Pour aller plus loin: Diane DUCRET

Suite à la lecture de La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose, de Diane Ducret, chez Flammarion.

Je te propose une biographie non exhaustive de Diane Ducret. Tu verras qu’il y a deux ou trois point commun entre elle et son personnage…

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Diane Ducret naît en Belgique, à Anderlecht, le 17 novembre 1982. Elle grandira au Pays Basque.

A 14 ans, Diane se passionne pour l’équitation. Une passion qu’elle assouvit dans une écurie dans laquelle l’entraîneur et les palefreniers sont tous gays. Cavalière prometteuse, elle fait une chute qui, lui brisant la cheville, lui enlève tout espoir de participation aux Jeux Olympiques. Les médecins lui annoncent qu’elle ne marchera plus jamais normalement; de fait, elle gardera longtemps de cet accident une claudication.

Surdouée, elle sèche les cours du lycée et passe ses week-end entre fêtes et drogues, écumant les boîtes de nuit tenues par l’ETA. Elle part sur un coup de tête aux Baléares et en revient la veille du bac, avec un piercing sur la langue et un énorme lotus tatoué dans le dos. Elle s’inscrit en hypokhâgne à Paris. Puis elle tombe sous l’emprise d’un prof italien bipolaire qui va lui mener une vie difficile. Pendant ce temps-là, elle s’inscrit en philosophie à Rome. Elle revient à la Sorbonne passer une maîtrise et un DEA d’histoire de la philosophie, puis un magistère de philosophie contemporaine à l’Ecole normale supérieure.

N’acceptant pas l’impossibilité de guérison annoncée par les médecins, elle traque les praticiens du monde entier, étudie leurs techniques, et finit par trouver à San Diego celui qui lui rendra sa mobilité.

Elle collabore à la rédaction de documentaires historiques sur France 3 pour l’émission « Des racines et des Ailes ». Elle anime en 2009 le « Forum de l’Histoire » sur la chaîne Histoire. En janvier 2011, elle publie son premier livre, le best-seller qui fera sa renommée, « Femmes de dictateur ». Elle publie un second tome en 2012.

En septembre 2013, elle publie son premier roman, « Corpus Equi », un roman autobiographique, ode au cheval et à la liberté, dans lequel elle raconte son long parcours pour remarcher après son accident d’équitation. Elle y explore le chemin de la résilience et de la rédemption.

Puis viennent « La Chair interdite » en 2014, « L’homme idéal existe, il est québécois » en 2015 (dans lequel elle narre ses amours québécoises, faisant montre d’un humour décapant), « Lady Scarface » en 2016, « Les Indésirables » en 2017 et « La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose » en février 2018.

Depuis janvier 2018, elle collabore au magazine Lire,  dans lequel est tient une chronique intitulée « dis-moi qui tu lis, je te dirais qui tu séduis ».

Elle anime aussi des ateliers et des conférences « Quand écrire, c’est guérir », où elle partage son expérience. Elle explique comment le pouvoir de l’écriture peut être utilisé pour se réapproprier ses expériences, ses traumatismes, son destin. Elle propose une méthode d’écriture performative qui permet de se libérer du passé et de mieux se projeter dans le futur.

Elle explique que l’on peut rendre l’impossible possible. « Si je peux redonner espoir à une seule personne, j’aurais été utile », dit-elle. Suite à son accident, quand vient le moment de reprendre le cours de sa vie, elle ne trouve plus sa place. Dans cet accident, elle avait perdu tout ce qui faisait sa valeur. Elle s’enfonce dans une spirale d’échecs personnels. On lui a imposé des impossibilités, on impose une limite à son existence. Elle n’accepte pas d’être spectatrice de sa vie, d’une situation qui lui est imposée et qu’elle subit. Elle fait en sorte d’être actrice, même si elle n’en a pas choisi le cheminement.

Son crédo: ne jamais accepter l’impossible. Elle a choisit de se définir non comme une victime, mais de mettre l’accent sur la reconstruction.

 

Sa mère

Orpheline, elle est confiée à une institution religieuse. Petite (1,55 m), Léna fuit sans cesse. Elle aime la nuit, fréquente le milieu et travaille comme danseuse et hôtesse. La garde de Diane lui est retirée pour être confiée aux grands-parents paternels. elles ne se retrouvent que quand Léna, atteinte d’un cancer généralisé, est hospitalisée, en phase terminale. Léna lui demande d’aller chez elle récupérer un tailleur, rouge avec des motifs canins et une jupe très courte. Dans l’appartement, Diane découvre un amoncellement de cadeaux: ceux que Léna a acheté pour chacun de ses anniversaires sans jamais pouvoir les lui offrir. Quand sa mère décède, Diane est sur un plateau de télévision. L’infirmière qui s’occupe de Léna augmente le volume de la télé afin qu’elle parte au son de la voix de sa fille. Jamais Léna n’a manqué une apparition de Diane.

 

Son père

Affairiste et aventurier, il commerce avec l’Afrique. Il a notamment vendu des avions et des diamants. Il vit au Maroc, où il s’est converti à un islam rigoriste. Dans son roman, Diane le surnomme « Jean-Oussama ». Elle dit qu’il s’agit d’une vraie conversion, dans laquelle il a trouvé ce qu’il cherchait. Quand elle arrive à San Diego pour une opération de la dernière chance, qui lui permettra de remarcher normalement, tous les frais portant très élevés ont déjà été payés. Par son père. Elle dit: « Dans ma famille, on est nombreux et très seuls à la fois. Si on se voit peu, il y a parfois de grands moments de rédemption. »

Ses grands-parents

Son grand-père est antiquaire. Gaulliste et Résistant, il finance sans se plaindre les coups de têtes et lubies de Diane, quitte à réduire son train de vie. Il vend son logement à Paris et emmène sa famille à Biarritz. Il fait faillite au moment de la crise financière de 2008. Sur ses vieux jours, atteint d’Alzheimer, il se lève à 3 h du matin pour prendre son petit déjeuner et conduire sa petite fille (alors âgée de 30 ans) à l’école. Sa grand-mère a tout de la bourgeoise vieux-jeu. Elle affiche un chic daté, un maintien qui se veut élégant mais qui est dépassé.

 

Sources:

Libération; Wikipédia; Lire Magazine; Grazia; et le site officiel de l’auteure: https://www.dianeducret.fr

 

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