Archives de Catégorie: Biographie et autobiographie

2020/06: La mémoire saisie d’un tu, Francis BEREZNE

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Deux courts récits, l’un dense, chahuté, violent, l’autre où l’on entrevoit peut-être la sortie du tunnel… Le choc des souvenirs de l’hôpital psychiatrique: images de lieux, de corps mutilés, de visages éteints, relayées par les mots. Après le «tu» qui seul permet au narrateur d’établir la distance nécessaire au travail de la mémoire, reviennent la parole ou le «je» et une pensée qui vagabonde.

Partenariat

Je remercie Masse Critique de Babelio et les Editions La Chambre d’échos pour l’envoi de ce service presse.

Voici un livre très court, singulier, composé deux courts récits sur l’enfermement. Deux récits sur la folie dans le cadre d’unités psychiatriques. Très probablement largement autobiographique je pense. Ce récit est trop intime je crois pour n’être qu’une fiction. Lire la suite


2019/49: L’écho de ta mémoire, Cristine VERLEDENE

  • Autoédition
  • ISBN: 978-1072015550
  • 305 pages, 12€ en format broché

Nous sommes au crépuscule des années soixante. Cristine, une fillette de douze ans, se pame de ravissement face à un film culte, « Le Clan Des Siciliens. » Elle sera dès lors toute acquise à la Sicile, et bien qu’elle ne puisse y associer pas plus des mots que des images, elle n’aura de cesse d’en rêver treize années durant. Juillet 1982. La fillette d’hier, alors âgée de vingt-cinq ans, foule pour la première fois la terre de Sicile.Mais cette puissance souveraine, qu’est la destinée, avait-elle pour dessein de faire, un jour, se croiser deux regards ? Ceux de deux êtres en quête d’absolu, si semblables et conjointement si différents.D’une plume poétique et par instants lyrique, l’auteure nous transporte dans une tranche de vie, dans un récit où se côtoient irrépressible joie de vivre et insoutenable souffrance, un récit qui ne manque d’interpeler le lecteur sur la passion, la mort, le deuil, l’impossible oubli, et sur cette « chose » que nous, les humains, avons choisi de nommer « Hasard « .

Partenariat. Je remercie vivement La Voie de Calliopé, conseil littéraire bénévole, et l’auteure pour l’envoi de ce service presse.

Ce jour-là, à la télé, passe « Le Clan des Siciliens ». La petite Cristine, 12 ans, est subjuguée. C’est sûr, un jour, elle ira là-bas.

À l’insu de tous et peut être de moi-même, je m’étais prise à caresser des rêves d’absolu. C’est en cherchant à me configurer ton visage, Divine Sicile, que le cœur déjà plein de toi, je m’étais endormie.

Eté 1982, Cristine a 25 ans. Avec sa sœur Eleanor, elle foule enfin le sol sicilien. Elles posent leurs bagages dans un village à l’ambiance chaleureuse, gaie et festive. Elles vont y faire la connaissance de jeunes gens de leur âge avec qui elles vont sympathiser. Cristine va également y rencontrer Santo.

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2019/45: Chute ascendante, Alban BOURDY

  • Auto édition 
  • 552 pages, 9,99 € en format kindle
  • Pour le commander: Amazon

« Chute Ascendante » est une histoire d’amour d’essence autobiographique. Comme son titre l’indique, je ne sais si c’est une tragédie ou un avènement. Tout part en amont de la lecture de « Métaphysique des tubes » d’Amélie Nothomb, mais surtout du coup de foudre dont j’ai été la cible lors de ma rencontre avec María Montserrat, une Sud-Américaine membre de la secte Ashram Shambala. L’autobiographie est mise en parallèle avec un futur imaginé, vécu par un alter-ego, et qui exprime parfois de façon métaphorique le réel. Un alter-ego qui fascine les foules et vit une ambivalence extrême, rongé qu’il est par ses émotions débordantes. Ce livre, écrit d’une traite, est un cri d’existence relatant une histoire d’amour atypique et intense.

Merci à la Voie de Calliopé, conseil littéraire bénévole, et à Alban Bourdy de m’avoir proposé ce service presse.

Ce roman est un curieux mélange entre une histoire d’amour passionné, un récit ésotérique, une épopée épique, un engagement sans bornes, une folie déroutante. Comme le dit Alban lui-même, c’est « une tragédie ou un avènement », « une déchéance ou une transfiguration ».

C’est un roman double, en partie autobiographique et en partie fictif, et écrit en deux temps. D’une part, l’histoire de Philibert Dumont, auteur enflammé et imprévisible, et de l’autre le roman de celui-ci, « Trajectoires vibrantes », dans lequel il raconte sa passion pour la belle et énigmatique Maria. Maria qui est l’écho de Montserrat, jeune femme sud-américaine qui est au cœur de la vie de Philibert.

Ce roman et son héros sont comme l’auteur: tout en complexité, en contradictions, en paradoxes, et hypersensible. Philibert est l’absolu opposé de Montserrat, à laquelle il est voué corps et âme. Tout le long de ce récit, Philibert est sur le fil: entre amour et loyauté, fidélité et trahison, foi et désaveu, à la vie à la mort, à la limite entre raison et folie… Philibert s’est perdu à l’instant même où il a posé les yeux sur Montserrat. Depuis, il navigue à vue et à cœur, à corps perdu pour les beaux yeux de cette femme indifférente à la vie qui lui est offerte en offrande.

C’est une histoire d’amour compliquée et contrariée, et des histoires d’amour palliatives. Mais pour autant, chacune de ces histoires est sincère et intense. Et le tout sur fond d’embrigadement sectaire. En effet, l’auteur a été, avec Maria, membre de la secte russe Ashram Shambala, avant de se rendre compte de son influence malsaine et de prendre ses distances.

Notre héros a des réactions emportées et excessives, toujours guidées par ses sentiments, mais fait montre d’une incroyable capacité de résilience. Philibert est déterminé et obstiné. Il m’a un peu fait penser à Cyrano de Bergerac. Cet amoureux pudique, invisible aux yeux de sa bien-aimée, que pourtant il protégea et chérit dans l’ombre toute sa vie.

Un roman original et plein de rebondissements.


2019/25: Le confort de l’autruche, Martine MAGNIN

 

A paraître le 3 Juin 2019

 

« Tu sais, Jenny, derrière ces murs, on enferme les petites filles qui parlent trop. »

Petite fille docile et sensible, Jenny passe les sept premières années de sa vie dans le mensonge et la douleur. Elle survit, et raconte avec courage et détermination la maltraitance sexuelle et le déni familial. Le ton, sobre et pudique, est celui d’une violence rentrée et maîtrisée sous forme d’interrogations quant au rôle d’une mère.

Plutôt que de se concentrer sur les agissements du prédateur et d’accuser, « Le confort de l’autruche » dénonce avant tout le comportement des proches, mère et grand-mère, engluées dans leurs mensonges, leur passivité et leur confort organisé. Toute la particularité de ce texte se situe dans l’évocation d’une tacite malfaisance familiale et affective.

Si tu me lis régulièrement, tu sais déjà qu’à force d’enchaîner ses livres, tous différents mais tous empreints de sa très fine sensibilité, Martine Magnin est devenue une copine.

Aussi m’a-t-elle confiée son dernier ouvrage qui paraîtra lundi prochain.

Et vois-tu, tu vas très étonné, il s’agit encore une fois d’un très beau récit, un roman témoignage, un roman dur et fort, un roman coup de poing.

Jenny est une petite fille comme toutes les autres, qui vit ses premières années dans la joie et l’allégresse des années d’après-guerre, dans un Montmartre encore rustique, joyeux et insouciant. Elle y occupe un petit appartement, très chiche, avec sa mère et sa grand-mère.

Mais voilà, le bonheur ne va pas durer. Sa mère rencontre M, l’homme de sa vie… Le cauchemar de Jenny. Et la vie bascule.

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2019/18 : Où on va papa? Jean-Louis FOURNIER

  • Editions Le livre de poche
  • ISBN: 978-2253127840
  • 160 pages
  • Pour le commander: Amazon, Cultura, chez ton libraire.

