2018/31: Où que tu sois, Juliette DIERCKENS

247petit

Lucie Ducairne est hantée par ses souvenirs. Dans ses rêves, elle revoit inlassablement sa coéquipière Alicia tomber du haut d’un immeuble arrageois alors qu’elles pourchassaient toutes deux le Faucheur, un tueur en série d’une cruauté inégalée. Le meurtrier s’attaquait à de jolies femmes aux yeux clairs, les obligeant à se maquiller avant de les torturer et de les égorger. Un temps tranquille, le voilà qui assassine à nouveau. Lucie reprend l’affaire avec l’aide du lieutenant Luc Martin. Obnubilée par sa vengeance, elle laisse peu à peu son collègue pénétrer son monde de douleur. Et comprend bientôt que c’est avec elle que le Faucheur veut jouer.

Alors qu’elles pourchassent le Faucheur, un tueur en série qui viole, torture et égorge ses victimes une fois par an, celui-ci jette Alicia du haut de l’immeuble sur lequel elle l’a suivi. Lucie tente en vain de la sauver, mais Alicia lâche sa main et s’écrase sur le trottoir en contrebas. Cette vision ne cessera de hanter Lucie, qui ne parvient pas à se remettre de la perte de sa coéquipière et amie.

Mais voilà, après une période de silence, le Faucheur revient. Et cette fois-ci, ce n’est pas une fois par an qu’il tue, mais tous les deux jours… Lucie et son nouveau coéquipier, Luc, vont se lancer à sa poursuite. Pour arrêter le Faucheur, Lucie devra aller au bout d’elle-même…

Lucie est prisonnière de son terrible passé et ne parvient pas à s’extraire de sa douleur et de sa culpabilité. Lucie est foncièrement intègre, mais elle a ses failles. D’ailleurs, chacun des personnages de ce roman est à double tranchant. Les personnages honnêtes en quête de justice ont leur part d’obscurité. A l’inverse, les monstres ont aussi leurs failles, des blessures béantes desquelles découle parfois une part de bienveillance. C’est là toute la difficulté: situer la frontière entre bien et mal. A partir de quel moment doit-on se considérer comme un bourreau? Parce que si pour certains, c’est très clair, pour d’autres en revanche, la frontière est nettement moins évidente.

Un premier thriller plutôt bon même si j’ai quelques bémols. Je regrette que la première partie soit aussi courte. J’aurais aimé que certains passages soient plus développés. Quant à le seconde partie, bien que le suspens soit là, il y a des passages un peu brouillons où on ne sait plus trop ce que fait Lucie ni pourquoi.

En bref, c’est un premier roman plutôt réussi. La fin de ce roman étant ouverte, j’espère qu’un second volume apportera des éclaircissements sur les réactions de Lucie. Et aussi sur le parcours de Damien, dont finalement on ne sait pas grand chose.  Je ne regrette absolument pas de m’être arrêtée au stand Polars en Nord  du SLP 2018: un roman court (142 pages) lu en quelques heures, c’est en soit un compliment et un encouragement à poursuivre…

A très vite j’espère, Juliette.

IMG_1794

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :