2016/66: Qu’importe le chemin, Martine MAGNIN

aa« Je l’ai fabriqué un jour de joie parfaite, il y a vingt-huit ans. Il pesait 3,250 kilos, il était tout doux et tout joli dans ses brassières en liberty. Aujourd’hui, les cellules de dégrisement ou d’isolement et les bureaux des commissariats  de plusieurs arrondissements nous sont devenus familiers, nous avons arpenté hébétés et vaincus quatre des plus grands hôpitaux de la capitale, un centre psychiatrique de banlieue, plus quelques cliniques privées. Nous avons également épuisé cinq médecins et usé trois psys pourtant résistants. Heureusement, une petite graine, puis une autre petite graine… Qu’importe le chemin, on récolte toujours ce que l’on s’aime! »

Le petit mot de l’éditeur: Ecrit avec émotion et humour, Qu’importe le chemin est le récit du long parcours d’une mère attentive, imparfaite et désemparée, et de son fils en dérive. C’est aussi l’histoire d’un amour improbable et bancal et l’espoir d’une récolte qui s’annonce généreuse.

Un grand merci à Martine Magnin et aux éditions L’Astre Bleu pour l’envoi de ce livre.

Tout commence au retour d’un voyage avec son père. Alex, 8 ans, convulse. Le diagnostique ne tarde pas à tomber: épilepsie. Les crises et les traitements vont s’enchainer pendant des années. Jusqu’à la rupture. Alex est devenu un jeune homme qui ne supporte plus sa vie. Dorénavant, c’est lui qui décidera. C’est le début de sa marginalisation.

Martine Magnin, sa mère, devra gérer comme elle le peut la descente aux enfers et le renoncement d’Alex, l’éducation de sa fille Lola, le travail, le quotidien… Un témoignage poignant, un débordement d’émotions mais toujours avec une pointe d’humour. De la poésie, du courage, des amitiés indéfectibles, de l’amour à foison, des larmes. Beaucoup.

Un style élégant, une plume fine et sensible, la justesse du ton et des mots. J’aime son écriture. J’ai partagé quelques heures durant son désarroi, sa douleur. Avec elle, je me suis noyée et j’ai cherché une goulée d’air salvatrice. Le témoignage déchirant, émouvant d’une maman perdue mais battante.

Et comme elle dit:

« Une petite graine, puis une autre petite graine… si la terre est bonne et si on l’arrose!

On récolte toujours ce que l’on S’AIME. »

 

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