Archives de Catégorie: Pour aller plus loin

Pour aller plus loin: La prosopagnosie

Suite à la lecture des Yeux de Slimane-Baptiste Berhoun

Qu’est-ce que c’est?

La prosopagnosie est un trouble de la reconnaissance des visages. C’est une agnosie visuelle spécifique rendant difficile ou impossible l’identification ou la mémorisation des visages. Le prosopagnosique arrive à reconnaître les personnes par d’autres biais: l’allure générale, la taille, la corpulence, une coiffure familière, une barbe, …

Le malade peut même être incapable de reconnaître son propre visage. Son acuité visuelle est normale, il peut décrire en détail un visage familier mais n’y associe pas d’identité de reconnaissance.

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Pour aller plus loin: Les Catacombes de Paris

Suite à la lecture de Victor au cœur des catacombes, de Cédric LEGRAIN

Les Catacombes de Paris sont un lieu de conservation et d’exposition d’un patrimoine géologique, archéologique et historique sans pareil. Géologique car le parcours des anciennes carrières emmène le visiteur 20 mètres sous terre, au niveau des calcaires tertiaires du lutétien, il y a 45 millions d’années. Archéologique et historique, car le travail des carriers laisse des traces dans la roche et, tout comme l’ossuaire, raconte l’histoire de la ville et de ses habitants.

Près de 300 kilomètres de galeries s’étalent sous Paris intra-muros, sur parfois 3 niveaux de carrières. La profondeur est d’environ 20 mètres sous le niveau du sol naturel.

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Pour aller plus loin: La sociophobie

Suite à la lecture de Ashley Loyd , de Matthieu ELHACOUMO

 

La sociophobie, aussi appelée « phobie sociale » ou « anxiété sociale », fait partie des troubles anxieux, comme l’état de stress post-traumatique ou les TOC. C’est une peur massive, excessive et durable du rapport à l’autre.

2 à 4% de la population serait atteinte de phobie sociale. Elle toucherait davantage les femmes que les hommes et débuterait à l’adolescence.

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Pour aller plus loin: le mouvement des sans-terre

Suite à la lecture de De miel et de saké, de Nathalie MARANELLI

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Le Moviento dos trabalhadores rurais sem terra (MST) ou Mouvement des sans-terre est une organisation populaire brésilienne qui milite pour que les paysans brésiliens ne possédant pas de terre, disposent de terrains pour pouvoir cultiver. Depuis la création du mouvement en 1985, 1722 militants ont été assassinés.

Histoire

Quand la couronne portugaise envahit le Brésil, elle divisa la terre en grandes propriétés, appelées les capitaineries héréditaires, qu’elle offrit à des aristocrates portugais, devenant alors seigneurs ou capitans. Ce titre garantissait à ses détenteurs le droit de désigner des autorités administratives, des juges et d’organiser la redistributions des terres. Ce système avait la particularité d’accorder un droit d’utiliser la terre et d’en récolter les profits, de façon héréditaire, mais pas de droit de propriété individuelle sur la terre, qui restait la propriété de la couronne. Le rôle de ces immenses propriétés était la production agricole, l’extraction de l’or et, surtout, l’organisation de la traite des esclaves (africains et indigènes) dans le but de transiter toutes les richesses produites jusqu’au Portugal.  L’agriculture se structura donc autour de grandes cultures de rentes et d’exportation.

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Pour aller plus loin: la déforestation de la forêt amazonienne

Suite à la lecture de De miel et de saké, de Nathalie MARANELLI

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Histoire

Après l’invasion européenne du XVIème siècle, la combinaison de plusieurs facteurs comme la prospection d’or, les maladies apportées par les Européens, l’esclavage et le boom du caoutchouc, l’Amazonie se dépeupla et la forêt grandit.

Le tournant dans la déforestation de la forêt amazonienne arriva dans les années 1960, lorsque les colons commencèrent à créer des fermes à l’intérieur de la forêt. Avant les années 1970, la forêt était relativement intacte. La déforestation s’accéléra énormément après l’ouverture d’autoroutes au cœur de la forêt, comme la Transamazonienne en 1972.

La déforestation amazonienne s’est grandement accélérée entre 1991 et 2004, jusqu’à atteindre un taux annuel de perte de surface forestière de 27 423 km² en 2004. Encouragée par le commerce international de viande bovine et de cuir, l’industrie de l’élevage bovin dans le secteur de l’Amazonie est responsable d’une grande part du problème, en faisant le moteur de déforestation le plus important au monde.

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Pour aller plus loin: le harcèlement scolaire

Suite à la lecture de Douloureuse souffrance, d’Amélia VARIN.

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Qu’est-ce que le harcèlement scolaire?

Le concept de harcèlement scolaire a été forgé au début des années 1970 par le psychologue Dan Olweus, à l’occasion d’études réalisées dans des établissements scolaires scandinaves, à l’issue desquelles il a établi trois caractères permettant de définir le harcèlement:

  • Le ou les agresseurs agissent dans une volonté délibérée de nuire (ce critère a toutefois été contesté, les enfants n’ayant pas nécessairement la même perception de l’intentionnalité que les adultes)
  • Les agressions sont répétées et s’inscrivent dans la durée
  • La relation entre l’agresseur ou les agresseurs et la victime est asymétrique. La victime n’est pas en situation de se défendre, puisque le harcèlement repose sur une situation de domination.

