Sadi Carnot. Mais l’éclosion d’une drôle de fleur, au sortir de cet hiver 1889, pourrait bien venir bouleverser la vie des Parisiens. Le Chrysanthème Noir, après avoir fleuri dans les cimetières de la ville, frappe de son logotype le nom d’une société qui offre aux gens de biens et créateurs de ce monde un étrange marché… Espionnage, chantage et tractations occultes viennent se mêler dans ce Paris de la Belle-Epoque, nous amenant à quitter les rives de l’Histoire pour entrer dans une nouvelle ère, celle des sciences ténébrales …

Voici donc la suite de La 25è Heure. Le premier volume posait les personnages, l’ambiance de cette fin de siècle, l’atmosphère générale du récit. Ce premier tome déroulait l’enquête policière menée par le Khan et ses collègues, établissait l’intrigue qui allait menée maintenant.

Dans ce volume, l’auteur entre plus dans le vif du sujet. Cette fois-ci, nous nageons en plein complot occulte que nous devinions dans le premier volume. Enfin, complot…. Nous allons ici apprécier l’ampleur de la société du Chrysanthème Noir, l’étendue de ses ramifications. L’envergure de son pouvoir, le marché incroyable qu’elle propose. L’enquête policière passe un peu au second plan pour donner toute sa dimension au projet du Chrysanthème. Le rôle prépondérant de certains des personnages du premier volume est un peu atténué, d’autres prennent leurs aises.

A nouveau, je me suis plongée dans cette fin de siècle, j’ai traversé Paris de long en large sur les traces des héros de ce roman. A nouveau, je me suis laissée emporter par les nombreux rebondissements. J’ai appris tout l’intérêt porté à ces « sciences ténébrales ».

Comme je le disais de La 25è Heure, une jolie découverte.

 


2016/76: Le doute, SK TREMAYNE

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Lydia et Kirstie sont deux adorables jumelles de 6 ans. Mais Lydia meurt accidentellement. Un an plus tard, Kirstie assure qu’elle est Lydia. Et si c’était vrai? Depuis la mort de Lydia, le couple de Sarah et Angus bat de l’aile, et le comportement de Kirstie est de plus en plus étrange. Pour se donner une nouvelle chance, la famille quitte Londres et part s’installer sur une petite île écossaise dont Angus a hérité. Alors que les intempéries hivernales se déchaînent, la tension monte et le couple se déchire. Que cache Angus? Pourquoi déteste-t-il tant sa femme? Et qui est vraiment Kirstie?

Voici un bon thriller, qui se lit très facilement. La preuve: je l’ai lu dans le week-end (et pourtant nous étions en visite à Paris chez ma sœur et sommes allés visiter le Salon du Cheval…).

L’atmosphère y est lourde, pesante, accablante, écrasante. Qui se détériore au fur et à mesure du livre: secrets, isolement, tension de plus en plus palpable, méfiance, scepticisme, doute, suspicion des parents l’un envers l’autre, paranoïa … Tout monte crescendo jusqu’à l’issue, relativement surprenante. L’auteur utilise à fond l’univers de la gémellité et ses clichés, et en parallèle les affres du deuil qui vont faire s’opposer Sarah et Angus. Nous aurons le doute de l’identité de l’enfant quasiment jusqu’à la fin. C’est très bien mené, le scénario fonctionne parfaitement. Le récit psychologique est bien maîtrisé. Il y a également un soupçon d’ésotérisme qui ne m’a pas déplu, parce qu’il n’est pas lourd. C’est juste saupoudré et ça passe très bien.

Une agréable découverte.

 


2016/06: Le petit mensonge de Dieu, Cyril MASSAROTTO

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« Dieu est un pote à moi. Ou plutôt, il l’était, jusqu’à ce que je découvre son mensonge. C’était il y a une seconde à peine, juste à l’instant de ma mort. Je pensais disparaitre dans le néant, comme il me l’avait toujours dit. Mais il m’a menti! Il y a quelque chose, après… Pas vraiment le paradis, pas l’enfer non plus. J’attends quelques explications! »

Ok… Bon, je n’ai pas lu le premier opus, mais on peut sans problème s’en passer. Je ne peux pas dire que ce livre m’ait apporté grand chose, ça casse pas trois pattes à un canard. Cela soulève quelques questions, en ressasse d’autres, notamment « Y a-t-il une vie après la mort? », mais ne donne pas pour autant vraiment de pistes de réflexion. Certains d’entre vous me diront certainement le contraire, mais à mon sens, non, rien de neuf sous le soleil.

On aborde ici le deuil, au sens général. Le narrateur se retrouve face à lui-même. Il devra prendre des décisions, faire des choix décisifs. Et les assumer. Le libre-arbirtre, tu sais… Oui, même dans la mort.

C’est une sorte de fable, tendre et amusante. Un petit livre détente pour les vacances.