Extrait #2

« […] le monde devait savoir pour éviter que leurs malheurs ne se répètent indéfiniment.

J’étais, pour ma part, assez pessimiste à ce sujet: le monde avait su pour la Shoah, le monde avait su pour le massacre des Arméniens, mais le monde avait une sacré tendance à oublier… Des exactions analogues – des génocides dans ces cas-là – s’étaient produites au Cambodge, au Rwanda, en Bosnie ou au Darfour, et le monde s’était contenté de détourner pudiquement son regard de ces lieux maudits. Pour ne pas voir, pour ne pas entendre, pour ne rien avoir à dire. »

L’hiver des enfants volés, Maurice GOUIRAN, Editions Jigal Polar

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :