Interview #2: Olivier DECESE

Chers tous,

C’est avec un grand plaisir que je publie aujourd’hui l’interview d’un auteur rencontré grâce à Emma FREYA qui m’a permis de lire son tout premier ouvrage, Ganymède. Dis bonjour à Olivier DECESE

 

Olivier Decèse, bonjour. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter à vos lecteurs ?

OD: Je m’appelle Olivier Decèse et je suis auteur indépendant. J’ai commencé à écrire mon premier roman « Ganymède » en 1987 pendant que je faisais mes études de géographie. Puis, j’ai enchaîné, pris de frénésie, une maladie rare, mais très prenante!

En parlant de Ganymède, justement, votre premier roman de fantasy, pourquoi avoir fait ce choix de style si atypique? N’avez-vous pas craint de vous priver du jeune lectorat?

OD: Les retours des jeunes qui l’ont lu (dans les 8 à 12 ans) ont été très positifs, ils ont aimé. Cela donne du rythme au texte. Il y a longtemps, avec des amis, nous avions envisagé d’en faire une version avec beaucoup d’illustrations, découpé en petite série, qui aurait visé un public plus jeune, mais ça ne s’est pas encore fait.

Ce serait en effet une excellente idée, le texte s’y prête parfaitement. quel a été pour vous le déclencheur de l’écriture de ce premier roman?

OD: Cela faisait plusieurs matins que je me réveillais avec des images dans la tête, celle de l’elfe qui fuyait, et un matin que je me réveillais chez une amie, celle-ci m’a dit de la mettre par écrit. Ce que j’ai fait et je ne suis plus arrêté.
Sans doute ces images venaient-elles de mon imagination féconde nourrie de mes lectures, jeux de rôle,…
Quelles sont vos sources d’inspiration pour créer vos ambiances et vos personnages? (musicales, littéraires, cinématographiques)
OD: J’ai toujours beaucoup écouté de musique. Adolescent je faisais mes devoirs en musique, je m’endormais avec la radio (à l’époque il n’y avait pas autant de pub). J’écoutais des choses très variées comme Marillion, Thiéfaine, Léonard Cohen, Pink Floyd…

Ah, Thiéfaine… Toute ma jeunesse…

OD: Pour le cinéma mon film culte de l’époque était « The Rocky Horror Picture Show », j’aime aussi beaucoup la science-fiction, la fantasy (surtout aujourd’hui avec les moyens techniques), mais aussi le psycho-dramatique, les comédies musicales… Il y a trop de films que j’adore pour tous les citer, mais je donnerai quelques noms de réalisateurs comme Ridley Scott ou Terry Gilliam.
The Rocky Horror Picture Show est un de mes grands classiques
OD: Enfin en littérature j’ai beaucoup lu, de tous les genres et de toutes provenances, avec une adoration pour des livres comme ceux de Gabriel Garcia-Marquez, John Irving ou « le pavillon des cancéreux » pour n’en citer que quelques-uns. Mes auteurs préférés sont Dan Simmons, Roger Zelazny et M.Z. Bradley.
Vos publications suivantes sont aussi des romans de fantasy me semble-t-il (L’Oublié des Dieux, Le Songe du Berger), par contre vous avez fini par basculer du côté obscur en publiant un thriller avec Magie Noire. Qu’est ce qui vous a poussé vers cette évolution?
OD: Non, pas du tout. Après « Ganymède », j’ai écrit un roman psycho-dramatique, « Épitaphe pour un cœur déchiré », puis un autre sur le monde de la musique, « Bruyère Noire… ». Le thriller est arrivé après, puis le « Songe du Berger » qui est un conte initiatique, qui peut effectivement s’apparenter à de la fantaisie. Juste avant ou après il y a eu « Le drôle de petit bonhomme », puis « Le Jardin des libertés » le plus sentimental de mes écrits, et science-fiction. J’ai commencé la série de « l’Oublié des Dieux » qui est de la science-fiction, avec beaucoup de philosophie, des passages historiques (à venir)… Pour « Magie Noire », c’était une idée qui me trottait dans la tête, d’une course poursuite.
Au temps pour moi… Vos écrits sont très éclectiques!
OD: Tout à fait, ce qui pose un problème pour me classer. Mais, personnellement, je ne vois pas pourquoi. Il y a le style, et ils me ressemblent, j’aime de tout.
J’ai lu que vous avez été animateur auprès de jeunes pendant 22 ans avant de vous consacrer pleinement à l’écriture. Cette expérience a-t-elle influencé vos écrits? (de par les thèmes choisis ou dans la construction des personnages, par exemple)
OD: Oui, c’est probable. C’était un enrichissement permanent à bien des niveaux. Ils ont été mon premier public ; malheureusement à l’époque je n’avais encore rien publié, parce qu’ils voulaient tous me lire quand je leur parlais de mes écrits, surtout « L’Oublié des Dieux »… J’ai pensé aussi écrire un roman, ou plutôt une série sur les colos, mais là le boulot est trop gigantesque. Il y a trop à dire. Avec toutes les histoires, les anecdotes que j’ai… Du genre « nos jours heureux ».
Une future trilogie peut-être?
OD: oui, peut-être
Pouvez-vous nous présenter votre tout dernier ouvrage, qui viens juste de sortir, 15/9?
OD: Il s’agit de mon expérience dans l’armée, à la montagne, lors de mon service national. Au départ, l’histoire était incluse dans un autre roman, « Poussières de Vie », mais je l’ai retirée pour en faire un roman à part entière. Et il faudra que je réécrive l’autre… Beaucoup de choses sont réelles, mais comme c’est un roman, j’y ai également mis un peu de fiction, mais pas beaucoup.
 
Quel est pour vous, parmi vos publications, la plus importante à vos yeux? Et pourquoi?
OD: J‘ai longtemps eu un faible pour le « Songe du Berger », peut-être parce que c’est le plus intime, mais aussi « Epitaphe pour un cœur déchiré », parce que j’y ai mis toute ma fureur, tout ce qui me faisait mal à l’époque (ça a été un peu comme une thérapie), et aujourd’hui « L’Oublié des Dieux » (surtout les tome 5 et 6, le plus délire, mais ils ne sont pas encore près à être publié, ils sont trop gros, 1500 et plus de 1000 pages, et je suis passé à l’écriture du 7). Mais en fait, je les aime tous, sinon je ne les aurais sans doute pas écrits. Ils ont tous un quelque chose de différent. Et puis il y a aussi mes petits recueils (une quinzaine de prose et de poésie, où je raconte mon histoire, mes pensées…) de 20 pages environ chacun. C’est ce qui se lit et se relit le plus facilement, avec un vrai plaisir.
Avez-vous une routine de travail?

OD: Oui. Moi qui ai longtemps détesté les routines, pour écrire je trouve ça mieux. Je bosse le matin sur mon ordinateur à entrer les textes que j’ai écrits auparavant, puis je passe aux réseaux sociaux et relève mes mails. Enfin, l’après-midi, je sors au café écrire, toujours d’abord avec un stylo et du papier. J‘aime bien écrire au café, avec un bruit de fond, ça m’aide à me concentrer. Chez moi c’est plus dur ; quoi que dans le jardin, c’est sympa aussi, quand il y a un peu de soleil. Je travaille trois ou quatre heures par jour, parfois dix, mais en fait, à tout moment je peux m’y mettre. Parce que les idées viennent souvent en faisant autre chose, en me rasant, en jardinant, en bricolant…

J’ai l’impression que vous êtes nombreux à aimer écrire en terrasse ou dans des cafés. Cette immersion semble essentielle.

OD: Oui, il y a un côté très sympa, d’être entouré de monde, bien que je sois très solitaire, (mais pas seul) avec qui on partage, même sans rien dire. Et puis sans arrêt je suis dérangé par tous ceux qui viennent me dire un petit mot, se confier. Mais c’est sympa. On y trouve aussi parfois de l’inspiration.

Une petite dernière pour la route… Que lisez-vous en ce moment, Olivier?
OD: La suite de « Pug le magicien », « Ténèbres sur Sethanon », et je viens de finir « L’ombre de la montagne » (la suite de « Shantaram »).
Un dernier mot à ajouter?
Ma plus grande motivation est la conscience.
Merci beaucoup Olivier Decèse du temps que vous m’avez consacré. A bientôt avec la suite de « L’Oublié des Dieux »…
Le site d’Olivier Decèse: clique
Le Facebook d’Olivier Decèse: clique

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