Un père décide d’écrire un livre à ses deux garçons handicapés : ses peines, ses remords mais aussi ses joies. Une œuvre littéraire plus que documentaire, sorte de déclaration d’amour disloquée, dans un style incisif et clair, faits de chapitres courts comme des respirations suspendues. 150 pages pour se souvenir de Mathieu et de Thomas, rire pour ne pas pleurer.

J’aime ces petits livres de Jean-Louis Fournier dans lesquels il livre ses drames, toujours avec un humour acide.

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2018/67: Une vie au service de la police technique et scientifique, Patrick NAZET

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Passionnant ! On entre dans un monde dont le nom seul évoque quelque chose : police technique et scientifique. Avec le récit de son expérience, agrémentée de sa participation à des affaires célèbres, comme l’enquête sur la mort de Claude François, Mesrines, ou l’enlèvement du baron Empain on est au coeur de l’évolution du métier que Patrick Nazet a exercé pendant 32 années.

Quand on parle de police technique et scientifique, on a tous tout de suite en tête l’image d’une flopée de séries TV, à commencer par Les Experts… Eh bien sache que les enquêteurs français n’ont vraiment rien à envier aux Américains: voici exposée dans ce témoignage la réalité derrière la fiction.

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2018/45: Line, Marie-Claude MARAN-SCREF

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L’auteur s’immerge dans la relation intime qu’elle a eu avec sa mère et nous conduit à la rencontre de cette femme. On se prend au jeu de la découverte d’un personnage dans son époque.

Agrégée de lettres c’est avec un style délicat, tout en pleins et en déliés, que Marie-Claude nous livre ce récit, émaillé à la façon d’Annie Ernaux des petites choses de son enfance.

Ce livre est un très bel hommage de Marie-Claude Maran-Scref à sa maman décédée, Line. L’auteure nous fait découvrir qui fut cette femme, aussi forte que fragile, et à travers elle, qui elle est elle-même, puisqu’elle s’est construite à partir de Line.

Line est une femme incroyable, toute en ambiguïtés et en contradictions. Line a peur. De tout. Sans cesse. La peur lui colle au corps et au cœur. Comme une sangsue. Pendant sa jeunesse, Line et sa sœur subissent la présence de leur beau-père, ses humeurs et son alcoolisme. Alors, Line se jure qu’elle épousera un homme sobre, sérieux et droit. Ce sera Raymond. Quand il est mobilisé, six semaines après leur mariage, Line est déjà enceinte de leur premier enfant, Jean-Luc. Elle restera donc avec sa belle-famille, connaîtra la solitude, l’exode… quand Raymond revient, Jean-Luc a cinq ans. Suivront Anne-Marie et Marie-Claude.

Line vit sa maternité comme une vocation. C’est touchant le mal qu’elle se donne pour offrir une enfance à ses trois enfants. Marie-Claude, la dernière, est une enfant et une jeune femme svelte. Sa mère l’appellera toujours « ma puce », surnom dont elle ne parviendra jamais à se défaire. «  Quand on est installé dans le petit et le gentil, il est difficile de viser le grand et l’important. Je m’y suis efforcée pourtant. J’ai grandi en savoir, j’ai grossi par la tête. Mais je suis restée légère, inconsistante, invisible. »

Et puis Line vieillit. L’âge la rattrape. Elle se met à refuser. Tout. De sortir, de bouger. La peur reprend le dessus. Sa vie a trop de rides, elle traverse ses dernières semaines en s’abandonnant, en se perdant. Line est partie, Marie-Claude reste. C’est le récit d’un manque profond, d’un abysse insondable.

Alors Marie-Claude écrit. Pour combler le manque de sa mère. « Pour réparer la perte, pour restaurer le lien. […] Comme si je pouvais te reconstruire à coups de mots, te redonner corps et chair avec ma seule écriture… »

Je ne peux pas dire que ce récit m’ait embarquée. Sans doute trop intime. Mère et fille sont liées à tel point qu’elles se confondent parfois.

Mais l’écriture est très belle. C’est très fin, léger, subtil, délicat. C’est un récit touchant, duquel déborde cet amour inconditionnel pour sa mère, mais aussi le deuil si difficile et la douleur incommensurable de la déchéance et de la perte.

Merci aux Editions Chum et à Emma Freya, agent littéraire bénévole, de cette découverte.


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