2018/38: Apprendre à danser sous la pluie, Margaux GILQUIN

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Depuis ce premier livre phénomène, Laure se partage entre ce Paris flamboyant qu’elle aime tant où elle côtoie journalistes, auteurs, politiques, et la Grande Maison de la douce tante Marthe, et sa quiétude dont elle a besoin pour se ressourcer. Là, l’auteure à succès presque malgré elle va remonter le temps de son enfance jusqu’à un certain jour de juillet où sa vie a basculé. Entourée du ténébreux François et de ses amies fidèles Nade et Martine, elle va renouer petit à petit avec ses instants fugaces de bonheur qu’il faut savoir saisir, s’alléger de ce qui l’encombre et l’empêche d’avancer, pour se construire enfin un avenir plein de promesses.

Difficile de qualifier ce roman. A la fois fiction et autobiographie. Je n’ai pas encore lu le premier ouvrage de Margaux Gilquin (Le Dernier Salaire), qui a jeté un pavé dans la mare, mais ce que vis l’héroïne transpire de sincérité, de vérité, de vécu. Après je ne sais pas quelle est la part de fiction et celle de vécu.

Ce roman vient comme un témoignage. La vie de Laure a été chamboulée, elle ne s’est jamais remise du drame qui a fait éclater son enfance. Il y a quelques années, elle s’est réfugiée chez tante Marthe, elle avait besoin de se retrouver. Laure l’auteure est une battante, une femme forte et piquante. Laure la femme est d’une extrême fragilité. Tout comme François, d’ailleurs, qui vit aussi chez tante Marthe, et qui sous ses airs bourrus, est un écharpé qui peine à se remettre du drame de sa vie. Ces deux-là étaient fait pour se rencontrer, non?

C’est un beau roman, un fil de réflexions sur lequel j’ai aimé me laisser aller.

L’amitié et l’amour y sont prépondérant. Le deuil aussi. Il y a beaucoup de douceur, de poésie, d’indulgence, d’empathie. Il y a des cicatrices qui jamais ne disparaitront, mais qui avec le temps s’atténuent. On apprend à vivre avec. Marthe aide Laure à apprécier tous ces petits moments de bonheur simple que nous offre la vie, et à tourner une page.

Voilà, un beau roman, une belle plume, une très belle découverte.

Un grand merci aux Editions Lazare et Capucine et à Margaux Gilquin.

« Il y a comme des gouttes de mélancolie qui viennent cogner à mon cœur. Il y a comme une envie de pluie douce qui viendrait consoler le chagrin. Il y a comme une envie d’orage, de tonnerre, d’éclairs qui viendraient dire que Marie est là quelque part, entre ciel, mer et terre… »

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