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Interview #5: Sam RIVERSAG

Coucou tous!

Aujourd’hui je suis heureuse de te faire découvrir Sam RIVERSAG, dont j’ai chroniqué le premier roman, « Pour un selfie avec lui » en décembre dernier. Dis bonjour!

Bonjour Sam. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter à nos  lecteurs ?

SR: Bonjour Virginie, je vous remercie de m’inviter sur votre blog, j’avais très envie de m’entretenir avec vous depuis que j’ai lu vos chroniques.

Je suis une nouvelle venue dans le monde des auteurs et j’ai cette chance incroyable d’avoir séduit les lecteurs avec mon premier roman Pour un selfie avec lui, parce qu’ils ont adoré mes personnages un peu déjantés. Ce qui au début n’était qu’un amusement pour moi est devenu une véritable aventure, j’ai découvert le bonheur d’avoir un public qui vous aime et j’avoue que cela a changé mon existence, c’est tellement gratifiant de faire plaisir et de faire rire que je me dois maintenant d’écrire la suite et c’est très excitant comme projet.

Merci du compliment, je suis toute émue! D’où vous viens l’idée de ce roman?

SR : Elle a surgit tout à fait par hasard. Etant une fan de la série Sherlock, je participais à une convention et bien entendu l’acteur le plus attendu c’était la star de la série, Benedict Cumberbatch. Quand j’ai vu une fille sauter au cou de sa mère en l’embrassant lui dire « merci, maman », les joues roses de plaisir, tenant une photo d’elle avec la star comme si c’était le Saint Graal, j’ai eu l’idée d’en faire un roman. J’avais envie que mon personnage principal lui ressemble.

C’est un premier roman pêchu, au rythme enlevé et entraînant. Ce que j’appelle une réussite. Pourquoi avoir choisi l’auto édition plutôt qu’une diffusion classique?

SR: Merci beaucoup pour votre appréciation élogieuse. Oui, le rythme est important pour moi, je joue du piano… J’ai préféré l’auto édition pour rester maître de la situation. Ainsi, j’ai pu choisir la couverture, le titre, je ne suis pas cantonnée dans un genre littéraire, je pourrai publier mon policier en suivant, j’ai aussi envie d’écrire un roman romantique qui se passera au XIXè siècle, au rythme qui me conviendra sans subir aucune pression. J’avais envie de découvrir par moi-même les avantages de l’auto édition. Cela permet aussi de conserver tous ses droits, de traduction, d’adaptation et autres.

Mary est une Bridget Jones en puissance. Helen Fielding vous a inspirée?

SR: Je dirai oui et non. J’ai beaucoup aimé Le journal de Bridget Jones et L’Age de raison. Cette fille un peu gaffeuse se sort de toutes les situations avec un certain brio, finalement, même si elle est parfois ridicule. L’humour est tellement présent, et la satire de la société très fine.

Helen Fielding a ouvert une voie. Le personnage de Bridget Jones a inspiré de nombreux auteurs, et dans sa lignée on a vu apparaître des filles comme Carrie Bradshaw, Becky Bloomwood. Mais mon héroïne est très différente et le roman n’est pas écrit comme un journal, je me suis amusée à l’écrire dans un style très particulier. Mary est le personnage principal, mais son amie Lola est aussi importante qu’elle. C’est un duo qui ne peut pas fonctionner séparément. L’une est forte et futée, l’autre est gentille et crédule. Pas naïve. Elle fait simplement confiance aux autres, n’a jamais croisé le chemin d’une personne fourbe ou traître.

 

Et sinon, quelles ont été vos influences? (Cinéma, littérature, musique, …)

SR: Les influences du cinéma sont multiples. Jean-Paul Rappeneau, pour le rythme. Louis de Funès et Bourvil, Gérard Depardieu et Pierre Richard, Roger Moore et Tony Curtis, Benedict Cumberbatch et Martin Freeman pour ce qui est des duos. Que des hommes. Chaplin pour les scènes de comique visuel, les clowneries.

Le théâtre m’a aussi beaucoup inspirée. Les vaudevilles qui traitent de l’infidélité, Georges Feydeau,, les pièces Joyeuses Pâques de Jean Poiret et Le canard à l’orange de qu’il a adaptée. Les portes qui claquent, les retournements de situation, les personnages excessifs, les dialogues ciselés… Je suis fan de Michel Roux et de Jacqueline Maillan. Et le personnage de séducteur campé par Pierre Arditi aux côtés de Bernard Lecoq est aussi une source d’inspiration.

Pour les influences littéraires, Cervantès avec Don Quichotte et Sancho Pança, Samuel Beckett avec En attendant Godot, la quête désespérée de ses deux personnages est un peu celle de Mary et Lola. Godot ne viendra pas, l’homme idéal non plus. L’inégalable P.G. Wodehouse avec Psmith, Jeeves, Bertie Wooster, Galahad… et tous les autres. Le maître incontesté de l’humour anglais.

La question des influences musicales est très intéressante. C’est Rossini. Quand De Funès répare la Cadillac du Corniaud, en gestes accélérés, c’est encore Rossini. Et quand Moriarty s’empare des joyaux de la couronne dans la série Sherlock, c’est toujours Rossini, l’air de la pie voleuse comme par hasard. Mon livre n’échappe pas à la règle, son rythme délirant est celui d’une musique joyeuse et ébouriffée de Rossini. Et il est aussi plein d’allusions et de références.

Ce roman joue beaucoup sur le sarcasme, l’ironie, la caricature aussi un peu. Est-ce une seconde nature chez vous?

SR: Non, ce n’est pas une seconde nature, mais j’avais envie de renouer un peu avec l’esprit de Sacha Guitry, la difficulté de trouver la juste frontière ente les dérives d’un certain féminisme et les risques d’un certain machisme. Le sarcasme, c’est une allusion au personnage de Sherlock joué par Benedict. L’humour au second degré également. Quant à la caricature, si les personnages n’étaient pas caricaturaux et outranciers, ils ne seraient pas si comiques. J’adore Louis de Funès. Son personnage est excessif, égoïste, lâche, avare, coléreux, il a tous les défauts, mais on l’aime quand même. Il est attachant. Pourquoi? Parce qu’il est imparfait, comme nous, mais il est capable d’évoluer.

Mary est désinvolte, spontanée, naïve mais attachante… A votre image?

SR: Je ne sais pas si je ressemble à Mary, je puis être désinvolte par moments, mais j’aime la rigueur. Par contre, je suis plutôt spontanée, c’est vrai. Naïve, non. Je crois qu’il y a une certaine naïveté en chacun de nous, c’est une forme d’optimisme, il faut faire confiance, si on se méfie sans arrêt, c’est épuisant, on mène une vie impossible. Fernandel, Bourvil, Jacques Villeret (dans Le dîner de cons) sont des stéréotypes de personnages naïfs et attachants. J’aime ces être gentils avant tout. Mais n’oubliez pas que Bourvil sait se rebeller quand De Funès exagère! Quant à être attachante, mes amis me trouvent cette qualité, mais ce sont mes amis!

 

Elle est par moments agaçante, on a envie de la secouer pour la ramener sur terre. Alors qu’est-ce qui selon vous la rend pourtant aussi attachante?

SR: Je ne sais pas pourquoi les lecteurs l’ont trouvée attachante, eux seuls peuvent le dire, mais je pense qu’ils ont compati, parce qu’elle vit quelque chose qui peut arriver à tout le monde, et sans prévenir. C’est souvent quand on s’y attend le moins que l’on traverse des turbulences dans sa vie privée ou professionnelle. Mary se bat sur ces deux fronts en même temps, parce que quand on est frappé sur un flanc, très souvent les autres le sentent et profitent de votre affaiblissement pour vous attaquer sur l’autre. Ensuite, elle est drôle, elle a beaucoup d’humour, ne se laisse pas abattre, arrive à se tirer de toutes les situations, même s’il y a de nombreux rebondissements. C’est une attitude positive. Elle est capable de remonter une pente comme personne. C’est une battante qui s’ignore au début, elle est jeune, elle est comme en sommeil. Simon lui sert de catalyseur. C’est une potiche qui se transforme en guerrière, avec beaucoup d’hésitations, parce qu’elle est amoureuse, et qu’elle a une nature profondément confiante et gentille. Mais elle va évoluer. Est-ce qu’aimer c’est faire confiance? Est-ce qu’un couple ne peut reposer que sur la confiance? Quand elle l’a perdue, elle vit un enfer. Ce n’est plus comme avant. Le roman traite de ce sujet, mais de façon humoristique, parce que l’humour est le remède à bien des maux.

Ou attachiante, plutôt?

SR: J’aime ce mot. C’est pour cela qu’elle est drôle. C’est sûr que quand on la voit retomber entre les pattes de son ex, on trépigne d’impatience… Justement parce qu’on se retrouve dans ce personnage, mais c’est pour mieux rebondir au final. Il ne faut pas oublier qu’elle traverse un véritable cataclysme, à la maison ET au boulot. Et puis il y a son addiction, son blog qui lui fait perdre la tête, même s’il lui a servi de bouée de sauvetage au début. Finalement, tout n’est qu’un prétexte à rire, c’est un vaudeville, et ce genre affiche toujours la même philosophie joyeuse.

Les déboires de Mary ne sont-ils pas inspirés de votre vécu?

SR: Non, heureusement pour moi, je n’ai pas vécu de telles situations, qui sont quand même un peu surréalistes, il faut dire que je l’ai gâtée! J’aime mettre mes personnages en danger, c’est plus intéressant. Néanmoins, j’ai sans doute assisté à des scènes, ou entendu des histoires, qui, avec l’imagination, peuvent donner naissance à ce genre de péripéties. Le livre est construit comme une pièce de théâtre, avec des antagonistes qui gèrent plus ou moins bien des situations qui sont en fait ingérables, parce que chaque fois qu’une solution se présente, il y a une nouvelle zone de turbulences. C’est comme en ski. Il y a le dérapage contrôlé, et puis le dérapage incontrôlé, avec risque de se casser la figure. Et c’est ce dernier qui m’intéresse. C’est le plus drôle.

Et d’ailleurs, pourquoi Benedict Cumberbatch? Il a un petit côté Sheldon Cooper dans The big bang theory, non? (Je découvre, je ne connais pas la série Sherlock)

SR: Dans la série Sherlock, comme Sheldon, son personnage est agaçant, coupant, veut montrer sa supériorité intellectuelle et n’est pas du tout ouvert socialement. Il tient des propos vexants, éprouve des sentiments mais est incapable de les montrer. Sheldon a l’obsession de l’ordre et cache son argent alors que Sherlock est au contraire bordélique et se fiche de l’argent, mais lui aussi a des cachettes (pour ses cigarettes et sa drogue), et le premier est en compétition permanente avec Leslie et le second avec Mycroft.

Pourquoi Cumberbatch? Parce que c’est un acteur très doué et charismatique, fabuleux sur les planches comme au cinéma, un enfant de la balle, il campe le génie arrogant ultra charismatique capable d’une logique dévastatrice le plus hot d’Hollywood. Une allure suave, spectrale, une intensité inquiétante dans le regard et une voix de baryton! Il incarne une sorte de séduction intello-bizarre qui fait fureur. Il e des millions de fans dans le monde. Et j’en fais partie. Au-delà de l’acteur, il y a surtout un homme bon et un humaniste.

Je n’ai plus d’autre choix de regarder cette série maintenant… Bon, Lola… La farfelue… Imprévisible…

SR: Lola est un personnage clé. Je l’aime beaucoup. Elle amène le petit grain de folie, comme Jacqueline Maillan dans Pouic-pouic. Avec elle on entre dans une autre dimension. Elle me ressemble un peu, elle a une imagination délirante, et comme moi elle est fidèle, loyale et optimiste. Sans Lola, Mary serait perdue. Elle lui donne des conseils quand les émotions l’empêchent de prendre les bonnes décisions. Elles font la paire. Elles sont complémentaires et l’intérêt du récit repose sur cette complémentarité. L’une est l’eau, l’autre le feu. Lola est hispanique, elle a un tempérament fougueux, tandis que Mary vit les évènements avec le flegme britannique. Le problème, c’est que Lola a des idées sensées d’un côté, mais qui engendrent des conséquences fâcheuses, parce que la situation tourne mal à chaque fois. Ensuite, elle se réfugie un peu trop dans l’oracle, et Mary n’y croit qu’à moitié. Mais elles sont inséparables. C’est une amitié profonde qui les lie, les extrêmes s’attirent. Et quand elles se fâchent… C’est pour mieux se réconcilier. Lola admire Mary, et ce regard la rend plus estimable à nos yeux, comme Mélanie aime Scarlett, nous faisant par là-même accepter ses défauts et ses actes déloyaux. Mais comme Scarlett, elle a toutes les excuses car elle n’a pas le choix, c’est une question de survie. Elle doit retrouver du travail.

Mary et Lola sont finalement très représentatives de leur génération…

SR: Oui, c’est vrai. Elles sont combattives, ce sont des battantes, elles veulent se réaliser tant sur le plan personnel que professionnel. Elles cherchent le grand amour, le vrai, ce sont des romantiques qui rêvent d’un prince charmant, et c’est pour ça que Benedict Cumberbatch les fait rêver, parce qu’il incarne l’homme qu’elles cherchent désespérément, comme Lucky attend Godot. Elles veulent tout, une carrière intéressante, un homme aimant à aimer, fonder une famille.

Simon… J’ai eu envie de le baffer, lui. Il est condescendant, blessant, pusillanime. Un peu caricatural, non?

SR: Tout à fait, dans le but de renforcer l’effet comique. Mais il ne faut pas oublier que c’est le point de vue de Mary. C’est elle le narrateur, avec tout le manque d’objectivité que cela comporte. C’est pour cela qu’à la fin du roman il nous livre aussi son point de vue. C’est intéressant de voir les différences entre les deux discours. On est à la place du conseiller matrimonial! Après tout, est-elle objective? On dit que tous les torts ne sont jamais d’un seul côté… A-t-elle injustement forcé le trait et brossé un portrait de lui peu réaliste?

Est-il condescendant? Oui, par moments, mais il a ses raisons: soit il est sous l’influence de sa mère, soit il est dépassé, blessé, et en devient méchant, par riposte. Est-il blessant? Certainement. Dans un couple, en cas de dispute, parfois les paroles dépassent la pensée… Mais il n’est pas méchant.

Pusillanime? Oui, devant Maman. Il a une faible personnalité, comme le personnage joué par Guy Bedos dans Nous irons tous au paradis, et sa mère au contraire a un caractère dominateur, comme celui joué par Marthe Villalonga. C’est son drame. Mais je vais vous faire une confidence: moi, je l’aime bien. Finalement, il est quand même sympathique. Il aime vraiment Mary. Et il se mord les doigts de l’avoir perdue.

L’amour idéal n’est-il pas une quête utopique?

