2017/53: Dérapages, Martine MAGNIN

 

« Puisque vous êtes en train de visionner cette cassette, c’est que je suis déjà mort et que, à tort ou à raison, vous avez trouvé la caisse. Après avoir entendu ce que je vais dire, ce sera à vous de prendre des décisions en connaissance de cause. Quoi qu’il en soit, bon courage à vous. Je m’appelle Raymond, je suis garagiste et j’ai 46 ans. »

Régis: Pour le moment, je remets le fric où il était et je revisse la caisse à outil par dessus, la planque est bonne (…) Il faut que je réfléchisse et que je ne dépense aucun de ces billets. Ils sont peut-être marqués, comme on voit dans les films, ou même faux.

Fernand: J’ai réussi à ne pas le montrer, mais je suis très préoccupé par ce nouveau coup du sort et ces répétitions ne me plaisent pas. Je voulais juste jeter un oeil sur la maison du couple qui accueille les filles de Raymond Cornille, le garagiste, et je tombe sur un quartier en effervescence, des gyrophares, des gendarmes.

Martine Magnin, c’est à chaque fois des romans très différents mais tous ont en commun cette douceur et cette tendresse.

Au départ, il y a Raymond, le garagiste. Son épouse Mathilde est décédée 6 mois plus tôt fauchée par un chauffard. Ensuite, c’est le chien qui est tué. Enfin, Raymond disparaît dans l’incendie de son garage… Leurs deux filles sont confiées à la soeur jumelle de Mathilde, Hortense et son mari Henri. Et puis il y a Régis qui doit déménager et rachète les restes du garage pour y installer le sien. En nettoyant les décombres, Régis va découvrir un gros butin, ainsi qu’une cassette sur laquelle Raymond explique son histoire, une sorte de testament. Et puis, il y a Fernand, l’assureur de Raymond, aujourd’hui à la retraite, mais qui reste sur un goût d’inachevé dans ce dossier.

Ca commence comme un polar avant de prendre un tour plus romanesque et familial. Comme toujours, les personnages de Martine inspirent tendresse et attachement. C’est avec un grand plaisir que j’ai retrouvé son écriture fluide et sensible, vive et pétillante. Nous allons suivre chacun de ces personnages, ses doutes, ses envies, ses joies et ses déconvenues. A chacun son lien avec cette affaire et à chacun ses dérapages. A chacun ses attentes vis à vis d’une vie qui ne les a pas épargnés, mais ils s’accrochent et décrochent leur part de bonheur. A chacun aussi sa façon de débattre avec sa conscience.

Je remercie donc vivement Martine de m’avoir permis de découvrir ce nouveau roman, idéal pour vos vacances, plein des plaisirs du sud, de petits bonheurs et d’humour.

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