2016/37: Loin de Margaux, Karine LEBERT

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Juin 1940. La famille Saurel prend la route de l’exode. Echappant à la vigilance de ses parents, la petite Margaux est kidnappée par Clémence, une jeune femme en mal d’enfant. Commence alors pour elles une fuite interminable sur les routes de France. Tout d’abord terrorisée, Margaux finit par accepter son sort, sans pour autant oublier sa vraie famille. Les Saurel trouveront-ils assez de force pour survivre et retrouver leur petite fille en ces heures sombres de l’Occupation?

C’est l’exode. Le couple Saurel et leurs trois enfants finissent par quitter leur foyer et se retrouvent sur les routes au milieu de dizaines d’autres familles. Et puis, il y a ce bombardement. Chacun tente de se mettre à l’abri comme il peut et de sauver sa peau. C’est alors que Margaux échappe à sa mère. Une fraction de seconde. C’est à ce moment précis que Margaux croise la route de Clémence, qui ne s’est jamais remise du décès de sa fille. Une fraction de seconde. Clémence ne réfléchit pas plus que cela, elle saisit l’opportunité qui lui est offerte d’être à nouveau mère. L’enfant est très jeune, elle oubliera les siens, se dit-elle. Une fraction de seconde et Margaux n’est plus là.

C’est l’Occupation, c’est la débâcle. Les gendarmes ont autre chose à faire que de monopoliser des forces pour rechercher la petite fille. Il y a bien une enquête d’ouverte et les riverains vont être rapidement interrogés, mais… Et puis c’est la guerre, la famille Saurel est juive, ils vont être rattrapés par les nazis. Finalement, il se pourrait que Margaux doive la vie à Clémence et à son geste fou.

On suit les recherches effrénées de la famille Saurel pour retrouver Margaux d’un côté, et la vie de Margaux avec Clémence de l’autre. La fin est attendue et très prévisible. Voici un roman qui ne casse pas trois pattes à un canard, mais qui se lit facilement. Pas d’un grand intérêt à mon sens. L’Histoire n’est qu’une toile de fond à l’histoire de Clémence et Margaux et est très survolée. J’ai trouvé que cela donnait un côté un peu bâclé à l’histoire. Disons que tout est là pour faire un très bon roman mais on passe à côté. Les éléments du récit s’enchainent sans être approfondis, le récit n’est pas motivé, les enchaînements tombent à plat. En fait, c’est ça, on survole tout, y compris l’histoire.

Pas de surprise donc. Je reste sur ma faim.

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