Archives de Catégorie: roman noir

2019/46: Le méchant qui danse, Pierre PELOT

  • Editions Bragelonne
  • ISBN: 978-2-8205-1406-6
  • 245 pages en poche, disponible en epub/kindle, 5.99€
  • Pour le commander: Editions Bragelonne, Amazon.

Malheur, c’est le nom d’une famille vosgienne ; bien nommée. Une tribu, dont autrefois l’un des membres a été tué par sa femme, une « d’ailleurs », une pute. Elle a fait de la prison mais le clan Malheur ne s’estime pas vengé pour autant. Elle s’est remariée, la garce, et attend un enfant pour bientôt, de ce Jocco. Le jour de la fête foraine au bourg, Jocco est abattu dans son atelier de menuiserie, par un tireur inconnu. Il y a de la vendetta dans l’air. Et la future mère, enceinte jusqu’aux yeux, qui prend un flingue pour aller dessouder tous les enfants de Malheur

Un roman sur lequel je suis tombée au hasard de mes pérégrinations webesques. Et parfois, le hasard fait quand même bien les choses.

Chapitre premier: Calibre .22 LR. Quinze coups dans le magasin tubulaire placé sous le canon, un seizième possible, balle engagée dans la chambre ; un seizième, ou un premier… Réplique de la Winchester 30/30. Pas un jouet. Munitions Remington. Portée de tir dangereuse à 1 500 mètres. 18 h 56 au cadran de la montre-bracelet. Le doigt sur la détente. L’index. L’ongle est rongé jusqu’à la peau. Les oiseaux se taisent.

Comme chaque année début septembre à Saint-Hiel, la fête foraine s’est installée au village. Du haut de la butte Saint-Jean, dans son atelier de charpentier-menuisier, Jocco en perçoit les flonflons. Pause clope avec le Vieux. Il se tient distraitement devant la verrière. La seconde suivante, il s’effondre. Une balle vient de le faucher, pile au milieu du front…

Ainsi commence ce drame.

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2019/42: Le onzième châtiment, Tristan MARCO

« Qui oserait envisager qu’une poignée d’individus arrogants et cupides puissent jouer avec le destin des peuples comme on joue à la dinette? »

Cassius Belly est vivant. La nouvelle suscite à ce point l’inquiétude qu’elle réunit en urgence dans un motel miteux du Nevada le chef d’une importante agence de renseignement américain, une éminente chercheuse en immunologie et un haut fonctionnaire suisse. Vingt ans qu’ils ne s’étaient pas revus. Vingt ans qu’ils le croyaient mort. Le doute qui se distille en eux comme un poison va les contraindre à revisiter un passé que tous s’étaient juré de ne jamais déterrer. Entre le Congo Belge de 1958 et le Paris des années 80, les pièces du puzzle s’assemblent, laissant entrevoir les contours d’une chimère. Lorsque la vérité menace de sortir de l’ombre, lorsque les histoires d’amour sont à ce point contrariées, chacun doit faire face à ses démons, ses incohérences et ses faiblesses.

D’abord, je remercie vivement Tristan de m’avoir confié son manuscrit que j’ai donc pu découvrir en bêta lecture. D’abord parce que Tristan est un copain de la sphère facebookienne, et ensuite parce que c’est un très bon roman. Si, si, je te jure!

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2019/41: Les oubliés, Malik AGAGNA

En enquêtant sur la disparition d’un rocker sur le retour, un ancien flic, viré du S R P J de Strasbourg pour une bavure monumentale, découvre que de nombreux marginaux disparaissent sans laisser de traces

Pister l’ancien chanteur va l’amener à croiser une cohorte de personnages pour le moins saisissante  : fonctionnaires véreux, migrants apeurés, adolescents déboussolés, musiciens de seconde zone, criminels en mal de rédemption

Quand il avait 23 ans, Serge Peterson était un flic fougueux. Un peu trop, peut-être… Suite à une énorme bavure, il est viré.

Aujourd’hui, Serge a 49 ans. Il fréquente depuis un certain temps Maryse, maman de Jennifer, 18 ans. Le temps où il se prenait pour un cow-boy est loin. Son quotidien est calme et bien rodé. Il travaille en intérim comme soudeur et, quand il est chez lui, il partage son temps entre son voisin et ami Henri, 70 ans, et Maryse.