Si la violence physique constitue l’une des formes prises par le harcèlement scolaire, celui-ci ne saurait se restreindre à ce type de passage à l’acte. Doivent être considérées comme des formes de harcèlement scolaire, au même titre que les menaces physiques: les moqueries, l’ostracisation, la propagation de fausses rumeurs à l’encontre de la victime, si tant est que celles-ci visent à la faire rejeter par les autres.

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Pour aller plus loin: La photographie post-mortem

Suite à la lecture de La nuit de l’ogre, de Patrick Bauwen, chez Albin Michel.

 

Il est de ces traditions qui se perdent…

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Je plaisante!

La photographie post-mortem (ou photographie funéraire) est donc la pratique de photographier des personnes récemment décédées. Ces photographies de proches décédés faisaient partie de la culture américaine et européenne au XIXè siècle et au début du XXè siècle. Il semblerait qu’elles soient apparues en Angleterre, sous le règne de la Reine Victoria, et que la pratique se soit alors vite étendue hors des frontières.

Commandées par les familles en deuil, ces photos les accompagnaient dans le processus de deuil et représentaient souvent le seul souvenir visuel du défunt.

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Histoire

L’invention de daguerréotype en 1839 permit de démocratiser le portrait et de le rendre accessible, même aux personnes moins aisées. Avant l’invention de la photographie, le seul moyen d’obtenir un portrait était de commissionner un peintre. Les méthodes photographiques développées à cette époque devenaient de moins en moins coûteuses et plus rapides.

La photographie post-mortem se développa dans les premières décennies de la photographie et devint très commune au XIXè siècle. Elle permettait aux familles de conserver au moins une photographie de la personne disparue. Dès 1842, l’atelier parisien Frascari proposa des portraits à domicile des personnes décédées. Parmi les photographies post-mortem, celles de nourrissons et de jeunes enfants étaient courantes. Durant l’ère victorienne, le taux de mortalité infantile était extrêmement élevé. On trouvait couramment des photos des défunts in situ avec des membres de sa famille, ou pour les enfants, jouant avec ses frères et sœurs.

Plus tard, l’invention de la carte de visite, qui permit le tirage de plusieurs images sur le même négatif, donna la possibilité aux familles de pouvoir avoir plusieurs tirages qu’elles pouvaient par exemple envoyer aux parents du trépassé.

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Style et mise en scène

Les premières photos post-mortem avaient pour but de créer une image du défunt qu’il n’avait pas pu faire ou avoir de son vivant. Les personnes décédées étaient alors placées et positionnées pour faire penser qu’elles étaient simplement assoupies ou bien placées de manière à apparaître plus réalistes, les yeux ouverts.

 

La mise en scène pour donner l’impression de vie au défunt: des stratagèmes étaient utilisés pour faire tenir le corps assis ou debout, et pour garder les yeux du défunt ouverts. Les corps sont habillés et mis en scène dans leur milieu quotidien, avec leurs objets favoris. Ils sont immortalisés dans une attitude ordinaire.

 

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images3images6La défunte est la jeune femme debout à droite…

Il n’était pas rare de photographier de très jeunes enfants  avec un membre de la famille, le plus souvent la mère. Certaines images étaient parfois teintées pour ajouter par exemple un peu de rose aux joues du défunt.

 

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La mise en scène pour faire passer la mort pour le sommeil: cette mise en scène simulant un profond sommeil, sur un canapé ou sur un lit, semble être plus courante pour les enfants que pour les adultes, peut être pour symboliser l’innocence et la pureté.

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La mise en scène représentant la mort: celles-là suscitent souvent le malaise.

Les photos de personnes décédées dans un cercueil, ou lors des funérailles, apparurent plus tard. Moins populaires aux Etats-Unis, elles étaient plus courantes en Europe.

 

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Ces photos témoignent d’un rapport à la mort complètement différent de celui que nous connaissons aujourd’hui. Elles ne constituent pas un manque de respect envers le défunt, mais au contraire témoignent de beaucoup d’amour et de courage.

 

Aujourd’hui

La photographie post-mortem en son sens premier est encore pratiquée dans les milieux aristocratiques et militaires, ainsi que dans certaines régions du monde, notamment en Europe de l’Est et en Asie.

Cette pratique est revenue à travers la mode glauque du selfie, des jeunes (en général) se prenant en photo devant le cercueil ouvert. L’attitude désinvolte des photographes choque, d’autant que la plupart de ces photos sont ensuite postées sur les réseaux sociaux.

Depuis la seconde moitié du XXè siècle, la photographie post-mortem est plutôt devenue l’apanage des médecins, des scientifiques, et désormais de la police médico-légale. Elle est donc devenue synonyme de mort violente et d’homicide. Elle est aussi encore courante dans le milieu journalistique (exécution d’un dictateur, photos d’émeutes, photos de la libération des camps de concentrations).

 

Le cadre légal

A priori rien ne s’oppose à cette pratique. Cependant, le corps humain doit être respecté.

L’article 16-1-1 du Code Civil (Loi n°2008-1350 du 19/12/2008, art. 11) stipule: « Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps à donné lieu à crémation, doivent être traitées avec respect, dignité et décence. »

Cela suppose entre autres la non divulgation de ces photos sur internet ou à la vente,  qui enfreindrait le droit à l’image et le respect de la vie privée (article 9 du code civil).

 

Sources:

Wikipédia et Wikipédia commons; Les chroniques de l’art; Google; Histoire de la photographie de 1839 à nos jours (TASCHEN, 2012); https://www.funeraire-info.fr/ ; https://www.lassurance-obseques.fr: ; https://racontemoilhistoire.com/ ; https://www.burnsarchive.com/