2017/29: La première fois que j’ai été deux, Archibald PLOOM

Karen Traban est en terminale et vit seule avec une mère dépressive. Elle est brillante, musicienne et adore danser mais l’amour n’est jamais au rendez-vous. Les garçons de son âge lui semblent sans intérêt. Quand un jeune anglais, Tom, arrive au milieu de l’année scolaire dans sa classe, Karen le prend immédiatement en grippe… Elle ne sait pas encore que ce jeune homme si différent des autres va changer sa vie.

Merci Archibald de m’avoir permis de faire votre connaissance.

Alors, Karen…

Voici un roman initiatique. Une initiation amoureuse.

Karen se désespère. Elle est intelligente, brillante, perspicace, réfléchie et aimerait bien vivre à pleines dents. Elle se sent à l’étroit dans sa vie, dans sa ville, dans ses relations. Elle rêve Du Garçon… Mais ceux qui l’entourent ne sont pas à la hauteur. Et puis, quand elle voit les exemples qui l’entourent… Entre sa copine Mélanie qui enchaine les « erreurs », son géniteur qui s’est fait la belle, les parents de ses amis, …

Et puis un jour, voilà qu’un nouvel élève arrive dans sa classe. Un jeune Anglais, fraîchement arraché de Londres, suite au décès de son père. Un jeune homme mystérieux et spirituel, qui va vite attirer l’attention de notre Karen, bien malgré elle au départ…

Un lien historique intéressant qui lie la Grande-Bretagne, la Pologne et l’Allemagne. Un récit gai, enjoué, frais mais aussi empreint de considérations existentielles quant aux attentes et aux envies de ces adolescents, jeunes adultes en devenir. Une réflexion aussi sur la façon dont le vécu de nos aïeux contribue à nous construire.

Beaucoup d’interrogations de la part de Karen qui se cherche encore et qui ne demande qu’à se lancer à corps et à cœur perdu dans cette passion toute neuve. Karen va vivre pleinement, mais non sans une profonde introspection, cette transition entre cette adolescence qui lui pèse et cette nouvelle jeune femme qu’elle est en train de devenir, ce sentiment nouveau d’être maintenant deux…

Un récit à la fois enjoué, sarcastique et grave. Une lecture fluide et très agréable.

Bémol: Vous êtes un peu dur avec les artistes français, Archibald, quand même. Il y a tout de même quelques bonnes choses chez nous. Je vous trouve un peu injuste. De même, j’ai trouvé certains caractères un peu caricaturaux. Le personnage de Mélanie, par exemple, est intéressant dans son approche et aurait mérité d’être un peu plus affiné. Mais bon, cette lecture n’en est pas moins restée plaisante.

Merci Archibald.

 

 

 

 

 

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