2017/25: Un clafoutis aux tomates cerises, Véronique DE BURE

Au soir de sa vie, Jeanne, quatre-vingt-dix ans, décide d’écrire son journal intime. Sur une année, du premier jour du printemps au dernier jour de l’hiver, d’évènements minuscules en réflexions désopilantes, elle consigne ses humeurs, ses souvenirs, sa petite vie de Parisienne exilée depuis plus de soixante ans dans l’Allier, dans sa maison posée au milieu des prés, des bois et des vaches. La liberté de vie et de ton est l’un des privilèges du très grand âge, aussi Jeanne fait-elle ce qu’elle veut – et ce qu’elle peut: regarder pousser ses fleurs, boire du vin blanc avec ses amies, s’amuser des mésaventures de Fernand et Marcelle, le couple haut en couleurs de la ferme d’à côté, accueillir – pas trop souvent – ses petits-enfants, remplir son congélateur de petits choux au fromage, déplier un transat pour se perdre dans les étoiles en espérant les voir toujours à la saison prochaine…

Un bon résumé. Voici Jeanne, 90 ans, qui décide comme une lubie de se mettre à tenir son journal. Sur un an, elle va pratiquement tout consigner: ses envies, ses humeurs, ses petits tracas, ses joies. Elle est veuve et vit seule dans sa grande maison, avec l’aide d’Angèle son aide-ménagère et la bienveillance de Fernand et Marcelle ses voisins. Elle reçoit régulièrement ses deux enfants et ses petits enfants, avec plaisir, mais pas trop fréquemment non plus, à son grand âge, ça fatigue. Surtout sa fille d’ailleurs, lorsqu’elle vient avec son chien auquel elle permet tout… Elle joue aux cartes avec ses copines avec lesquelles elle fait régulièrement des goûters et des apéritifs.

Jeanne est une adorable grand-mère, qui a des idées bien arrêtées, qui a peur d’à peu près tout, mais qui malgré son âge reste alerte et parfaitement lucide. Elle qui voit ses proches et ses mais partir les uns après les autres, la société évoluer de façon tellement étrange, …

Bref, Jeanne est bien sympathique, à laquelle on s’attache vite. J’avoue m’être un peu ennuyée durant cette lecture, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit du journal d’une dame de 90 ans et que bien sur ça ne peut pas être aussi trépidant que celui d’une trentenaire par exemple. La liberté de ton et l’humour de Jeanne sont agréables. Ses considérations peuvent être drôles, empreintes de nostalgie, elle montre l’importance des plaisirs simples qu’offre la vie et le grand bonheur des petites choses.

Merci à Babelio, Masse Critique et aux Editions Flammarion pour cette agréable découverte.

 

 

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