Mais voilà que le père du petit copain de Jenny a disparu deux mois plus tôt. Ce qui n’émeut pas grand monde. A qui donc va-t-on demander de l’aide, hein? 

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2019/37: Fantazmë, Niko TACKIAN

  • Editions Le livre de poche
  • ISBN: 978-2-253-23753.2
  • 288 pages, 7,70 €
  • Pour le commander: librairiesindependantes.com, chez ton libraire.

Janvier 2017, Paris, XVIIIe arrondissement. Le corps d’un homme atrocement mutilé est retrouvé dans une cave. Le commandant Tomar Khan pense d’abord à un règlement de comptes. Le genre d’affaire qui reste en suspens pendant des années, se dit-il. Mais voilà, l’ADN relevé sur les lieux a déjà été découvert sur le corps d’un dealer, battu à mort dans une cave lui aussi. Et bientôt une rumeur court dans les quartiers chauds de Paris, celle d’un tueur insaisissable, un Fantazmë, un « spectre » en albanais, qui s’en prend à la pègre.

Avec cette enquête troublante, Tomar Khan plonge dans des zones d’ombre où s’affronteront inévitablement son devoir de policier et ses sentiments d’être humain.

Assan revend des cigarettes de contrebande pour un Algérien qui s’en met plein les poches. Il vient d’entrer dans le métro et attend sa rame. Il remarque alors une silhouette proche de lui, au visage parfaitement camouflé. Les sens d’Assan sont immédiatement en alerte et il tente de s’échapper du métro. Mais l’inconnu est trop rapide…

Tomar Khan et son équipe sont appelés sur une scène de crime, dans les sous-sols d’un immeuble. Un genre de no man’s land consciencieusement évité par les habitants, dans une cave duquel a été retrouvé un corps méconnaissable…

Voici un thriller efficace! C’est très noir. C’est glauque et sordide. L’atmosphère est oppressante. Le rythme est soutenu, on ressent parfaitement les nerfs qui se nouent, la peur, l’angoisse. On voudrait fuir cette angoisse qui nous fait suffoquer. Pousser les murs, les parois du crâne de Tomar, partir vite.

J’ai beaucoup aimé, le récit est prenant, l’intrigue captivante et les personnages attachants. Niko Tackian nous traine dans les bas-fonds parisiens. Et il ne va rien nous épargner… Oui, c’est très violent, mais c’est très bien écrit.

C’est aussi un constat cash et sans concession de notre société. Il aborde beaucoup de choses dans ce roman, de nombreux traumas: les attentats de 13 novembre 2015, les trafics en tous genres, l’esclavagisme moderne, les migrants et les problèmes posés par leur accueil. Il parle du peuple kurde et des atrocités vécues. Il parle de combat pour la dignité et pour la liberté. Il parle de personnes qui ont tout perdu, qui ont vécu l’horreur, qui sont traumatisées, qui n’ont plus grand chose à attendre de l’Autre.

Il parle de vice, de cruauté, d’une violence inouïe. Il parle aussi de maltraitance, de violence conjugale, d’addiction, de résilience. D’une très difficile résilience.

Mais il évoque également une main tendue, une humanité défaillante mais pas irrécupérable, l’espoir. Un combat inégal, un idéal auquel se raccrocher, la possibilité d’une lueur crevant les ténèbres. La possibilité d’un mieux. 


2019/34: 33 récidives, Sylvain NAMUR

  • Auto-édition
  • ISBN: 978-2-9558-4098-6
  • Pour le commander: Amazon.

Il paraît qu’un tueur revient toujours sur les lieux de son crime. Et s’il voulait expier sa faute mais qu’il empirait la situation par maladresse? Pire, ceux qui se posent en défenseur du monde n’en sont-ils pas les oppresseurs? Lorsque la misère, la haine et la maladie ont été lâchées sur le pauvre monde, la pire des abominations ne serait-elle pas d’empêcher l’espoir de sortir de la boîte? Si dans le mythe, Pandore a pu libérer l’espoir, qu’en serait-il dans notre monde moderne?

