2018/69: La nostalgie des pays perdus, Jean-Claude PERRIER

 

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Qu’est le monde d’hier devenu? Découvrir ses monuments et ses mystères, ses splendeurs et ses ombres, ses foules et ses visages faisait le voyage et le voyageur. Submergé par le tourisme de masse, le voilà englouti sous les guerres, les fanatismes, les tsunamis. Et la laideur. Ce livre constitue la grande cérémonie des adieux qui manquait à la littérature des ailleurs. Il est tant de lieux où l’on ne pourra plus aller ou revenir sur un globe rétréci comme peau de chagrin. Inconsolable, Jean-Claude Perrier se souvient des siens qui sont aussi les nôtres. Sa remémoration est notre consolation. Elle invite, par les mots, les images, le style, à entreprendre l’ultime tour du monde.

Une célébration des ailleurs contre le rétrécissement du monde. C’est la phrase d’accroche de ce service presse. Cette idée était plaisante. Et…. Ca aurait pu… Mais non.

Chaque chapitre est un instantané d’un lieu, un peu comme une carte postale envoyée de là-bas. Mais sans légende. Chaque chapitre, donc chaque voyage rapporté, s’attache à rendre compte des rencontres vécues et/ou des projets envisagés. Ce sont des photos dont l’auteur est le centre, entouré des gens rencontrés, ou croisés, dont d’ailleurs il ne se souvient pas toujours des noms. Alors oui, ces rencontres ont très certainement été importantes. Pour lui… Parce que, bon, pour nous, hein…

Donc voilà, je crois qu’on passe à côté du sujet annoncé. J’imagine que ces courts récits doivent parler aux personnes qui connaissent les lieux si rapidement évoqués. Mais pour moi, cela ne me permet pas de m’en faire une image réaliste, ni d’en ressentir l’ambiance. J’espérais une sorte de fresque de ces endroits désormais interdits, hors d’accès ou détruits par la folie humaine. J’aurais aimé d’autres descriptions, peut être un peu plus pittoresques et culturelles. De quoi faire naître des images. D’autant que le peu que Jean-Claude Perrier partage est intéressant.

Donc, voilà, je suis passée à côté de ce livre, ou alors je n’en ai pas compris le but. Pour moi, l’auteur est trop présent, on ne voit que lui, au détriment de lieux certainement magiques.

Merci à Babelio et son opération Masse Critique, et aux Editions du Cerf.

 

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