Archives de Tag: dépression

2019/57: Le couple d’à côté, Shari LAPENA

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu’à cela ne tienne : ils emportent avec eux le babyphone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s’étire. La dernière fois qu’ils sont allés la voir, Cora dormait à poings fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l’impensable s’est produit : le berceau est vide. Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s’arrête pas aux apparences… Qu’est-ce que l’enquête va bien pouvoir mettre au jour ?

Deux maisons mitoyennes, deux couples de la même tranche d’âge, une amitié qui se noue. Anne et Marco doivent aller passer la soirée chez Cynthia et Graham, mais la baby-sitter se décommande au dernier moment. Après quelques hésitations, ils décident finalement de ne pas annuler le dîner. Après tout, ils vivent dans un quartier chic et paisible, ils vont prendre le babyphone avec eux et se relaieront toutes les demi-heures pour aller voir Cora, le bébé.

Mais… Cora disparaît de son lit. Alors les masques commencent à se fissurer.

Anne et Marco, couple sans histoires et bien sous tous rapports, voient leu vie et leur image lisse voler en éclats. Anne est en dépression post-partum. Elle est submergée, dépassée. Elle se sent isolée et incomprise. Elle ne se sent plus séduisante, sa relation conjugale s’étiole,

Alors ce soir-là, Anne a un peu abusé du vin et Marco a apprécié les courbes de la très belle voisine.

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2017/08: Sandrine, James OSMONT

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Les chemins tortueux font aimer les lignes droites. Mais sur la route de Sandrine, désormais aucun répit. Les nids de poules succèdent aux cahots. Depuis trop longtemps le voyage est solitaire, les virages serrés et les rencontres dangereuses sur le bas-côté. Egarée dans les labyrinthes de la dépression, abandonnée de tous, elle ne se doute pas qu’au détour d’un sentier, dans les impasses sombres et les recoins souillés, se terrent d’autres forces hostiles. De celles qui commandent aux aiguillages de l’existence. Encore une fois, le Mal l’attend au tournant…

J’ai dit de « Régis » que ce roman est une perle dans son genre. Et bien, James Osmont confirme son talent dans ce second volume. Car James a une plume exceptionnelle. Il sait excellemment user des mots. Et il nous offre un récit intimiste, profond.

Sandrine est magnifiquement dépeinte. La description est très fine, subtile, même poétique. Pour un sujet pourtant très sombre, violent. Vraiment j’aurais pu avoir cette femme devant moi. J’ai eu mal pour Sandrine, que la dépression engloutit. Car elle ne parvient pas à se relever des évènements qui ont emporté Régis. Elle sombre. Et nous submerge. Comme son histoire l’emporte. Elle descend en enfer. Mais un enfer créé par une société dévoyée, qui n’est plus capable de faire face à rien, inhumaine, en questionnements et doutes constants. Dans laquelle les loups sont rois. Après, il m’est difficile d’en dire davantage sans dévoiler des éléments du récit. Je te laisse donc te plonger dedans.

Un récit à nouveau intense, où le Mal cette fois-ci ne sera pas incarné par le Prédateur. Une écriture addictive, très juste, sans fioritures. J’espère vraiment avoir encore l’occasion de lire cet auteur.

Ah… Et félicitations à Laurent Fièvre qui est à l’origine de cette superbe illustration.


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