Et si vous trouviez un remède à la mort? Une main tendue pourrait-elle vouloir vous étrangler? Et si un oiseau changeait votre vie? Et si vous inventiez Dieu? Et si le prochain arrêt de ce train était votre dernier? Ne sortez pas du chemin de ces fables et farces, vous pourriez vous y perdre…

Merci Sylvain de me renouveler ta confiance en me confiant ton petit dernier.

Voici donc 33 Récidives, le troisième tome de la trilogie de Sylvain Namur. Ce recueil de nouvelles vient clore la série après 39 heurts et J’avais pourtant prévenu.

Tu vas dire que je me répète, mais ce nouvel opus est dans la parfaite lignée des deux précédents. On est à nouveau en présence d’un recueil noir, des nouvelles qui toutes interrogent, des tranches de vie où tout est question de perception.

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2019/29: Juges et coupables, Guillaume HERAMBOURG

  • Auto-édition
  • ISBN: 978-1719851069
  • 271 pages
  • Pour le commander: Amazon.

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Juges et Coupables, entre thriller psychologique et roman philosophique, un surprenant récit social, initiatique et métaphysique qui interrogera vos sens les plus profonds. Une écriture originale pour une intrigue puissante et percutante comme coupée au rasoir. Elle commence dans les profondeurs et les ténèbres abyssales où règnent l’incertitude, l’enfermement et l’obscurité la plus totale vers une lente montée au ciel et à la lumière. L’itinéraire littéraire de l’âme perdue d’un jeune délinquant nommé Luce au cœur d’une folie furieuse et meurtrière en suivant de noirs désirs…Autour de cet être humain en chemin vers sa destinée, et de son monde, deux nuances : d’un côté, le journal intime de Lucia, lecture inspirante d’une expérience intérieure telle la lune dans la nuit noire. Ses pensées sauvages, sa poésie, son « savoir aimer », ses méditations sur la vie. Une volonté de pleine conscience, de sagesse, d’être libre. Force mentale bienveillante et humaniste. Mais qui est Lucia ? Et de l’autre, derrière la lumière, comme une ombre, une force brute, les paroles amères d’une sombre résurgence trouble et manipulatrice, celles de Jack. Qui est Jack ? Une histoire contemporaine, romanesque et humaniste. Un livre écrit à cœur ouvert… Jugé coupable.

Tout d’abord, je remercie La Voie de Calliopé, Conseil littéraire bénévole, et l’auteur de l’envoi de ce service presse. Merci de votre confiance renouvelée.

Difficile de définir cet ouvrage. Pas un thriller à mon sens. Un roman noir, très sombre. Psychologique, assurément. Mais aussi tellement plus que cela. Un ovni… Voilà: ce roman est un ovni. Enfin un olni, devrais-je dire.

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2019/26: Dernière fenêtre sur l’aurore, David COULON

  • Editions ActuSF.fr
  • ISBN: 978-2-917689-82-0
  • 247 pages, 8 €
  • Pour le commander: ActuSF Editions, chez ton libraire.

51209

« Tu n’avais que 18 ans, Aurore. Le bel âge. L’âge horrible où l’on se rend compte qu’il faudra bien mourir, un jour. »
La brigade des mineurs l’a usé. Les morts de sa femme et de sa fille l’ont détruit. A à peine trente-cinq ans, Bernard Longbey n’est plus que l’ombre de lui-même. L’abîme s’ouvre un peu plus sous ses pas quand il se retrouve à enquêter sur l’assassinat d’une jeune .étudiante
La connaissait-il? Et pourquoi un détective privé est chargé de le surveiller, lui? Tout est en place. L’enfer peut se déchaîner. 

Je dis peut être une bêtise, mais il me semble qu’il s’agit du second roman de David Coulon, qui a depuis brillamment récidivé.

Le récit s’ouvre sur la mort d’Aurore Boischel, 18 ans, la gorge tranchée, dans le studio qu’elle louait dans une résidence étudiante pourtant bien tenue de Bois-Joli, en banlieue parisienne. Les policiers de Bois-Joli vont donc hériter de l’affaire… Patrick Belley, appelé sur la scène de crime, a la surprise d’y trouver déjà son collège Bernard Longbey. Patrick, séducteur, homme à femmes, à la forte libido. Bernard, qui pourrait être l’égal de Patrick, s’il n’avait perdu pied suite à la perte brutale de sa femme et de sa fille. Lire la suite


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