2019/13: No trace, Pierre-Jean VERHOYE

Paris, mai 2015. Raja vient d’apprendre par la police l’assassinat de son conjoint Alberto, brillant scientifique, à Londres. En rentrant à son domicile, elle assiste impuissante à la défenestration de sa voisine et décide de partir, avec son enfant, sur les traces de son mari. Goran, policier brillant et peu disert, l’escorte malgré lui dans cette enquête hors norme… Au même instant, la mère de la jeune femme perçoit, depuis New York, comme une menace qui plane sur sa fille et envoie un SOS psychique qui sera intercepté par des hackers spécialistes des données numériques. Commence alors une véritable course-poursuite, dont personne ne sortira indemne

Raja Connor vient d’apprendre l’assassinat à Londres de son compagnon, et père de son bébé. En rentrant chez elle, elle assiste à la défenestration de sa voisine, venue prendre une douche chez elle (la sienne étant hors service). Sans doute Raja était-elle visée. Goran qui vient d’arriver sur les lieux et assiste à la scène, va prendre en charge la protection de Raja et de sa fille, et les accompagner à Londres où Raja a décidé de se rendre sans attendre pour identifier le corps de son compagnon.

Voici un thriller surprenant et haletant. Il y a beaucoup d’action, et malgré quelques longueurs, c’est dynamique et punchy. La tournure ésotérique que prend le récit lui donne une dimension intéressante, quoique peut être un peu farfelue. Mais j’aime bien cette idée, de savoir que les nôtres sont là, à veiller sur nous à leur façon.

C’est rythmé, le scénario fonctionne bien. La fin ouverte suggère une suite, du moins je l’espère. J’ai aimé l’empathie d’Elizabeth et l’amour qu’elle porte aux siens. J’ai aimé la bienveillance et l’infinie sagesse de cet autre espace. J’ai aimé l’idée d’une mémoire collective et commune à tous les êtes vivants, qu’ils aient été humain, animal, végétal, minéral. Une sorte d’immense banque de données, recélant toutes les vérités.

J’ai aimé la découpe de ce roman. Ces petits retours en arrière, l’évènement vécu par l’autre. J’ai aimé les échanges de point de vue. Pierre-Jean Verhoye interroge sur notre évolution, sur les problèmes climatiques, mais aussi sur la construction de notre identité, sur notre besoin de filiation, sur notre rapport à la mort. Sur l’évolution du numérique et la place prépondérante prise par le virtuel.

Bref, un bon roman, que je te recommande. Merci à Pierre-Jean Verhoye de sa confiance à mon égard.


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