2017/01: La 25e heure, Feldrik RIVAT

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Décembre 1888. Alors que le bon peuple de Paris s’interroge sur cette tour que l’impérieux Gustave Eiffel fait édifier à grand frais, d’étranges rumeurs circulent dans les faubourgs de la capitale: les morts parlent! Interpellé par la presse à ce sujet, le préfet de police M. Henri LOZE tourne en ridicule « les plaisanteries de quelques coquins ». Ainsi parle-t-il devant le beau monde, sous les feux électriques du parvis de l’Opéra Garnier. Mais, depuis l’ombre de ses cabinets, l’homme lance sur cette affaire les plus fins limiers de la République. Pendant ce temps, l’Académie des sciences en appelle à ses éminents savants pour que la pensée rationnelle, une fois pour toutes, triomphe des ténèbres de l’obscurantisme. Entre science, ésotérisme et enquête policière, cette aventure revisite l’histoire des inventions de la fin du XIXè siècle en leur prêtant de bien sombres desseins…

Vu que je n’ai plus d’ordi à la maison (RIP mon vieux PC), les chroniques des lectures qui étaient à l’origine prévues pendant les fêtes feront donc l’objet  des premières chroniques 2017. Je vais donc commencer par Feldrik RIVAT.

Voici La 25ème Heure. Le premier volume d’un diptyque à première vue passionnant (du moins si le deuxième volume est aussi prenant que le premier). A Paris en cette année 1888, il se passe des choses étranges. Des corps disparaissent de leur tombe. L’enquête va être confiée à l’inspecteur Eudes Anatole-Faust Lacassagne, le Khan, un enquêteur aux méthodes bien personnelles souffrant des maux étranges (un gros clin d’œil à Sherlock Holmes que ce Lacassagne) et à son nouvel équipier, fraîchement embauché et candide, Louis Bertillon. Je ne peux pas en expliquer plus sans dévoiler les grandes lignes de ce roman, je vais donc m’abstenir. Mais je vais quand même te donner mon ressenti.

L’auteur prend le temps pour poser son action et ses personnages. Un démarrage peut être un peu long, mais des protagonistes bien brossés et une bonne vision du monde policier et médico-légal de l’époque, des balbutiements de la médecine médico-légale.

Beaucoup de descriptions, qui auraient pu alourdir le texte mais que j’ai vraiment appréciées puisqu’elles m’ont permis de me projeter dans ce Paris d’autrefois, son quotidien, ses petits boulots oubliés, sa folie des grandeurs. Qui m’ont permis aussi et surtout de le découvrir ce Paris de la fin du XIXème siècle, déjà esquissé dans Léviatemps de Maxime Chattam, de redécouvrir les grandes nouveautés techniques et scientifiques de cette fin de siècle, de croiser de grands personnages (et de grandes théories ou mouvements intellectuels de l’époque) comme par exemple Allan Kardec ou encore Georges Méliès, Alphonse Bertillon, le Professeur Charcot, entre autres…

Beaucoup de rebondissements, qui donnent un bon rythme à ce récit. On n’a pas le temps de s’ennuyer. Jusqu’à la dernière page, il se passe des choses.

Par contre, si tu souhaites te lancer dans cette lecture, je te conseille d’acheter les deux volumes en même temps. Ils sont indissociables. (Tome 2: Le Chrysanthème noir). En effet, ce premier volume se termine « en cul de sac », sur un dernier rebondissement et laisse en suspens beaucoup de questions. Quasiment rien n’a été résolu à la fin de La 25è heure, bien au contraire: le mystère s’épaissit. Les réponses à toutes ces questions et à l’action développée ici se trouvent dans le deuxième tome. Heureusement que le Père Noël m’a amené Le Chrysanthème…

Une belle découverte.

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