2016/68: Un cœur sombre, R. J. ELLORY

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Sous sa façade respectable, Vincent Madigan est un homme que ses démons ont entraîné dans une spirale infernale. L’importante somme d’argent qu’il doit à Sandià, une figure de la pègre d’East Harlem, risque de compromettre toute son existence, voir de lui coûter la vie. Il n’a plus le choix, il doit cette fois franchir la ligne jaune s’il veut prendre un nouveau départ. Madigan décide donc de braquer de gros dealers pour en finir avec ses dettes et mettre son passé derrière lui. Mais les choses tournent mal: il est obligé de se débarrasser de ses complices et une petite fille est blessée dans la fusillade. Rongé par l’angoisse et la culpabilité, Madigan va s’engager sur la dernière voie qui lui reste: celle d’une impossible rédemption.

Vincent Madigan est flic. Un flic corrompu et au bout du rouleau. L’exemple même de l’antihéros. Chez Madigan, bien et mal n’ont plus de signification et se confondent. C’est une personne abjecte pour qui la notion de culpabilité est devenue très relative. Dans la mouise jusqu’au cou, entre sa dette envers Sandià et les arriérés de pensions alimentaires… Il ne trouve qu’une idée pour se sortir du pétrin: y plonger encore plus en braquant la recette du mafieux. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu: le braquage dérape, une fillette dont on se demande ce qu’elle fait là est gravement blessée dans l’action, et pour finir Madigan se rendant compte que ses complices peuvent le vendre, il finit par les liquider. Un bon gros bordel qui va te tenir en haleine jusqu’au bout. Tu vois, ce roman démarre fort. Quant à l’histoire qui se déroule à partir de là, …. Je ne te dirai rien bien sur, il faut acheter le livre et savourer.

Un portrait au scalpel du personnage principal (et des autres aussi d’ailleurs), sans concession, d’un homme au « cœur sombre » chez qui on cherche les dernières traces de conscience et d’humanité. Des rebondissements savamment dosés. Une tension palpable du début à la fin, un récit très sombre bien sur, une critique de notre société corrompue jusqu’au trognon. Amertume, désenchantement, déboires, rancœur, écoeurement, hargne, causticité, lassitude, dépression sont autant de termes qui peuvent qualifier l’histoire et le personnage de Madigan.

Un roman étonnant, très bon polar. J’ai beaucoup aimé.

Accorderas-tu sa rédemption à Vincent Madigan?

 

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