2019/31: Les évaporés, Thomas B. REVERDY

  • Editions J’ai Lu
  • ISBN: 978-2-290-09353-5
  • 317 pages, 7,20 € en poche
  • Pour le commander: Amazon, chez ton libraire.

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Ici, lorsque quelqu’un disparaît, on dit simplement qu’il s’est évaporé. Personne ne cherche à le retrouver, pas de crime pour la police, honte et silence du côté de la famille. Sans un mot, Kase un soir a disparu. Comment peut-on s’évaporer si facilement sans laisser de trace ? Et pour quelles raisons ? C’est ce que cherche à comprendre Richard B., venu au Japon afin d’aider Yukiko à retrouver son père. Pour cette femme qu’il aime encore, il mène l’enquête dans les quartiers pauvres de Sanya à Tokyo. Ce roman profondément poétique allie découverte du Japon, encore bouleversé par la catastrophe de Fukushima, et réflexion sur notre désir, parfois, de prendre la fuite.

Richard se rend au Japon, apporter son aide à Yukiko. Le père de cette dernière, Kazehiro, s’est évaporé. Et elle va tout tenter pour le retrouver. Une nuit, Kaze a tout abandonné: sa vie, sa maison, sa femme. Il est parti dans la nuit pour ne jamais revenir.

Le Japon et sa culture sont fascinants, n’est-ce-pas? Tellement éloignés de nos habitudes. Nous allons ici être projetés dans un pan méconnu des « coutumes » japonaises. En toile de fond, l’après Fukushima. Ce désastre est omniprésent. Et aussi, une certaine fascination de Richard pour cette culture qu’il ne maîtrise pas vraiment.

Une narration rythmée et plutôt dense. Un scenario bien ficelé et efficace. Un sujet tout à fait tangible et toujours d’actualité. Choc culturel, choc émotionnel, l’absence qui emplit tout l’espace… Et puis, au lendemain du tsunami, la gueule de bois est raide, et la mafia en profite. Ne dit-on pas que le malheur des uns fait le bonheur des autres? La mafia fait main basse sur la gestion de cet après-catastrophe, et s’en donne à cœur joie! Au moins, tout le monde n’a pas tout perdu…

Une fois encore, la misère s’avère rentable. Ce thriller est aussi un roman social. Thomas B. Reverdy y dévoile tout un pan obscur directement issu de l’exploitation du malheur, de la détresse, et de la mort qui rode toujours.

 


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