Certaines n’avaient jamais vu la mer, Julie OTSUKA

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Ces Japonaises ont tout abandonné au début du XXème siècle pour épouser aux Etats-Unis, sur la foi d’un portrait, un inconnu. Celui dont elles ont tant rêvé, celui qui va tant les décevoir. Chœur vibrant, leurs voix s’élèvent pour raconter l’exil: la nuit de noces, les journées aux champs, la langue revêche, l’humiliation, les joies aussi. Puis le silence de la guerre. Et l’oubli.

Un très joli roman court. J’ai avalé ses 139 pages (en édition 10/18) en deux jours.

Un style inhabituel, avec l’utilisation du « nous » et du « ils ». Parce qu’on parle ici de dizaines (centaines?) de jeunes femmes, très jeunes pour certaines, qui ont tout laissé derrière elles (famille, amis, biens, enfants pour certaines) pour aller épouser loin de chez elles des inconnus dans lesquels elles ont mis tous leurs espoirs. Elles vont déchanter très vite. Pour la plupart, elles vivront une vie misérable, devront sans cesse se plier aux exigences et aux humiliations des autres. Sans que jamais quiconque ne les écoutent.

L’auteur met en évidence le choc de l’exil, des mœurs et des cultures dans l’Amérique du début du siècle (ce qui d’ailleurs est transposable à toutes les époques, dans tous les pays). Elle donne ici la parole à celles qui ne se dévoilaient jamais, ne parlaient pas et qu’on ne voyait pas. Des oubliées en quelque sorte.

Un livre à offrir.

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