2016/49: Moi la grosse, Matteo CELLINI

9782266261760

On n’est pas heureuse quand on a 17 ans et des kilos en trop. Beaucoup de kilos en trop. Dès qu’elle fait un pas hors du cocon familial, Caterina devient « Cate-la-grosse », « Cate-la-bouboule » ou « Cater-pillar ». Mais rien ne l’atteint, ni personne. Repliée sur son mal-être, elle est une forteresse imprenable. A l’approche de son dix-huitième anniversaire, et de la fête en préparation, saura-t-elle enfin fêler la carapace des apparences?

Cat est obèse. Issue d’une famille d’obèses. Bien évidemment, avec tous ces kilos en trop, sa vie d’adolescente est très compliquée. De toute façon, tout est compliqué; pas que ses relations avec les autres jeunes. Alors Cat se fait indifférente. Rien ne l’atteindra, alors que bien sur, chaque contrariété la percute de plein fouet. Et à chaque fois, elle se renferme un peu plus. Au point de ne plus réussir à voir les bonnes surprises que la vie peut lui réserver…

Je trouve que la réflexion sur le mal-être ici développée (de l’obèse, de l’adolescent), de la sensiblité à fleur de peau (malmenée) et de la fragilité de cette jeune fille, n’est pas suffisemment poussée. Notamment en ce qui concerne les problèmes rencontrés au quotidien par les obèses, justes évoqués.. Ce n’est pas juste le mal-être, les réflexions à la con, ne pas pouvoir poser ses fesses sur un siège ou être essouflée pour avoir seulement fait quelques pas. C’est bien plus que cela. C’est ne pouvoir aller nulle part parce qu’effectivement les sièges ne sont pas adaptés (train, cinéma, cafés, restaurants, salles d’attente, etc…), c’est la douleur ressentie à chaque geste parce que le corps n’en peut plus, ce sont les boutiques desquelles on n’ose plus franchir le seuil parce qu’on va être détaillée et jetée dehors, ce sont les milles et unes petites humiliations quotidiennes (qui sont infinies), c’est aussi la paranoïa qui finit par nous investir à chaque regard des autres, à chaque parole qui bien sur est toujours condescendante… Bref, c’est une masse incroyable de problèmes et d’impossibilités auxquelles il faut faire face. Bien sur, ce que j’évoque là n’est pas valable que pour les obèses.

D’autre part, la chute de ce petit roman m’a un peu gênée. Ca m’a fait penser à ces happy-end des films américains. Un peu trop happy-end justement. Je ne vais pas détailler l’ensemble des éléments qui me font dire ça, sans quoi il ne servirait plus à grand chose de lire le livre, mais c’est un peu trop « bisounours » pour moi.

Après j’ai lu pas mal de critiques très enjouées et positives surce roman. Moi, je suis passée à côté. Une déception.

 

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