2019/44: La Tour de Sélénite, Arnaud CODEVILLE

Adel Blanchard est un écrivain en perdition. Depuis quelques mois, sa vie ne se résume qu’à éviter les huissiers et à courir après son ex-femme pour voir ses deux enfants. Pour sortir la tête de l’eau, il accepte un poste de professeur de Lettres dans une faculté de Lille, mais peu à peu, il ne peut s’empêcher de glisser dans la dépression. Un soir, alors qu’il est prêt à commettre l’irréparable, sa voisine de palier intervient miraculeusement et l’en empêche. Il voit en elle l’opportunité de démarrer un nouveau chapitre de sa vie, c’est donc naturellement qu’il participe au projet universitaire qu’elle organise avec un collègue : la restauration d’un phare en Loire-Atlantique. Malheureusement, il ne se doute pas que ce périple le mènera au cœur de la terreur et de la folie où il y laissera une partie de son âme

J’ai vu passer beaucoup de critiques élogieuses de ce livre sur les réseaux. Alors j’avais noté ce nom-là dans un coin de ma tête. Aussi, quand j’ai rencontré Arnaud Codeville à Livre Paris cette année,  il m’a paru évident de repartir avec son premier roman.

Frissons inside!

Le supplice de la page blanche… C’est ce qu’expérimente Adel Blanchard. Et vu qu’il ne roule pas sur l’or, il se retrouve à accepter un job alimentaire (pour lui, hein, ne hurlez pas…): il est engagé comme prof de lettres à la fac de Lille. Deux de ses nouveaux collègues se sont lancés dans un projet d’envergure: la restauration d’un vieux phare en Loire-Atlantique. Ils partent avec deux de leurs étudiants faire un état des lieux des travaux les plus urgents à lancer.

 Mais ils vont vite ne plus donner signe de vie. Alors Adel part à leur recherche avec trois de ses collègues. Les pauvres ne savent pas où ils vont mettre les pieds…

Bon, perso, j’adore les films d’horreur. Je les regarde de façon compulsive, un peu. J’adore les lectures noires, glauques, effrayantes. Ce livre était donc écrit pour moi!

Et, hormis quelques petites redondances sans grande importance, je n’ai pas été déçue!

Bon, le début est peut être un petit peu long. Je sais qu’il faut bien poser le décor et les personnages, ce qui est très bien fait d’ailleurs, mais j’avais hâte d’entrer dans le vif du sujet. Oui, je suis impatiente. Faut pas me dire que je vais avoir peur…

Nous sommes donc dans un récit fantastique / ésotérique / horreur. Il y a des frissons et de l’hémoglobine… Il y a des sursauts, de la chair de poule, de l’angoisse.

L’intrigue est plutôt bien ficelée. C’est angoissant et efficace. Peu de temps morts. Le rythme est bon et on ne s’ennuie pas. C’est un bon premier roman.

J’ai aimé le style malgré des petits tics de langage. A confirmer avec les romans suivants, 1974 et Parasite. Mais pour moi, je pense qu’on peut inscrire Arnaud Codeville à la liste des nouveaux auteurs à suivre.

Juste un bémol: j’aurais bien voulu en savoir un peu plus long sur les habitants de la Tour…


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