2019/47: Les lumineuses, Lauren BEUKES

  • Presses de la Cité
  • ISBN: 978-2258101255
  • 360 pages, 22€

Elle a survécu. Il pensait l’avoir tuée. Elle veut se venger. Il va la retrouver.

1931, Chicago. Traqué par la police, Harper Curtis, un marginal violent, se réfugie dans une maison abandonnée. A l’intérieur, il a une vision : des visages de femmes, auréolés de lumière. Il comprend qu’il doit les trouver… et les tuer. Dans sa transe, Harper découvre que grâce à cette demeure, il peut voyager dans le temps. Débute alors sa croisade meurtrière à travers le XXe siècle : années 1950, 1970, 1990… D’une décennie à l’autre, il sème la mort sur son passage, laissant en guise de signature des indices anachroniques sur le corps de ses victimes. Mais l’une d’elles survit aux terribles blessures qu’il lui a infligées. Et va tout faire pour le retrouver.

Un peu particulier ce thriller…

Disons qu’on navigue entre thriller et science-fiction.

A Chicago, pendant la Grande Dépression, Harper Curtis, un vagabond, découvre par hasard une maison abandonnée dans laquelle il est content de pouvoir squatter. Mais cette maison est spéciale… Elle a la faculté de le faire voyager dans le temps! Quand il ressort de la maison, il passe dans une autre époque. Il voyage ainsi au long des décennies. En contrepartie, parce que rien n’est gratuit, faut pas déconner quand même, il doit retrouver et tuer des femmes surnommées « les lumineuses ». L’une des victimes, Kirby, survit miraculeusement et va tout mettre en œuvre pour retrouver son assassin.

Bien sur, tu l’as compris, les victimes ne vivent pas à la même époque. Harper est froid et insensible, imperturbable, impitoyable. Il reste impassible à tout ce qui ne le concerne pas directement et accomplit inexorablement sa tâche.

Les premiers chapitres sont difficiles à suivre, c’est très confus. On met un peu de temps à comprendre que les différentes époques où Harper intervient se mélangent et se confondent. C’est surprenant. D’autant plus que, outre ces sauts temporels, Harper n’est pas sain d’esprit… Disons que le récit suit le cheminement du cerveau perturbé de Harper. Et ça ne facilite pas les choses, évidemment…

Le plus de cette errance désordonnée est la toile de fond relative à chacune des victimes: chacune est décrite dans son époque bien sûr, ce qui donne une vision en filigrane de la société américaine d’une décennie à l’autre, et de l’évolution de la condition féminine.


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