SR: Cela dépend des êtres humains. Un idéal est subjectif, c’est une vision qui est propre à chacun. Elle existe dans nos rêves. Certains sont satisfaits parce qu’ils ont vécu les vacances idéales, trouvé l’amour idéal, font le métier idéal, vivent dans un lieu idéal… D’autres placent cet idéal trop haut pour l’atteindre. Et c’est une quête utopique. Pour ma part, je pense que l’insatisfaction fait partie de la nature humaine, qu’elle est nécessaire pour se surpasser, aller de l’avant, découvrir de nouveaux horizons, et au final apprécier son bonheur. L’amour revêt une infinité de formes. L’idéal peut être une utopie, mais l’amour n’en est pas une. Il existe vraiment.

L’idéal, c’est ce qui nous fait rêver. C’est son rôle. C’est un peu triste quelqu’un qui ne rêve pas. L’être humain a besoin de désirer. Le désir, c’est le moteur de la vie. L’amour, la vie de couple, c’est peut-être tout simplement traverser le temps.

Jusqu’où accorder son pardon? Où se situent les limites?

SR: Le pardon est une question essentielle, parce que dans la vie, on a de nombreuses occasions de l’accorder ou pas. En famille, en amitié, en amour… Quelles en sont les limites? Encore une fois, cela dépend de chacun et de votre tolérance. Cela dépend aussi des circonstances. Pour untel, un acte sera impardonnable et pas pour un autre. Mais on a tous nos limites. Et heureusement! C’est difficile de trouver la réponse au cas par cas. Parfois on regrette ses choix. Il y a des exemples célèbres de personnes qui ont vécu un très grand amour en dépit de l’infidélité.

Sam, quels sont vos projets?

SR: Des projets d’écriture et de voyages. J’écris le roman qui a fait gagner le concours de la BBC à Mary. C’est une intrigue policière qui fait intervenir un inspecteur sexy, un commissaire bougon, et une psychologue arriviste qui enquêtent à travers l’Europe et l’Amérique du Sud. Une affaire des plus surprenantes, une histoire avec une bonne dose d’humour et des personnages très attachants.

Et pour terminer, que lisez-vous en ce moment?

SR: « Merci, Jeeves« , idéal 365 jours par an. IRRESISTIBLE!

Merci beaucoup Sam de nous avoir accordé cet entretien passionnant.

Je vous remercie, Virginie, pour cet agréable moment passé en votre compagnie à discuter à bâtons rompus de ce livre, je suis très heureuse qu’il vous ait plu et que nous ayons pu bavarder de tant de sujets, j’espère que nous aurons d’autres occasions de le faire… Et je recommande à tous de suivre ce blog pour découvrir bien d’autres auteurs!

Merci Sam, je rougis… J’attends donc la sortie de votre polar avec impatience!

 

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Interview #4: Marjorie LEVASSEUR

Coucou tous!

Aujourd’hui je suis heureuse de te faire découvrir, si tu ne la connais encore, Marjorie LEVASSEUR. J’espère que tu as lu ma chronique sur « Ces oiseaux qu’on met en cage », son troisième roman, un très beau roman. Dis bonjour!

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Bonjour Marjorie. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter à vos  lecteurs ?

ML: Je suis Marjorie Levasseur, nivernaise. Auxiliaire de vie scolaire et auteur à temps partiel, et maman à plein temps…

Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire?

ML : J’ai eu l’envie de coucher sur le papier (enfin sur l’écran de mon ordinateur en l’occurrence) toutes les idées que j’avais dans la tête et qu’il me démangeait de raconter. J’écris parce que cela me fait du bien, et parce qu’étant quelqu’un d’assez réservé, écrire est plus naturel et plus aisé pour moi. Dans mon ancienne profession d’aide-soignante, on me racontait beaucoup d’histoires, j’ai eu envie de raconter les miennes.

Quelles ont été vos sources d’inspiration pour la rédaction de « Ces oiseaux qu’on met en cage »?

ML : A la base, j’avais juste en tête le dénouement du premier chapitre, beaucoup de choses sont parties de là. J’ai abordé des thématiques qui me sont chères, comme la difficulté des rapports familiaux. J’ai également voulu traiter des violences conjugales et familiales parce que je pense qu’on en oublie beaucoup trop les victimes de nos jours. Sans vouloir être un porte-drapeau ou être moralisatrice, j’ai désiré en parler, mais il était important pour moi de ne pas tomber dans l’excès du roman sombre. J’ai essayé d’apporter des notes positives, d’espoir, de solidarité. Les liens intergénérationnels ont aussi toujours une place importante dans mes romans.

Vous y avez parfaitement réussi. J’ai vu que votre expérience d’aide-soignante avait largement nourri votre trilogie. Vos expériences professionnelles ont-elles contribué à vous insufflé ce nouveau récit?

ML : Pour tout ce qui était relatif aux rapports de Colette avec ses enfants, oui.

Où puisez-vous donc une telle force, tant d’empathie? Qu’est-ce qui alimente, si je puis dire cela ainsi, cette empathie indubitable pour vos personnages?

ML : Mes personnages font partie de moi. Ils sont nés de mon imagination et forcément, je m’y attache, tout comme je peux m’attacher aux gens dans la vie réelle. La vie n’a rien de facile dans la réalité, et j’aime écrire sur cette réalité. C’est de ça que je nourris mes histoires. On a tous des blessures qui nous ont fait évoluer, nous ont rendus plus forts et qui nous permettent également de comprendre celles des autres, sans les juger. J’avoue être quelqu’un d’hypersensible dans la vie et beaucoup de choses me touchent, parfois à l’extrême. Je suis un peu comme une éponge, mais le revers d’une éponge, c’est qu’on absorbe aussi bien le bon que le mauvais…

En effet oui… ? Et quelles ont été les influences littéraires qui vous ont aidée à construire votre style si fin et subtil? Quels sont vos auteurs fétiches?

ML : Sincèrement, je ne sais pas si mon style s’inspire de celui d’autres auteurs. J’écris des histoires de la façon, je crois, la plus simple possible, sans utiliser de mots tarabiscotés ou trop compliqués. J’écris les choses comme elles me viennent. Ce sont des tranches de vie, d’une vie dans laquelle n’importe qui pourrait se reconnaître. Alors bien sûr, il y a des auteurs que j’adore : Agnès Ledig, Virginie Grimaldi, Agnès Martin-Lugand, pour ne citer qu’elles. J’aime beaucoup les récits de femmes fortes ou qui le deviennent, j’aime voir l’évolution des personnages au fil d’un roman.

Et si vous étiez un personnage de roman justement, qui incarneriez-vous?

ML : Une femme simple qui ne demande rien de plus que vivre tranquille avec ses proches et à qui il arriverait toutes sortes de situations rocambolesques, car la vie est aussi faite d’imprévus. Vous vouliez peut-être le nom d’un personnage précis ? Je ne me retrouve pas forcément dans un personnage de roman particulier.

 

Avez-vous de nouveaux projets en cours ?

ML : Une autre tranche de vie qui se déroulera dans le pays nantais cette fois-ci. Je ne peux pas en dire plus si ce n’est qu’il devrait sortir en janvier ou février; tout dépendra du temps consacré à la relecture, à la bêta lecture et à la correction. La couverture est déjà presque terminée…

Avant de nous quitter, avez-vous un dernier message à adresser à vos lecteurs?

ML : Merci de lire et d’aimer mes histoires. J’aime écrire pour toucher les lecteurs, même si, comme chacun le sait, un auteur écrit avant tout pour lui-même. Alors j’espère continuer à le faire…

Et pour terminer, que lisez-vous en ce moment ?

ML : J’ai commencé La tresse, de Laetitia Colombani. Je lis beaucoup moins en ce moment, j’écris les derniers chapitres de mon roman en cours…

Merci beaucoup Marjorie de nous avoir accordé cet entretien. J’attends donc impatiemment le début d’année…

 


Interview #3: LouGane ROSE

Chers tous,

C’est avec un grand plaisir que je publie aujourd’hui l’interview d’une auteure rencontrée par l’entremise d’Emma FREYA qui m’a permis de lire son premier ouvrage, « A trois je vous aime ». On dit bonjour à LouGane ROSE!

 

 

LouGane Rose, bonjour. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter à vos  lecteurs ?

LR : Je me présente, je suis Lougane Rose, auteure de « A Trois je Vous Aime… » Tome 1 & 2. Ce sont mes deux premiers romans en auto-édition. Je crée des histoires depuis que je suis en âge de le faire, mais je pose mes mots sur le papier depuis une dizaine d’années : quelques lignes par-ci, par-là jusqu’à début janvier où Lilie, Léandre et Valentyn se sont imposés à moi et se sont mis à me raconter leur histoire…

Comment vous est venue l’envie d’écrire de la romance?

LR : J‘ai une imagination débordante, je crois que j’ai toujours eu envie d’écrire. Mes professeurs de français quand j’étais gamine me disaient que je finirais par être auteur tant les histoires que je leur racontais à travers mes dissertations les amusaient. J’ai surtout toujours aimé lire. Et pour la romance spécifiquement, je suis une amoureuse chronique!

Qu’est-ce qui vous a inspiré cette trame? Pourquoi ce huis-clos?

LR : Je ne sais pas trop, peut-être la curiosité d’exploiter des sentiments inconnus pour moi… La chanson « Quatre mots sur un piano » de JJ Goldman? Peut-on aimer deux personnes à la fois? Comment? Je crois que mes personnages ne pouvaient vivre leur histoire qu’à travers ce huis-clos, car ils ont déjà du mal à comprendre et à vivre ce qui se passe entre eux . Je pense que dans leur cas précis, ils ne peuvent pas s’ouvrir aux autres, ils ont besoin de préserver ce qu’ils essaient de construire dans leur bulle…

Oui, ces sentiments exacerbés donnent une intensité manifeste à votre récit. Cela crée une certaine tension… Pourtant certaines de vos lectrices vous reprochent de ne pas avoir fait intervenir un personnage extérieur au trio.

LR : Oui, mais je reste convaincue que personne d’extérieur n’a sa place dans leur histoire amoureuse. Elle est trop intense et envahissante pour ça. Dans le tome 2, les relations évoluent et laissent un peu plus de place à d’autres personnages. Mais le tome 1 ne les concerne que tous les trois, et ils ne laissent personne d’autre entrer… C’est comme ça que je sentais leur histoire, en tous cas…

Oui je suis plutôt d’accord avec vous. Comment avez-vous construit vos personnages? Qu’est-ce qui vous a inspirée pour les façonner ?

LR : J’ai essayé de partir du cœur de la situation: deux hommes, des amis très  proches tombent amoureux de la même femme. Comment faire pour que cela fonctionne… Je savais ce que je ne voulais pas: des personnages malsains, ça c’était très important pour moi. Il fallait que ça arrive à monsieur et madame tout le monde. Sur cette base, ils se sont assez naturellement imposés d’eux même, entre celui qui veille sur la relation, qui est bienveillant, celui qui a du mal à gérer sa jalousie parce que partager en amour ce n’est pas facile, et une femme qui ne peut pas résister à la tentation évidemment mais qui se rend compte que ce n’est pas normal et qui doit gérer sa conscience et son amour pour eux deux.

Lorsque j’écris, je laisse mes personnages me conter leur histoire.

Je dois dire que cela fonctionne plutôt bien… En tant que lectrice, quels sont vos incontournables?

LR : « Emma » de Jane Austen est mon préféré! « Lolita » de Vladimir Nabokov, « Roméo et Juliette »… J’aime bien les histoires d’amour un peu compliquées! Dans les auteurs plus contemporains aussi j’aime beaucoup Alexandre Jardin…

Et quelle est selon vous la perle méconnue que vous voudriez faire découvrir à vos lecteurs ?

LR : Question difficile… J’aime beaucoup Mia Sheridan, mais peut-on parler de perle « méconnue »… Moins connue que ceux cités ci-dessus.

 

Avez-vous de nouveaux projets en cours?

LR : Ouiiii! Je travaille sur mon prochain roman. Une romance encore, avec un personnage masculin plus sombre et complexe, de nouveaux sentiments à explorer: un duel entre l’obscurité et la lumière, la vie et la mort… Mais ça restera de la romance » Feel Good ».

Avant de nous quitter, avez-vous un message à adresser à vos lecteurs ?

LR : J‘ai envie de leur dire de continuer à lire et ainsi de nous permettre de créer des jolies histoires pour les faire voyager !

Et pour terminer, que lisez-vous en ce moment ?

LR : « Le jour où j’ai appris à vivre » de Laurent Gounelle.

Merci beaucoup Lougane Rose de nous avoir accordé cet entretien. Je vais vite aller me plonger dans le tome 2!

 


Interview #2: Olivier DECESE

Chers tous,

C’est avec un grand plaisir que je publie aujourd’hui l’interview d’un auteur rencontré grâce à Emma FREYA qui m’a permis de lire son tout premier ouvrage, Ganymède. Dis bonjour à Olivier DECESE

 

Olivier Decèse, bonjour. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter à vos lecteurs ?

OD: Je m’appelle Olivier Decèse et je suis auteur indépendant. J’ai commencé à écrire mon premier roman « Ganymède » en 1987 pendant que je faisais mes études de géographie. Puis, j’ai enchaîné, pris de frénésie, une maladie rare, mais très prenante!

En parlant de Ganymède, justement, votre premier roman de fantasy, pourquoi avoir fait ce choix de style si atypique? N’avez-vous pas craint de vous priver du jeune lectorat?

OD: Les retours des jeunes qui l’ont lu (dans les 8 à 12 ans) ont été très positifs, ils ont aimé. Cela donne du rythme au texte. Il y a longtemps, avec des amis, nous avions envisagé d’en faire une version avec beaucoup d’illustrations, découpé en petite série, qui aurait visé un public plus jeune, mais ça ne s’est pas encore fait.

Ce serait en effet une excellente idée, le texte s’y prête parfaitement. quel a été pour vous le déclencheur de l’écriture de ce premier roman?

OD: Cela faisait plusieurs matins que je me réveillais avec des images dans la tête, celle de l’elfe qui fuyait, et un matin que je me réveillais chez une amie, celle-ci m’a dit de la mettre par écrit. Ce que j’ai fait et je ne suis plus arrêté.
Sans doute ces images venaient-elles de mon imagination féconde nourrie de mes lectures, jeux de rôle,…
Quelles sont vos sources d’inspiration pour créer vos ambiances et vos personnages? (musicales, littéraires, cinématographiques)
OD: J’ai toujours beaucoup écouté de musique. Adolescent je faisais mes devoirs en musique, je m’endormais avec la radio (à l’époque il n’y avait pas autant de pub). J’écoutais des choses très variées comme Marillion, Thiéfaine, Léonard Cohen, Pink Floyd…

Ah, Thiéfaine… Toute ma jeunesse…

OD: Pour le cinéma mon film culte de l’époque était « The Rocky Horror Picture Show », j’aime aussi beaucoup la science-fiction, la fantasy (surtout aujourd’hui avec les moyens techniques), mais aussi le psycho-dramatique, les comédies musicales… Il y a trop de films que j’adore pour tous les citer, mais je donnerai quelques noms de réalisateurs comme Ridley Scott ou Terry Gilliam.
The Rocky Horror Picture Show est un de mes grands classiques
OD: Enfin en littérature j’ai beaucoup lu, de tous les genres et de toutes provenances, avec une adoration pour des livres comme ceux de Gabriel Garcia-Marquez, John Irving ou « le pavillon des cancéreux » pour n’en citer que quelques-uns. Mes auteurs préférés sont Dan Simmons, Roger Zelazny et M.Z. Bradley.
Vos publications suivantes sont aussi des romans de fantasy me semble-t-il (L’Oublié des Dieux, Le Songe du Berger), par contre vous avez fini par basculer du côté obscur en publiant un thriller avec Magie Noire. Qu’est ce qui vous a poussé vers cette évolution?
OD: Non, pas du tout. Après « Ganymède », j’ai écrit un roman psycho-dramatique, « Épitaphe pour un cœur déchiré », puis un autre sur le monde de la musique, « Bruyère Noire… ». Le thriller est arrivé après, puis le « Songe du Berger » qui est un conte initiatique, qui peut effectivement s’apparenter à de la fantaisie. Juste avant ou après il y a eu « Le drôle de petit bonhomme », puis « Le Jardin des libertés » le plus sentimental de mes écrits, et science-fiction. J’ai commencé la série de « l’Oublié des Dieux » qui est de la science-fiction, avec beaucoup de philosophie, des passages historiques (à venir)… Pour « Magie Noire », c’était une idée qui me trottait dans la tête, d’une course poursuite.
Au temps pour moi… Vos écrits sont très éclectiques!
OD: Tout à fait, ce qui pose un problème pour me classer. Mais, personnellement, je ne vois pas pourquoi. Il y a le style, et ils me ressemblent, j’aime de tout.
J’ai lu que vous avez été animateur auprès de jeunes pendant 22 ans avant de vous consacrer pleinement à l’écriture. Cette expérience a-t-elle influencé vos écrits? (de par les thèmes choisis ou dans la construction des personnages, par exemple)
OD: Oui, c’est probable. C’était un enrichissement permanent à bien des niveaux. Ils ont été mon premier public ; malheureusement à l’époque je n’avais encore rien publié, parce qu’ils voulaient tous me lire quand je leur parlais de mes écrits, surtout « L’Oublié des Dieux »… J’ai pensé aussi écrire un roman, ou plutôt une série sur les colos, mais là le boulot est trop gigantesque. Il y a trop à dire. Avec toutes les histoires, les anecdotes que j’ai… Du genre « nos jours heureux ».
Une future trilogie peut-être?
OD: oui, peut-être
Pouvez-vous nous présenter votre tout dernier ouvrage, qui viens juste de sortir, 15/9?
OD: Il s’agit de mon expérience dans l’armée, à la montagne, lors de mon service national. Au départ, l’histoire était incluse dans un autre roman, « Poussières de Vie », mais je l’ai retirée pour en faire un roman à part entière. Et il faudra que je réécrive l’autre… Beaucoup de choses sont réelles, mais comme c’est un roman, j’y ai également mis un peu de fiction, mais pas beaucoup.
 
Quel est pour vous, parmi vos publications, la plus importante à vos yeux? Et pourquoi?
OD: J‘ai longtemps eu un faible pour le « Songe du Berger », peut-être parce que c’est le plus intime, mais aussi « Epitaphe pour un cœur déchiré », parce que j’y ai mis toute ma fureur, tout ce qui me faisait mal à l’époque (ça a été un peu comme une thérapie), et aujourd’hui « L’Oublié des Dieux » (surtout les tome 5 et 6, le plus délire, mais ils ne sont pas encore près à être publié, ils sont trop gros, 1500 et plus de 1000 pages, et je suis passé à l’écriture du 7). Mais en fait, je les aime tous, sinon je ne les aurais sans doute pas écrits. Ils ont tous un quelque chose de différent. Et puis il y a aussi mes petits recueils (une quinzaine de prose et de poésie, où je raconte mon histoire, mes pensées…) de 20 pages environ chacun. C’est ce qui se lit et se relit le plus facilement, avec un vrai plaisir.
Avez-vous une routine de travail?

OD: Oui. Moi qui ai longtemps détesté les routines, pour écrire je trouve ça mieux. Je bosse le matin sur mon ordinateur à entrer les textes que j’ai écrits auparavant, puis je passe aux réseaux sociaux et relève mes mails. Enfin, l’après-midi, je sors au café écrire, toujours d’abord avec un stylo et du papier. J‘aime bien écrire au café, avec un bruit de fond, ça m’aide à me concentrer. Chez moi c’est plus dur ; quoi que dans le jardin, c’est sympa aussi, quand il y a un peu de soleil. Je travaille trois ou quatre heures par jour, parfois dix, mais en fait, à tout moment je peux m’y mettre. Parce que les idées viennent souvent en faisant autre chose, en me rasant, en jardinant, en bricolant…

J’ai l’impression que vous êtes nombreux à aimer écrire en terrasse ou dans des cafés. Cette immersion semble essentielle.

OD: Oui, il y a un côté très sympa, d’être entouré de monde, bien que je sois très solitaire, (mais pas seul) avec qui on partage, même sans rien dire. Et puis sans arrêt je suis dérangé par tous ceux qui viennent me dire un petit mot, se confier. Mais c’est sympa. On y trouve aussi parfois de l’inspiration.

Une petite dernière pour la route… Que lisez-vous en ce moment, Olivier?
OD: La suite de « Pug le magicien », « Ténèbres sur Sethanon », et je viens de finir « L’ombre de la montagne » (la suite de « Shantaram »).
Un dernier mot à ajouter?
Ma plus grande motivation est la conscience.
Merci beaucoup Olivier Decèse du temps que vous m’avez consacré. A bientôt avec la suite de « L’Oublié des Dieux »…
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Interview: Pauline AIME

Chers tous,

C’est avec un plaisir non dissimulé que je publie aujourd’hui l’interview d’une jeune auteure que tu ne connais pas encore, mais cela ne saurait tarder. Je vais vous présenter Pauline AIME dont le roman La Dame blanche va bientôt être publié (je t’en reparlerai le moment venu).

Pauline Aimé, bonjour. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter à vos futurs lecteurs ?

PA : Je m’appelle Pauline Aimé et je suis une jeune auteure. Je vis dans le Tarn-et-Garonne. Mon nom de plume me vient de mes grands-parents. Ma grand-mère, Pauline, et mon grand-père, Aimé. Un hommage en quelque sorte.

Vous vous apprêtez à publier votre premier roman. Pouvez-vous nous en expliquer la substance ?

PA : C’est une histoire familiale qui se déroule à la fois en 1928 et en 1999. Stéphanie, une adolescente en vacances chez sa grand-mère, ne cesse de contempler de loin le château de Sainte Livrade. Curieuse d’en savoir un peu plus sur les nombreuses légendes racontées au sujet de ce monument et de son propriétaire, elle décide de mener l’enquête avec ses amis pour savoir ce qu’il en est réellement. Le château est-il hanté par une Dame Blanche ? Le maître des lieux est-il un assassin sanguinaire ? Durant leurs recherches, les enfants apprendront que le comte De Livrade est en fait un homme au cœur meurtri. Le châtelain découvrira l’identité de ses parents biologiques, mais aussi qu’il a été arraché à sa mère le jour de sa naissance et que cette dernière est morte en tentant désespérément de le récupérer.

Une fresque familiale sur fond de croyances ésotériques… D’où vous vient cet intérêt pour la dame blanche ?

PA : Le château de Sainte Livrade se trouve juste en face de chez moi… Lorsque je déjeune sur ma terrasse, j’imagine tout un tas d’histoires qui auraient pu se passer au fil des ans.

Quelle imagination ! Comment avez-vous mûri vos personnages ?

PA : Ma principale influence a été ma propre famille. J’ai vu en Mamée, la grand-mère de Stéphanie, ma propre grand-mère chez qui je passais la plupart de mes vacances scolaires. Stéphanie est donc l’adolescente que j’aurais pu être.

Quel est le livre, ou l’auteur, qui vous a donné l’envie d’écrire à votre tour ?

PA : J’ai toujours eu des livres autour de moi. Comme je vous l’ai dit, je passais mes vacances chez ma grand-mère, à la campagne. Lorsqu’il n’était pas question de cultiver ou de soigner les bêtes, je prenais un livre pour tuer le temps.

Très tôt je me suis intéressée à Pagnol ; j’adorais cette façon qu’il avait de raconter les contes de campagne.

Quel est le message que vous souhaitez délivrer à vos lecteurs ?

PA : J’ai commencé à écrire vraiment à la mort de mon père. Il m’avait toujours dit que sa vie méritait d’être écrite. J’ai pu, grâce à l’écriture atténuer mon chagrin.

Je n’ai pas de message particulier à faire passer sauf peut-être de croire en ses rêves. Devenir une auteure reconnue fait partie de l’un des miens, bientôt concrétisé grâce à des gens formidables comme Emma Freya, mon excellente agent littéraire sans qui rien de ce rêve ne serait arrivé.

Un conseil pour nos lecteurs ?

PA : Je leur conseille de lire Virginia C. Andrews. Ses romans sont formidables.

Et pour terminer, que lisez-vous en ce moment ?

PA : Je lis les livres de mon amie Amandine Forgali, dont Ma belle-mère ce fléau et également Minute Papillon d’Aurélie Volognes. En fait, j’ai besoin d’humour ces derniers temps afin de préparer mon nouveau roman qui risque d’être complètement différent de celui-ci.

Merci beaucoup Pauline Aimé de nous avoir accordé cette interview. Nous avons hâte de tenir ce roman entre nos mains !