2016/69: La rage, Zygmunt MILOSZEWSKI

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Le procureur Teodore Szacki n’est pas au mieux de sa forme depuis qu’il a quitté Varsovie. Il se sent en perpétuel décalage, tant dans sa vie de couple que dans ses relations avec sa fille adolescente. Est-ce pour cela qu’un jour il ne prend pas l’exacte mesure d’une plainte pour violences conjugales? Avec des conséquences effroyables pour l’épouse battue… Ou bien est-il perturbé par une étrange enquête pour meurtre dont il a hérité – portant sur un squelette dont les os appartiendraient à plusieurs victimes…? Teodore Szacki va vite se rendre compte que les deux affaires pourraient être liées. La piste d’un insaisissable redresseur de torts se dessine; quelqu’un œuvre dans l’ombre, visiblement déterminé à rendre la justice pour pallier l’incurie des services de police.

C’est sa couverture qui a attiré mon œil. Et puis je l’ai touché, et je n’ai pas pu résister à son grain. J’adore son grain. Donc je l’ai adopté. Bon je que je n’avais pas vu, et c’est pourtant noté au dos, c’est que ce roman est le troisième tome de la série. Cela ne m’a pas empêchée de le dévoré, hein.

Teodore Szacki est donc procureur. Je ne sais pas ce qui lui est arrivé dans les deux premiers tomes (que je ne saurais tarder à aller acheter), mais il est parti de Varsovie et est installé à Olsztyn, en Varmie (Pologne). Il fait un temps de merde et la circulation est à s’arracher les cheveux… Un cadavre est découvert dans un sous-sol lors de travaux d’aménagement. Un squelette plutôt, vieux à priori, donc pas une affaire en soi. Sauf que… Le squelette est trop parfait. Il ne lui manque pas un seul petit morceau. Même les plus petits os sont là, bien présents. Pas normal. Et pour cause. Ce squelette a été reconstitué. A partir de plusieurs « donneurs ». Voilà le début l’enquête de Teodore.

Une enquête à plusieurs strates, bien menée. Très bien menée. Ca démarre doucement, mais c’est pour mieux piéger le lecteur. Parce que tu es vite embarqué dans l’histoire et il devient vite impossible de lâcher ce livre. L’ambiance est plutôt maussade (mauvais temps, brouillard, moral). Une vue critique du système judicaire polonais (le manque par exemple d’une base de données nationale). Un procureur à double tranchant, un représentant de la loi bien sur, mais qui s’accorde quelques passe-droits, puisqu’il se permet parfois quelques arrangements avec les procédures et les lois afin d’aboutir à la condamnation des coupables. Il se montre aussi quelquefois arrogant et machiste dans ses relations aussi bien personnelles que professionnelles. Par exemple, au tout début du roman, il reçoit la jeune femme qui vient dénoncer des violences conjugales de façon très détachée, désinvolte. Trop même, comme le lui fera remarquer son adjoint.

J’ai bien aimé la construction du roman, cette découpe chronologique entre les chapitres de notre enquête et ces « flash infos ». Un polar bien construit, efficace et très prenant, même si, je le répète, il met un peu de temps à démarrer. Bref, je ne peux que t’encourager à l’acheter puisque j’ai beaucoup aimé.

 

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